Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

Livrel – petit bilan (3/3)

Posté le 17 12 2009 | par dbourrion | 24 Commentaires |

Ce qui va sans doute se passer (la minute prospective casse-gueule) :

  • des plateformes avec une offre correcte et des livrels communicants (ça règlera pas mal de problèmes, on devrait être sur un modèle proche de la doc. élec et de la consultation sur les plateformes type Science Direct et autres, avec la problématique des DRM qui saute puisque reconnaissance via IP ou ce genre – le risque est évidemment le modèle vertical type Amazon – mais on s’en sortira) ;
  • une convergence des supports netbooks-gsm-livrels ;
  • du point de vue RH, une bascule inévitable vers les supports numériques et donc, des collègues ayant forcément à gérer aussi une offre numérique – le numérique et le livrel (ses descendants plutôt) ne relèveront plus de la Bibnum, mais de la bibliothèque, tout simplement…
  • de possibles actions ponctuelles avec un petit parc de livrels destinés à ça (opérations menées par exemple avec des profs sur tel ou tel sujet) ;

Les questions finales, c’est :

  • à supposer que ces outils (livrels) se diffusent largement (et ça semble assez bien parti), est-ce que ça vaut vraiment la peine d’en prêter massivement ?
  • et en découlant : nos efforts ne doivent-ils pas porter plutôt sur l’acculturation des équipes aux pratiques de médiation numérique ?

(MàJ) vu chez Aldus ce jour (à propos de convergence) :

Copie conforme

Posté le 15 12 2009 | par dbourrion | 4 Commentaires |

Voici quelques temps, une mienne connaissance (A.P. pour ne pas le nommer) attirait mon attention (et celle d’autres qui vont se reconnaître) sur cette intervention de François Gèze sur le livre dématérialisé. J’ai répondu au-dit A.P. dans le temps même où j’écoutais ladite communication. Ayant soumis ma réponse à la lecture et au vote des autres sollicités, qui m’ont majoritairement donné leur accord, en voici le texte in-extenso et non-retouché, où l’on voit que la drogue, c’est mal.

***

Ai très peu de compréhension des conséquences des mutations en cours/prévisibles du “livre” sur l’édition et son système de production et économique (je n’y connais rien, n’y comprends rien).

Intuitivement (mais je suis peut-être hors-sujet, j’écris en écoutant Gèze en fond ; par ailleurs, je parle comme “professionnel” des bibliothèques (hum…) et comme “auteur” (re-hum))

Le livre pour moi est en train de glisser et d’exploser et le Livre (on remarquera la majuscule), c’est le net ; la granularité devient à la fois énorme (tous les livres) et infinitésimale (le mot noyé dans cette masse).

Peut-être que mon métier (de bibliothécaire) ne va plus être “que” de tracer des routes là-dedans, i.e. monter des squelettes qui permettent à l’usager de suivre un chemin (je pense là à quelque chose comme une carte physiquement “browsable” – regardez cette photo et imaginez que cette structure est un chemin SUR le Net, qui permette de s’y “promener”.) En tant auteur (re-hum), rien ne change à part la possibilité d’une instantanéité de ma diffusion (la littérature instantanée… une sorte de création sous projecteurs quasi permanents, une écriture comme work in progress sans fin, en temps réel et toujours exposée au regard – un happening total, en somme).

L’éditeur/édition deviendrait aussi une sorte de cartographe… et vendrait sa valeur ajoutée de “path-finder”… (avec la librairie à un second niveau de path-finder pour la commercialisation – pas d’accord avec Gèze sur le fait qu’un libraire est meilleur qu’un algorithme de conseil… c’est juste une question de temps, que de voir un logiciel libraire qui pourra remplacer n’importe quel libraire – oui, ça fout les jetons)

Tiens, bizarrement, en écrivant, je m’aperçois que les deux métiers (bib et éditeurs) convergent. La différence ? Le premier rend un service public non monétisable (a priori) ; le/s second/s vend/ent un service.

