Révision de Une sorte de journal — 04 juin 2019 du mar, 06/04/2019 - 21:26

Une fête n'a pas lieu ; je force l'oubli, en vain — tu es la mer toujours recommencée ; s'il ne reste qu'une phrase, ça suffira.

Une mare aux grenouilles folles ; personne ne regarde le temps, cette tempête de sable ; je ne sais ce qui tient le monde debout.

L'écluse de nos terres — ce qui reste à genoux ; je suis ta silhouette ; un pique-nique silencieux.

Cette ondée de tilleuls ; je sais que dans tes mains revient l'été — la lime noire de l'orage ; ma lassitude d'enfant, ma source.

S'en tenir à soi-même ; je cherche mon visage et c'est le tien — ma bourrasque infinie.

Je pense aux jours après — le claquement d'un corps ; dans la rue une glace, toi et la porte fermée ; mon tout dernier souvenir reste celui d'une façade.

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