Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

Le pourquoi du non

Posté le 16 03 2010 | par dbourrion | 11 Commentaires |

Je suis souvent sollicité pour diverses interventions – et cette année, j’ai refusé presque à chaque fois (parfois en ayant le sentiment de froisser la personne qui m’invitait). Alors je me suis dit qu’il me fallait expliquer pourquoi je refuse. Je refuse :

  • parce que faire une intervention, même de 30 minutes, me prend un temps certain : j’essaie de ne pas resservir la même soupe et mine de rien, faire une présentation un peu propre, ça peut vite devenir long ;
  • parce que traverser la France pour parler une heure, c’est long et fatiguant, ça bouffe de suite deux jours (on part la veille souvent) ;
  • parce que les retours d’expérience et autres témoignages (outre que les lunettes noires et la fausse barbe me vieillissent) commencent à me fatiguer : tout ce que nous faisons à Angers est en ligne. Tout. Il suffit de lire. Les bibliothécaires savent lire, non ?
  • parce que réfléchir des mois entiers ne sert à rien si à un moment, on ne se lance pas. Or souvent, j’ai eu le sentiment que mes interventions, si intéressantes qu’on me dise qu’elles étaient, ne seraient suivies d’aucune mise en pratique ;
  • parce que déplacer tant de monde (intervenants + public) quand le net permet d’avoir tout à portée de mains, ce n’est pas très développement durable ;
  • parce que j’ai un boulot qui m’occupe largement. Franchement, je n’ai pas vraiment de temps à perdre dans les TGV même si j’adore le train (mon rêve – je suis sérieux -  c’est de monter dans la cabine du conducteur un jour pour faire un long voyage – si quelqu’un de la SNCF passe par là…).

PS : Oui, je rejoins le Boss sur ces questions, mais ce n’est pas parce que c’est mon N+1. Simplement, à un moment, il faut bien constater que courir le pays pour ne voir rien changer, ça lasse. Arrêtez de réfléchir et de parler, agissez.

PS2 : c’est un billet d’humeur, certes. Mais il servira aussi à éviter que j’ai à dire non (je déteste dire non).

Microfiches

Posté le 11 03 2010 | par dbourrion | 19 Commentaires |

Fini de rigoler…

Franchement, pourquoi est-ce qu’on s’embête encore (production d’icelles, envois dans les SCD, tri, mise en place) avec des micro-fiches de thèses qui ne sortent jamais de leurs zolis casiers en bois ?

Est-ce que les structures chargées de réaliser ces microfiches ne pourraient pas produire et diffuser, plutôt, des fichiers numériques qui seraient sans doute beaucoup beaucoup plus utiles ?

Qui a des infos/idées là-dessus ?

Seppuku II

Posté le 08 03 2010 | par dbourrion | 4 Commentaires |

Après ceci, une autre sortie (d’usine) : je n’ai pas repris mon inscription à l’ADBU. Une raison supplémentaires à celles (qui valent ici aussi, chenille comprise) précisées dans Seppuku I : j’ai été très déçu par la teneur et la thématique des échanges auxquels j’ai pu assister au sein de cette association.

Je m’attendais à autre chose. De l’ambitieux, du vivant, du concret, de l’action. Je n’ai rien trouvé. Je m’en vais.

Seppuku

Posté le 06 03 2010 | par dbourrion | 7 Commentaires |

Je suis sorti ce jour du groupe de travail “Bibliothèques hybrides” de l’ABF. La raison est simple : je suis décidément incapable de participer à un groupe de travail, à une association pro (je ne me reconnais dans aucune des associations pro de bibliothécaires, c’est bien triste), à un groupe constitué. J’ai essayé plusieurs fois, je n’y parviens pas. Désolé.

Je dois avoir de fortes tendances érémétiques. Je me soigne mais je rechute toujours. Alors cessons-là.

Je préfère donner des coups de mains en back-office, dans l’action et sans apparaître : seul moyen pour moi d’éviter les discussions interminables, les AG, les cocktails qui suivent où je ne sais pas quoi dire à des gens que je ne connais pas, et la chenille à la fin du banquet.

Voilà. Oui, c’est un tout petit suicide. N’est pas Mishima qui veut.

