Révision de Cinquante #50 du ven, 06/16/2017 - 18:58

Le premier n'avait pas toutes ces couleurs et je crois que deux seulement nous suffisait, il fallait bien, le plus il n'y avait pas, ou pas encore sorti, et les mots, verts posés sur le noir, à eux-même se suffisaient, faisaient leur frontière même de l'univers qu'ils posaient, autour rien, cela cessait avec les bords et en même temps ouvrait dedans un univers, je ne sais pas comment vous dire, pli et dépli mais seulement sur quelques centimètres carrés et par reflet, en dedans moi, même dépli que j'emportais là où j'allais, et ça allait, on ne savait pas, ne pensait pas qu'il y aurait autres possibles, des couleurs et plus de place et ces choses qui sont venues dessus enrober, et dedans relier, à croire que ça n'a eu de cesse de générer en soi-même de qu'il fallait pour en sortir, une poussée finalement pas différente des fleurs dehors que je ne regarde même pas, je les invente du dedans d'ici qui est une sorte de maison.

Ce qui a changé, ce n'est pas tellement la largeur de l'écran que ce qu'il ouvre par derrière, dans sa profondeur semblant chaque jour aller plus loin et dans le loin, et du dedans, un dépli qui s'est engagé vers l'ailleurs, je ne sais pas comment vous, dire, comme si maintenant, il n'y avait plus de limites, comme si maintenant, même, on pouvait voyager dans le temps et l'espace et l'image  vous, vous savez bien, avant, ceci, je n'aurai pas même pu l'imaginer.

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