Comment je n'ai pas tué François Mitterrand

Comment je n'ai pas tué François Mitterrand  — élections

Tout débutant dans une cascade de pixels du ciel coulant esquissant brique à brique le haut d'un crâne, nous tous assis devant le poste

Fossile

Daniel Bourrion à 14 mois

Il n'y a évidemment aucun souvenir de ça, je n'ai en dedans moi nulle trace de ce moment

Supper's Ready

Supper's Ready

L'autre versant dont on ne sait plus comment l'articuler à celui de la bande hirsute qui nous faisait une noire voie lactée de posters tant le temps est une boule dure qui agrège tout et dedans laquelle on finit par ne plus distinguer rien, sur laquelle on se casse vainement les ongles

Érosion #2

Il résulte de ça des galeries, des souterrains dedans nos têtes dont nous sommes bien seuls à avoir les clefs, les codes, le nécessaire pour en ouvrir les portes closes et même, tout simplement, pour nous y orienter, en trouver même l'entrée, ce sont des dérobées dessous de larges tentures ou de ces passages-là dissimulés derrière des meubles pivotants, de vraies cachettes qui ne sont que dans

Érosion

Ça a été des mains très douces et de ce prime abord on ne remarque donc rien : la tâche est lente évidemment mais continue et sans appel et sans nulle cesse avec même des revers comme si c'était possible, comme si parfois les choses pouvaient revenir à leur arrière et les ruisseaux couler un jour de vers leur source à nouveau.

Une sorte de journal — 14 mars 2015

D'abord un rien de terre épais comme une main et puis dessous cette tranche noire le jaune une glaise compacte plus que des pierres qui s'effritait sous les coups lourds secs de la bêche toute neuve ; à genoux dans l'herbe rase

Le bruit des escaliers

Nous allions de maison en maison et le monde sur le dos il nous fallait entrer, bousculer les silences, poser nos baluchons, nous assoir quelque part et souvent dans les coins où les parquets encore demeuraient lisses comme vierges.