Concernant papier/numérique : le papier devient un support d’archivage des flux numérique, qui “ferme” le discours et le fige enfin (je rejoins totalement Gèze là-dessus) mais je doute que le papier ait un réel avenir ailleurs que dans des silos destinés à cet archivage (mission autre des bibliothèques ; mission de mémoire publique). Cela dit, la fonction d’archivage sous support papier n’est à mon avis que temporaire (nous réfléchissons toujours avec en tête l’idée d’une technologie informatique d’archivage peu résistante/pérenne ou en tous les cas, moins que le papier… ça aussi ça va sans doute changer et je pense que des technologies numériques (?) (mais je ne sais lesquelles) seront rapidement disponibles, qui seront plus pérennes que le livre – du genre inscrire le livre dans la structure de l’univers et pouvoir y retourner le lire…)

Remarque : Gèze (et nous peut-être) réfléchit toujours sur la base de la forme du Codex (exemple de l’ultimate book) ; or c’est quand même autre chose que moi, en tant qu’auteur (re-hum) je travaille. Je ne travaille pas un objet, je ne travaille pas une forme de “dépôt” final, je travaille un rythme et une “parole” dont j’ai l’impression qu’ils peuvent exister absolument en dehors de la forme du codex (la preuve : je ne pense jamais à la forme du codex, ma forme finale, c’est la phrase ; du livre comme phylactère et le net le permet, non ? C’est quoi ce que je twitte de mes textes sinon cela ?)

D.

PS : désolé de ce mail un peu en vrac, écrit à la volée (work in progress…) ; désolé de prétendre parler comme “auteur”

PS2 : on notera que je n’ai aucune réflexion sur le sujet : je parle d’impressions (jeu de mots involontaires – mon psy aimerait beaucoup, si j’en avais un)

PS3 : me dit après relecture de ce fatras que, si Alain et les autres pensent que si ça en vaut la peine (mais alors vraiment, je veux dire, en laissant de côté toute amitié flatteuse) et si Alain donne son accord, je peux peut-être publier ce “texte” tel quel sur Face Ecran – vous me direz, tapez 1 pour “oui tu dois mettre en ligne” / 2 pour “non tu es encore en pleine délire mon pauvre Daniel prends tes pilules et va te coucher”

Livrel – petit bilan (2/3)

Posté le 10 12 2009 | par dbourrion | 2 Commentaires |

Les points plus complexes (douloureux ?) :

  • l’offre, encore et toujours – quoi qu’en dise les argumentaires commerciaux bulldozers qu’on peut voir, il reste difficile de trouver des choses sexys et simples à utiliser (et s’il y a des DRM, je préfère ne pas en parler) ;
  • l’impossibilité actuelle, pour un emprunteur, de faire son marché simplement (nous sommes ‘obligés’ de lui prêter une machine dont le contenu ne relève pas au départ du choix de l’usager – même s’il peut ensuite, techniquement, mettre ce qu’il veut dans la machine) ;
  • l’absence d’usage possible (ou alors j’ai raté un épisode) des livrels en lien simple avec la doc électronique de recherche (articles des plateformes que nous connaissons tous en Bu) ;
  • la non-appropriation de l’objet par les collègues (une seule personne a été chargée à l’origine de la gestion physique (i.e. remise à plat et chargement) des livrels – lorsqu’elle est absente, personne ne s’approche des livrels pour s’en occuper – pauvres petites bêtes) ;
  • la non-appropriation de l’objet et de ses possibilités, comme outil-support, par les collègues : personne n’a jamais semblé intéressé, à l’interne, par les opérations possibles autour du livrel, par une nouvelle composition de l’offre, par je ne sais quoi : le livrel est resté pour les équipes un OLNI (Objet de Lecture Non Identifié – non Identifié signifiant ici : non intégré comme possible outil de pratique documentaire et donc comme espaoce à investir par un bibliothécaire) ;

Livrel – petit bilan (1/3)

Posté le 08 12 2009 | par dbourrion | 5 Commentaires |

Petits billets pour essayer de résumer ce que l’expérience m’a appris (attention, ce qui suit est composé d’impressions – Nico_AsLi travaille actuellement sur une enquête qualitative plus carrée, à base de focus groups, sur les livrels et leurs usages chez nos emprunteurs).

