Onglets principaux

Le premier, c'était le dernier de la génération d'avant, celle avec force moustaches et bretelles sur chemises blanches. Cette génération-là, vidant verre après verre dans la salle enfumée du café qui a existé, à ce que l'on m'a dit, dans la rue de derrière. Cette rue où plus personne ne passe devant la maison jadis café, maintenant habitation de bric, de broc, de passage. Des familles y habitent. Elles ne se mélangent pas. Elles ne nous croisent pas. Nous les regardons de loin poser leurs meubles. Vivre. Repartir. Parfois, les pères nous font un signe, auquel nous répondons. C'est la force de la loi. Celle de l'hospitalité qu'on doit même aux inconnus. Même aux étrangers. Même à bonne distance.