Eftersom det är värt det

Posté le 04 03 2010 | par nacl2 | 9 Commentaires |

  • Parce que le taulier, en vacances, a eu le malheur de laisser les clés de la maison Face Ecran à des squatteurs facétieux
  • Parce que c’est un chic type et qu’il ne se fâchera pas (enfin, j’espère)
  • Parce que, mine de rien, il contribue, ici et ailleurs, à bouger quelques lignes
  • Parce que contrairement à The University of Bergen Library*, nous n’avons pas encore su faire cette année une belle promo maison de la BUA et de ses artisans

  • et aussi parce que c’est toujours un plaisir de répandre une aussi jolie épidémie internette**, d’origine publique en plus !

* merci à @marlened et à **@otacheau pour les liens

L’accueil commence par les toilettes

Posté le 02 03 2010 | par nacl2 | 4 Commentaires |

Restaurant TaïwanUn quart des bulletins “une remarque, une suggestion” en 2009. Une trentaine d’interventions “exceptionnelles” dans l’année. 12 000 € de budget pour la BUA (hors entretien). Une page Facebook de réclamation dédiée.

Qu’est-ce qui nous coûte autant et nous occupe au minimum une fois par semaine ? Quel est donc le refoulé de l’accueil en bibliothèque ? Et oui : les toilettes !

Problème bien français, des écoles aux musées,  il n’épargne pas les bibliothèques publiques.  Un article de Julien Damon, “Toilettes publiques, un droit à mieux aménager”, Droit social, N°1, 2009, p. 103-110  établit clairement le caractère politique et juridique du sujet. Un autre article , publié par le  RUSQ et signalé par Marlène, suggère que la question de “comment les trouver” est souvent un acte fondateur de l’interaction entre public et bibliothécaire.

Pour compléter le tableau,  parce que nous sommes tous concernés, usagers comme gestionnaires, et que j’ai mis du temps à collecter ces informations faute de synthèse sérieuse,  je vous propose une série en 2 volets  sur les toilettes en bibliothèques :

1) Construire, concevoir et équiper des toilettes en bibliothèque publique (avec une synthèse à jour de toutes les fascinantes dispositions légales sur le sujet)

2) Gérer au quotidien les consommables et l’entretien

Crédit image : tous droits réservés Toiletzone, Marton’s restaurant à Taiwan

Fireshot, lasso à pages

Posté le 25 02 2010 | par nacl2 | 22 Commentaires |

Longtemps, je n’ai connu pour capturer une image d’écran que l’immuable combinaison F11, ImpEc, F11, CTRL+V, [alt+tab], CTRL+C. Vérification faite, jusqu’à la semaine dernière, toutes mes collègues chargées des formations aussi. Assessment Librarian, en voisin, m’a montré tantôt un chouette outil à faire des copies d’écran pour conjurer la malédiction des démos web en direct (pannes de réseau, sites indisponibles,  identifications interminables, etc) : je m’empresse donc de partager l’aubaine.

Fireshot (add-on de Firefox)  capture  l’écran, mais aussi, si on le souhaite, la totalité de la page (et je parle bien de tout le contenu, pas uniquement ce qui est visible à l’écran) . Il permet aussi de rogner l’image obtenue (crop), de la recadrer, de l’annoter, de la surligner, et bien sûr de copier simplement le résultat de tout ça vers le logiciel de présentation.

Les technodules connaissaient sûrement : je dédie donc ce billet à tous les soutiers de la médiation, qui, à tâtons, séances après séances, s’efforcent de donner à nos usagers, qui pensent tout savoir du web, un fil d’Ariane pour  explorer ce qu’ils ignorent encore.

 

 

 

Les années lycée : épisode 1

Posté le 23 02 2010 | par MaP | 6 Commentaires |

… ou comment monter un partenariat documentaire entre la BU d’Angers et les CDI de lycées.

L’idée est partie de , chez OT : une collaboration avec les lycées et plus spécifiquement les documentalistes, qui permettrait d’acculturer les lycéens à leur futur environnement de travail. Un sujet souvent peu creusé en BU, à part par quelques universités comme celles d’Evry ou d’Artois.