  • Techniquement, rien de compliqué : un code-barre aux fesses du livre, vous l’exemplarisez dans votre SIGB, vous le déposez derrière la banque de prêt, et roule (pas de prêt de câbles, ça encombre les moins à l’aise, les emprunteurs geeks se débrouilleront, et vos cheveux vous remercieront) ;
  • La remise à plat des machines au retour est simple, soit par Calibre, soit (comme nous) avec un petit batch sous MS-DOS (on ne rigole pas) qui efface le contenu du livrel branché sur le PC dédié à la remise à plat, et recharge les fichiers que nous avons choisis de diffuser ;
  • En maintenant une année de prêt, les livrels restent physiquement présentables. Un seul (sur 20) a souffert : l’écran du livrel s’est fendu durant l’emprunt mais Bookeen nous a remplacé la machine sans sourciller (grande classe – j’aime les gestes commerciaux) ;

Bref, le prêt et le “workflow” en back-office n’est pas bien compliqué à mettre en oeuvre.

Conf’ de rédac. (am)

Posté le 07 12 2009 | par dbourrion | 1 Commentaire |

Conférence de rédaction Cher Média Bourges 07 décembre 2009
43 personnes présentes (notes à la volée – après-midi)

Après le repas tiré du sac (entendez : tout le monde a rapporté une de ses productions culinaires personnelles et tout était très bon), cet am : apprendre à écrire un article sur WP & atelier autour de Netvibes (et toujours, caméra qui virevolte et moissonne de quoi abonder la web-série de Cher Média – j’ai même été interviewé, maman, je passe à la télé ;-) ).

Je prends Netvibes pour voir comment les présents s’approprient la bête. Départ : qu’est-ce qu’un flux RSS, à quoi sert Netvibes, comment on crée un compte, comment on gère son compte et sa page. Approche très pratique. Dans l’atelier du jour par exemple, il s’agit de créer collectivement le Netvibes Cher Média => prise en main de l’outil par le biais d’une réalisation concrète. Grille d’onglets vides, créée par l’équipe au préalable => les onglets correspondent aux catégories déjà existantes sur Cher Média (Escapades, Lire, Voir, Ecouter…) et chacun, devant une machine, va y coller les liens qu’il souhaite agréger. A la fin de l’atelier, promenade en commun dans l’Univers Netvibes issu du travail commun.

Code d’accès donné aux participants contributeurs de Cher Média => ouverture immédiate à tous les présents, le pari social est fait (et maintenu) d’emblée. Autre remarque : la sélection des flux et sites qui vont apparaître dans l’univers Netvibes de Cher Média est faite par les personnes présentes, qui ne sont pas nécessairement des bibliothécaires professionnels (la plupart d’ailleurs ne le sont pas) => on y gagne une richesse certaine dans les approches et les angles de vues, beaucoup moins formatés qu’ils ne risqueraient de l’être avec des points de vues “monovalents” de professionnels (no offense). Là aussi, le pari social joue à plein : ouvrir et partager est un gage de richesse et un énorme levier (les déjà 200 contributeurs de Cher Média deviennent co-producteurs de l’univers en question, ce qui représente un potentiel énorme).

Je constate à nouveau de visu la manière dont le transfert de compétences s’horizontalise (de participant à participant au lieu de “maître” à “élève”) et comment le lien se fait autant dans la salle, entre les participants, que sur les sites et l’univers Netvibes.

En fait, ce qui se crée ici, ce que crée Cher Média, c’est du web humain.

Conf. de rédac. (matin)

Posté le 07 12 2009 | par dbourrion | Soyez le premier ou la première à ajouter un commentaire... |

Conférence de rédaction Cher Media Bourges 07 décembre 2009
43 personnes présentes (qui nous accueillent très bien :-) )
(notes à la volée)

Déjà près de 200 rédacteurs enregistrés avec une organisation fonctionnelle “pyramidale” comportant 15 “pilotes”.
Organisation pensée en souplesse => chaque réunion destinée à la fois à l’accueil des nouveaux participants et au “cadrage” (i.e. réponse aux éventuelles questions” des “anciens”.

Fonctionnement de la journée en ateliers. Ce matin-là, ateliers twitter {fil twitter = 200 followers} ; atelier “s’inscrire à Cher Média et participer” ; atelier “Liseuses”.

