La fente à l’âme (4)

Avec cent sous de terre, et puis la paille
le tisonnier planté sous l'incendie
comme les chevaux,
comme les chevaux

Les chemins s'entrecroisent, tous traversés
de la rosée,
la pulpe des troncs brisés.

On garde ses souvenirs en poche
et les mille pas presque en conserve de vase

Grâce à la toile qu'emperle le lever
quand l'épuisement oublie nos coeurs
sous le retour
de la neige en bouillie.

l’Estocade n° ¾, été-automne 1996, pp. 100
à suivre