Sais-tu

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Sais-tu que rien ne prouve que cette ville existe, me disait-il, et nous regardions ensemble les clichés exhumés de quelque livre acheté un jour, par hasard, dans une bouquinerie du centre, en essayant de nous raccrocher à un détail, n'importe lequel, qui aurait permis de ramener ces rues, ces bâtiments, ces visages, à un possible, à la réalité.

Commentaires

[...] demander si tout cela est vrai, qui sait, à cause des réminiscences de ces livraisons quotidiennes d’outre-Atlantique, du souvenir tout récent de la mise en abyme de L’Illusion comique. [...]

Sais-tu que rien ne prouve que cette ville existe, me disait-il, et nous regardions ensemble les clichés exhumés de quelque livre acheté un jour, par hasard, dans une bouquinerie du centre, en essayant de nous raccrocher à un détail, n'importe lequel, qui aurait permis de ramener ces rues, ces bâtiments, ces visages, à un possible, à la réalité. Tout semblait être là pourtant de ce qui faisait nos modernes agglomérations, ces mégalopoles où l'on pouvait se perdre en quelques heures pour peu que l'on marche sans prêter attention aux directions prises à chaque coin de rue, à chaque intersection, parce que les constructions dissimulaient souvent derrière leurs faces de béton notre dernier repère, le soleil que nous avions laissé là-haut en pensant que somme toute, c'était encore sa place et que si nous avions modifié le reste, tout le reste, lui pouvait échapper à cela, ce qui ne manquait pas d'ailleurs de déclencher de longues polémiques dans les conversations d'été.

Sais-tu que rien ne prouve que cette ville existe, me disait-il, et nous regardions ensemble les clichés exhumés de quelque livre acheté un jour, par hasard, dans une bouquinerie du centre, en essayant de nous raccrocher à un détail, n'importe lequel, qui aurait permis de ramener ces rues, ces bâtiments, ces visages, à un possible, à la réalité. Tout semblait être là pourtant de ce qui faisait nos modernes agglomérations, ces mégalopoles où l'on pouvait se perdre en quelques heures pour peu que l'on marche sans prêter attention aux directions prises à chaque coin de rue, à chaque intersection, parce que les constructions dissimulaient souvent derrière leurs faces de béton notre dernier repère, le soleil que nous avions laissé là-haut en pensant que somme toute, c'était encore sa place et que si nous avions modifié le reste, tout le reste, lui pouvait échapper à cela, ce qui ne manquait pas d'ailleurs de déclencher de longues polémiques dans les conversations d'été. Tout semblait là, et même un réseau de métro, comme essayait d'en témoigner un plan dont nous avions déniché, à force de patience et de recherches dans des centaines de cartons sans doute jamais ouverts, une sorte de photographie comme saisie au vol par quelque passager en transit, en retard, dans le ventre distendu de la grande ville, ainsi que nous avions commencé malgré tout à l'appeler et bien que lui persistait à mettre en doute la possibilité même de son existence, ce qui finissait par m'agacer un peu et me poussait à rechercher, encore et encore, quelque chose qui aurait eu statut de preuve, même temporaire.

Sais-tu que rien ne prouve que cette ville existe, me disait-il, et nous regardions ensemble les clichés exhumés de quelque livre acheté un jour, par hasard, dans une bouquinerie du centre, en essayant de nous raccrocher à un détail, n'importe lequel, qui aurait permis de ramener ces rues, ces bâtiments, ces visages, à un possible, à la réalité. Tout semblait être là pourtant de ce qui faisait nos modernes agglomérations, ces mégalopoles où l'on pouvait se perdre en quelques heures pour peu que l'on marche sans prêter attention aux directions prises à chaque coin de rue, à chaque intersection, parce que les constructions dissimulaient souvent derrière leurs faces de béton notre dernier repère, le soleil que nous avions laissé là-haut en pensant que somme toute, c'était encore sa place et que si nous avions modifié le reste, tout le reste, lui pouvait échapper à cela, ce qui ne manquait pas d'ailleurs de déclencher de longues polémiques dans les conversations d'été. Tout semblait là, et même un réseau de métro, comme essayait d'en témoigner un plan dont nous avions déniché, à force de patience et de recherches dans des centaines de cartons sans doute jamais ouverts, une sorte de photographie comme saisie au vol par quelque passager en transit, en retard, dans le ventre distendu de la grande ville, ainsi que nous avions commencé malgré tout à l'appeler et bien que lui persistait à mettre en doute la possibilité même de son existence, ce qui finissait par m'agacer un peu et me poussait à rechercher, encore et encore, quelque chose qui aurait eu statut de preuve, même temporaire.

