Révisions pour « Une sorte de journal — 01 septembre 2018 »

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sam, 09/01/2018 - 18:46 par dbourrion
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sam, 09/01/2018 - 18:43 par dbourrion
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sam, 09/01/2018 - 18:40 par dbourrion
sam, 09/01/2018 - 18:39 par dbourrion

Rien et le même rien — quelque part tu demeures ; je suis à la fenêtre à croiser le chemin, la porte jamais ouverte, sa muraille de pierres tenue jusqu'à mi-jambes (assez pour m'enfermer).

Un deuil long comme mon nom ; après c'est la cueillette pendant que nous parlons, de tout et puis de riens, et puis surtout de riens ; je croise chaque jour encore celui devenu comme moi, qui guette dans le silence ce qu'il ne trouve pas.

C'est pour ne pas voir ça ; maintenant dedans tout craque — je suis un vieux gréément ; à mesure la dépouille, une fille de la maraude.

Rouge loin de Loire — la plaine ; c'est caviar des modestes, et qui n'a aucun prix ; nous ferons donc au mieux.

Seul plus que l'ombre de moi-même, se disait le rocher ; c'est une danse — commence le premier ; sur les murs des runes, personne, personne.

L'haleine de Courdouan — le poids d'un corps sur un corps ; je ne vois jamais sous la surface ce qui attend de mordre ; il est décoiffé par l'embrun.

Le chuchotis des anges — j'ai fait chapelet de tes promesses jamais tenues ; dehors il vient un vent de pacotille, l'agonie de l'été.

Car il y a ça ; leurs paroles comme masques et derrière il y a masque ; dans le ciel la trace des toits — demain plus rien ne sera là.

Ce linceul infini quand s'éteint un ami.

Jean-François Gayrard, in mémoriam

Un jour à gueule de rocher ; quelqu'un parle du phare que personne ne voit jamais ; l'hiver durait une heure — il est question de nous.

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