Arrivée au SCD d’Angers fin 2008, on m’a confié le bébé… enfin, les ados, dans le cas présent ;-) . J’avais un petit avantage : j’avais été prof dans le secondaire, dans une autre vie…

Lors des premières rencontres dans l’optique d’un partenariat, la question souvent posée ou du moins suggérée, du côté des lycées, a souvent été : “Mais qu’est-ce que vous y gagnez, vous ?” Alors, en vrac : préparer les lycéens à se servir de la documentation universitaire, ce qui facilite les choses ensuite pendant les séances de formation, et contribue, à notre niveau, à l’effort pour limiter le taux d’échec en L1, élargir notre public, renforcer l’attractivité de la BU…

L’année 2009 a permis, pour nous, de basculer vers une véritable coopération avec les lycées. Le SCD d’Angers accueillait déjà des lycéens pour des visites depuis 2007, mais pas de manière “massive”. En 2009, de rencontres en actions test jusqu’à la mise en place des modalités du partenariat, les relations avec les lycées se sont étoffées progressivement. Aujourd’hui, 4 lycées d’Angers ou de son agglomération entretiennent un partenariat avec le SCD : ce sont tous de gros lycées, qui accueillent, outre les lycéens, des élèves de classes post-bac (BTS, classes prépas…). Pour le SCD, donc, 2 objectifs : toucher nos futurs étudiants, mais aussi le public “naturel” des classes post-bac hébergées par ces lycées, amenées à se servir des ressources de la BU. En dehors de ces 4 partenaires bien établis, nous avons aussi reçu deux classes de MFR (Maison Familiale Rurale) pour des formations à la recherche documentaire, une classe de collégiens pour une visite côté professionnel (une BU, c’est quoi? ), et des groupes de lycéens pour des visites à l’improviste. Et on ne compte pas s’arrêter là…

L’interlocuteur privilégié, au niveau du lycée, est le CDI et ses documentalistes, qui connaissent les élèves et leurs besoins en termes de documentation : il semble indispensable que les documentalistes soient les personnes-ressources autour desquelles se construit le partenariat. Les actions sont modulées selon les besoins de chaque établissement. Il peut s’agir du prêt de documents de la BU au CDI du lycée, un peu sur le principe des BDP au niveau départemental, de visites de découverte de la BU, de séances de formation à la recherche documentaire construites en collaboration entre le bibliothécaire et l’enseignant-documentaliste, ou encore de facilités d’inscription.

Dans un prochain épisode : comment s’est construit le projet.

 

 

 

Open Blog

Posté le 20 02 2010 | par dbourrion | Soyez le premier ou la première à ajouter un commentaire... |

Bon, ça devient n’importe quoi ici. Après avoir ouvert le blog à NaCl2, voici qu’arrive MaP, autre distinguée collègue de la Bu d’Angers qui va bientôt faire ses premières armes ici en vous parlant de ses années-lycées… Tout un programme…

Je compte sur vous pour lui faire bon accueil.

Rêves de béton

Posté le 18 02 2010 | par nacl2 | 3 Commentaires |

L’hôte de ces lieux mettant en ligne ses très beaux diaporamas concoctés pour les M2 bibliothèques de l’UA, j’ai quelque scrupule à vous proposer celui de facture beaucoup plus médiocre et de contenu relativement plan-plan que j’ai préparé à l’automne 2009 pour lesdits M2. Ceci dit, maintenant qu’il existe, autant qu’il serve !

Il s’agit d’un petit vademecum/glossaire/calendrier de la construction de bibliothèques à l’usage des gens qui comme moi, ne distinguaient pas vraiment, en commençant à travailler en bibliothèque, un maître d’ouvrage d’un maître d’oeuvre, un programme d’un APD et une SHON d’une SU.

Grâces soient rendues à l’excellent stage Mediadix suivi en novembre 2008, qui m’a donné les rudiments sémantiques nécessaires pour faire illusion comme “chef de projet construction d’une extension en BU” ainsi qu’au consultant mobilier, modifications, synthèses (bref, le Boss) pour les séances de travaux pratiques sur “comment rêver une bibliothèque comme lieu”.

 

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