Regarde pourtant, lui disais-je, regarde, et j'étalais devant ses yeux, dessus la table, toute une série d'images trouvées avec celle du plan du métro, sur laquelle on voyait d'autres lieux du dessous de la ville, et puis d'humaines formes, dont on ne pouvait pas, légitimement, douter qu'il s'agissait d'urbains réels saisis au vol par un photographe amateur ou quelque explorateur qui n'aurait pas voulu que l'on s'aperçoive de sa présence dans ces couloirs dont on imaginait sans peine qu'ils se déroulaient jusqu'à ce qu'on se dise qu'ils devaient être sans fin aucune, vraiment, sans fin, se poursuivant, après les limites de la ville, sous les champs, dans le secret des dessous d'une campagne qu'on inventait à mesure d'en parler.

Sais-tu que rien ne prouve que cette ville existe, me disait-il, et nous regardions ensemble les clichés exhumés de quelque livre acheté un jour, par hasard, dans une bouquinerie du centre, en essayant de nous raccrocher à un détail, n'importe lequel, qui aurait permis de ramener ces rues, ces bâtiments, ces visages, à un possible, à la réalité. Tout semblait être là pourtant de ce qui faisait nos modernes agglomérations, ces mégalopoles où l'on pouvait se perdre en quelques heures pour peu que l'on marche sans prêter attention aux directions prises à chaque coin de rue, à chaque intersection, parce que les constructions dissimulaient souvent derrière leurs faces de béton notre dernier repère, le soleil que nous avions laissé là-haut en pensant que somme toute, c'était encore sa place et que si nous avions modifié le reste, tout le reste, lui pouvait échapper à cela, ce qui ne manquait pas d'ailleurs de déclencher de longues polémiques dans les conversations d'été. Tout semblait là, et même un réseau de métro, comme essayait d'en témoigner un plan dont nous avions déniché, à force de patience et de recherches dans des centaines de cartons sans doute jamais ouverts, une sorte de photographie comme saisie au vol par quelque passager en transit, en retard, dans le ventre distendu de la grande ville, ainsi que nous avions commencé malgré tout à l'appeler et bien que lui persistait à mettre en doute la possibilité même de son existence, ce qui finissait par m'agacer un peu et me poussait à rechercher, encore et encore, quelque chose qui aurait eu statut de preuve, même temporaire.

Regarde pourtant, lui disais-je, regarde, et j'étalais devant ses yeux, dessus la table, toute une série d'images trouvées avec celle du plan du métro, sur laquelle on voyait d'autres lieux du dessous de la ville, et puis d'humaines formes, dont on ne pouvait pas, légitimement, douter qu'il s'agissait d'urbains réels saisis au vol par un photographe amateur ou quelque explorateur qui n'aurait pas voulu que l'on s'aperçoive de sa présence dans ces couloirs dont on imaginait sans peine qu'ils se déroulaient jusqu'à ce qu'on se dise qu'ils devaient être sans fin aucune, vraiment, sans fin, se poursuivant, après les limites de la ville, sous les champs, dans le secret des dessous d'une campagne qu'on inventait à mesure d'en parler (et même, dans le petit paquet d'images, nous avions remarqué celle sur laquelle une fresque ouvrait le monde souterrain vers un verger, un espace vert, comme s'il s'était agi de rappeler aux voyageurs que le monde ne s'arrêtait pas à ces murs, ces tunnels noirs, ces néons aux joues tellement pâles qu'on voyait bien que leur lueur rendait les hommes et puis les femmes quasiment translucides, fragiles, au moment où il leur fallait trouver leur voie dans ces dédales que renseignaient mais à grand peine d'obscures annonces suspendues au-dessus des têtes).
Il souriait. Tu es tellement naïf que c'est quasi touchant, me lançait-il en reprenant dans ses mains larges les clichés, en les battant ainsi qu'il aurait pu le faire d'un jeu de cartes, et je savais que nous allions poursuivre la quête, notre dispute.

