Révisions pour « Une sorte de journal — 02 août 2017 »

Onglets principaux

RévisionActions
jeu, 08/24/2017 - 19:53 par dbourrion
Ceci est la version en ligne.
jeu, 08/03/2017 - 17:08 par dbourrion
mer, 08/02/2017 - 09:16 par dbourrion
mer, 08/02/2017 - 09:13 par dbourrion
mer, 08/02/2017 - 09:13 par dbourrion

À la maraude mirabelles ; lézards, lézards, légion montant les murs sous un soleil encore blanc ; rependre l'ouvrage mais se lasser déjà — on pourrait bien se taire, rien ne changerait plus.

Bouche grande ouverte, rauque silence ; ce qui s’efface n’est pas encore ; la terre qu’on rapporte sous les ongles et les marées.

Un grommellement de morts ; au bas ils puisent l’eau fraîche toujours ; je sais des souvenirs perdus de tous, leur héritage éteint.

Une ville lente à force de riens ; tu as l’éclat de la surprise et sa peau miel de même ; dessous son châle s'endort une vieille lectrice enclose.

Creuser à racines du calvaire son corps battu ; lilas, lilas, le bois de l’if ; je dois ainsi survie à trois grises pierres, une statuette, et rien de plus.

Faire aveu quand revient la nuit, hirondelle blanche ; c’est une fête d’oubli jamais après cet incroyable — demain, un autre malgré le loin.

L'ennui boule dure molle ; cette chance venue par le courrier plié — une transmission, je n'en aurai pas plus ; peindre au hasard ce qu'on découvre de nous en lacérant la ville jusqu'à la ligne de l'os.

Cette éternelle maraude.

En solitude église dévastée ; des bancs de pierres sans aucune mémoire longent l'allée mais moi ; indéfectible, l'orage d'un bleu de roi.

Licence Creative Commons