La nuit tombait, indifférente à toutes ces histoires sans fin, mais je poursuivais mon labeur alors que lui, le plus souvent, s'était levé pour aller s'étendre sur le sofa, quand il ne s'endormait pas tout simplement, quasi mort, la tête posée sur ses bras croisés, et le tout sur la table, me rappelant qu'il y avait quelque part, quelqu'un, de manière certaine, qui attendait.

A présent, c'était une pelote de tuyaux qu'il me fallait comprendre, interroger, dénouer, dans la blancheur quasi virginale de son labyrinthe. Du bout des doigts, patiemment, je suivais les méandres des tubulures, essayant d'en saisir les secrètes fonctions, mais je devais rapidement  reconnaître que je ne pouvais aller bien loin. De cette ville, je n'avais que des fragments, façon puzzle, et ce qui coulait dans ses veines me restait encore largement inconnu, interdit en fait, à croire qu'elle se refusait pour mieux s'offrir plus tard à qui prendrait le temps de la trouver non pas telle qu'elle paraissait être mais bien telle qu'elle était, une juxtaposition permanente d'impressions plus fugaces les unes que les autres.
Quoi encore ? Là, nous étions dans un hall, celui d'un monument érigé à une gloire locale, un de ces endroits où l'on ne fait que passer peut-être, sans même lever la tête, parce qu'il faut être passé là, dans cette ville-là, et puisque toutes les villes ont de ces lieux qui n'en sont pas, dont on ne conserve aucun souvenir, ce qui peut expliquer que l'on se sent obligé d'en mitrailler chaque recoin, quasi chaque centimètre carré, pour tenter a minima de créer une réminiscence qui restera quelque part, sinon dans nos têtes, au moins dans nos tiroirs, et pourra dire, et saura dire, que nous étions un jour, une heure, là-bas, et que nous avons vu ceci, et cela, et ces murs-là aussi, et que nous nous sommes assis là, et que nous avons regardé des heures les autres qui passaient.

La nuit tombait, indifférente à toutes ces histoires sans fin, mais je poursuivais mon labeur alors que lui, le plus souvent, s'était levé pour aller s'étendre sur le sofa, quand il ne s'endormait pas tout simplement, quasi mort, la tête posée sur ses bras croisés, et le tout sur la table, me rappelant qu'il y avait quelque part, quelqu'un, de manière certaine, qui attendait.

A présent, c'était une pelote de tuyaux qu'il me fallait comprendre, interroger, dénouer, dans la blancheur quasi virginale de son labyrinthe. Du bout des doigts, patiemment, je suivais les méandres des tubulures, essayant d'en saisir les secrètes fonctions, mais je devais rapidement reconnaître que je ne pouvais aller bien loin. De cette ville, je n'avais que des fragments, façon puzzle, et ce qui coulait dans ses veines me restait encore largement inconnu, interdit en fait, à croire qu'elle se refusait pour mieux s'offrir plus tard à qui prendrait le temps de la trouver non pas telle qu'elle paraissait être mais bien telle qu'elle était, une juxtaposition permanente d'impressions plus fugaces les unes que les autres.
Quoi encore ? Là, nous étions dans un hall, celui d'un monument érigé à une gloire locale, un de ces endroits où l'on ne fait que passer peut-être, sans même lever la tête, parce qu'il faut être passé là, dans cette ville-là, et puisque toutes les villes ont de ces lieux qui n'en sont pas, dont on ne conserve aucun souvenir, ce qui peut expliquer que l'on se sent obligé d'en mitrailler chaque recoin, quasi chaque centimètre carré, pour tenter a minima de créer une réminiscence qui restera quelque part, sinon dans nos têtes, au moins dans nos tiroirs, et pourra dire, et saura dire, que nous étions un jour, une heure, là-bas, et que nous avons vu ceci, et cela, et ces murs-là aussi, et que nous nous sommes assis là, et que nous avons regardé des heures les autres qui passaient.
Et ils passaient, manifestement, ils couraient et certainement au moins autant dessous la terre qu'au-dessus, comme laissait à le penser le nombre d'instantanés où je trouvais, parfois un peu flous, les reflets d'hommes et de femmes assis dans une rame de métro, affaissés pour la plupart sur des vies dont on ne pouvait qu'imaginer la suite, et les trames, ces dernières parvenues à force de patience, de rudesse, de sape, à faire que tous et toutes, presque, se ressemblaient, venaient à presque paraître être devenus des poupées que l'on aurait oubliées sur un banc après en avoir coupé les fils (et toujours, tout de même, cette question récurrente, qui devenait lancinante, au point qu'il m'arrivait plus d'une fois de m'éveiller en plein sommeil avec en tête cette seule phrase qui était presque un mantra où était-ce, où était-ce, où était-ce ?)

à suivre...

Il souriait. Tu es tellement naïf que c'est quasi touchant, me lançait-il en reprenant dans ses mains larges les clichés, en les battant ainsi qu'il aurait pu le faire d'un jeu de cartes, et je savais que nous allions poursuivre la quête, notre dispute.

Nous reprenions, lui tentant de trouver une faille renvoyant la ville dans les limbes, moi le détail signant ce qui aurait été une espèce de victoire. Voilà, faisait-il en pointant du doigt cet immeuble tout de verre sur lequel s'accrochaient, étonnamment verts et réguliers, des arbres alpinistes, voilà qui en dit long sur ce rêve puisque les arbres ne naissent pas du verre. Me penchant, plissant les yeux, je cherchais cependant qu'il se renversait sur sa chaise, satisfait et certain d'avoir trouvé l'argument définitif. Pourtant, pourtant, tout était là, de ce que l'on imaginait de cet endroit qui finalement, pouvait dans nos imaginaires donner naissance à tout, et plus encore, et beaucoup plus encore.
A y réfléchir, tout cela était un jeu de pistes, une énigme à résoudre, et je n'avais que peu d'éléments pour parvenir à cela. Les traces ne manquaient pourtant pas, chaque image en regorgeait même, et je devinais que derrière les apparences même, une autre ville peut-être était, dont des signaux discrets attestaient l'existence. A présent, je m'attardais sur cette affiche qu'on distinguait à peine derrière quelques arbres, dont l'un en fleurs, en essayant de déchiffrer le texte maintenant gris, et qu'on pouvait penser avoir été blanc, encore lisible. Si de tels stigmates demeuraient, si ces chuchotements partout se glissaient, alors cette ville avait eu une histoire, alors elle avait été peuplée d'âmes, alors elle l'était toujours sans doute, et donc tout concordait.

La nuit tombait, indifférente à toutes ces histoires sans fin, mais je poursuivais mon labeur alors que lui, le plus souvent, s'était levé pour aller s'étendre sur le sofa, quand il ne s'endormait pas tout simplement, quasi mort, la tête posée sur ses bras croisés, et le tout sur la table, me rappelant qu'il y avait quelque part, quelqu'un, de manière certaine, qui attendait.

A présent, c'était une pelote de tuyaux qu'il me fallait comprendre, interroger, dénouer, dans la blancheur quasi virginale de son labyrinthe. Du bout des doigts, patiemment, je suivais les méandres des tubulures, essayant d'en saisir les secrètes fonctions, mais je devais rapidement  reconnaître que je ne pouvais aller bien loin. De cette ville, je n'avais que des fragments, façon puzzle, et ce qui coulait dans ses veines me restait encore largement inconnu, interdit en fait, à croire qu'elle se refusait pour mieux s'offrir plus tard à qui prendrait le temps de la trouver non pas telle qu'elle paraissait être mais bien telle qu'elle était, une juxtaposition permanente d'impressions plus fugaces les unes que les autres.

Il souriait. Tu es tellement naïf que c'est quasi touchant, me lançait-il en reprenant dans ses mains larges les clichés, en les battant ainsi qu'il aurait pu le faire d'un jeu de cartes, et je savais que nous allions poursuivre la quête, notre dispute.

Nous reprenions, lui tentant de trouver une faille renvoyant la ville dans les limbes, moi le détail signant ce qui aurait été une espèce de victoire. Voilà, faisait-il en pointant du doigt cet immeuble tout de verre sur lequel s'accrochaient, étonnamment verts et réguliers, des arbres alpinistes, voilà qui en dit long sur ce rêve puisque les arbres ne naissent pas du verre. Me penchant, plissant les yeux, je cherchais cependant qu'il se renversait sur sa chaise, satisfait et certain d'avoir trouvé l'argument définitif. Pourtant, pourtant, tout était là, de ce que l'on imaginait de cet endroit qui finalement, pouvait dans nos imaginaires donner naissance à tout, et plus encore, et beaucoup plus encore.

Il souriait. Tu es tellement naïf que c'est quasi touchant, me lançait-il en reprenant dans ses mains larges les clichés, en les battant ainsi qu'il aurait pu le faire d'un jeu de cartes, et je savais que nous allions poursuivre la quête, notre dispute.

Nous reprenions, lui tentant de trouver une faille renvoyant la ville dans les limbes, moi le détail signant ce qui aurait été une espèce de victoire. Voilà, faisait-il en pointant du doigt cet immeuble tout de verre sur lequel s'accrochaient, étonnamment verts et réguliers, des arbres alpinistes, voilà qui en dit long sur ce rêve puisque les arbres ne naissent pas du verre. Me penchant, plissant les yeux, je cherchais cependant qu'il se renversait sur sa chaise, satisfait et certain d'avoir trouvé l'argument définitif. Pourtant, pourtant, tout était là, de ce que l'on imaginait de cet endroit qui finalement, pouvait dans nos imaginaires donner naissance à tout, et plus encore, et beaucoup plus encore.
A y réfléchir, tout cela était un jeu de pistes, une énigme à résoudre, et je n'avais que peu d'éléments pour parvenir à cela. Les traces ne manquaient pourtant pas, chaque image en regorgeait même, et je devinais que derrière les apparences même, une autre ville peut-être était, dont des signaux discrets attestaient l'existence. A présent, je m'attardais sur cette affiche qu'on distinguait à peine derrière quelques arbres, dont l'un en fleurs, en essayant de déchiffrer le texte maintenant gris, et qu'on pouvait penser avoir été blanc, encore lisible. Si de tels stigmates demeuraient, si ces chuchotements partout se glissaient, alors cette ville avait eu une histoire, alors elle avait été peuplée d'âmes, alors elle l'était toujours sans doute, et donc tout concordait. Le mieux était de passer de l'autre côté du miroir, de traverser le décor, d'essayer de distinguer, derrière les façades, les arrière-cours que personne ne voyait jamais, ne regardait jamais, comme si là ne s'était pas concentré, pourtant, l'essentiel de nos vies, de nos rêves, de ce que nous étions vraiment - à croire que ce que ces endroits avaient de secrète et incompréhensible nostalgie nous faisait peur, simplement, peur. La nuit tombait, indifférente à toutes ces histoires sans fin, mais je poursuivais mon labeur alors que lui, le plus souvent, s'était levé pour aller s'étendre sur le sofa, quand il ne s'endormait pas tout simplement, quasi mort, la tête posée sur ses bras croisés, et le tout sur la table, me rappelant qu'il y avait quelque part, quelqu'un, de manière certaine, qui attendait.