Je prends atelier Liseuses, destiné à démonstration et acculturation des présent/e/s. BDP a acheté 10 machines pour diffusion dans le réseau BdP vers les professionnels (10 bibliothèques participent à l’opération). Modèles présentés : Sony PRS 505, Cybook Gen3 et Opus (chouette, j’avais pas vu d’Opus encore – suis impressionné par les progrès faits au niveau de la rapidité par rapport au Gen3 ; la navigation avec le bouton ‘rotatif’ s’est beaucoup améliorée aussi – l’Opus aura grand succès lorsqu’il passera de mains en mains). 6 semaines, deux modèles, dans les bibliothèques. Intéressant de voir comment les collègues se saississent d’un outil qu’ils n’ont jamais eu dans les mains. Discussion au sein du groupe, sur l’outil, les possibles, les différences de support papier/électronique, le fait qu’on utilise un outil (écran d’ordinateur ou livrel) etc. Retour sur l’expérience d’Angers (voilà, tu viens en spectateur, tu termines en grand témoin). Idées d’usages possibles en bibliothèque, par les collègues qui découvrent l’outil et se demandent comment ils pourraient s’approprier cet outil dans la réalité concrète de leur environnement (importance des échanges informels, on crée du lien ici).

Je fais un petit passage sur l’atelier “Découverte de Cher Média par les nouveaux rédacteurs” où les “petits nouveaux” apprennent à utiliser WP et découvrent le backoffice de Chermédia. Pas de modération, chaque rédacteur est autonome sur la publication. Possible reprise des membres de l’équipe mais toujours sur des points de forme (image trop grande, etc) et/ou sur demande du rédacteur par rapport à un brouillon => confiance est faite à la base (dans tous les sens du terme) et cette confiance est payante.

Enfin, passage à l’atelier twitter où les stagiaires découvrent le micro-blogging via le fil twitter de Cher média.

Tout du long : impression incroyable de ruche, tout le monde participe, clique dans tous sens, découvre et s’approprie. Les plus aguerris aident ceux qui découvrent. Finalement, les formateurs ne sont pas nécessairement ceux qui étaient repérés comme tels au départ de l’atelier. Par ailleurs, je suis très surpris : personne ne semble étonné de ces nouveaux outils, chacun découvre les choses comme si elles étaient parfaitement naturelles. Comment dire…. Comme si l’on était dans un cours de cuisine et que personne ne s’étonne d’une nouvelle casserole, mais se demande aussitôt : qu’est-ce que je vais faire avec ça ? et cherche aussitôt à s’approprier le nouvel outil.

Pourvu qu’on ait l’ivresse

Posté le 05 12 2009 | par dbourrion | 8 Commentaires |

A quoi j’occupe mes week-ends ? Parfois, à lire. Et le week-end dernier, j’ai fait sans y penser une bien curieuse expérience. Ayant emprunté à la Bu l’un des livrels que nous prêtons, j’y ai chargé le samedi deux textes publie.net (Sur les quais de Jacques Josse et Vers l’Ouest de Mahigan Lepage) que j’ai littéralement dévorés.

Le dimanche matin venu, après la messe ( ;-) ), m’ennuyant comme il se doit dans l’attente fébrile de Drucker, j’ai commencé presque machinalement à lire (je ne l’avais pas encore lu, honte à moi) Le Colonel Chabert dans son volume de la Pléiade, pour le finir (Le Colonel) sur livrel. Jusqu’au moment où je me suis aperçu que… le support n’avait aucune importance, littéralement : je prenais le même plaisir à lire du papier Bible et de l’e-ink.

Moralité : de la daube sur du papier restera toujours de la daube, de l’excellent sur un écran restera toujours de l’excellent, et réciproquement. Peu importe le flacon, le texte, c’est plus fort que tout/toi.

Le sel des projets (1/2)

Posté le 03 12 2009 | par nacl2 | 7 Commentaires |

Dans la série Le Sel SVP

  1. Le sel des projets (1/2)

Bienveillant taulier, lecteurs lassés par mes soirées diapos sur “notre été d’étiquettes”, cette fois, promis, de la hauteur de vue (enfin, pas trop, je laisse ça au chef) et de quoi discuter.

A vue de nez, à part me promener et taper des compte rendus de réunion, dans ces histoires de puces et de cotes D., je n’ai rien “fait”*. Or, sans quelqu’un tenant ce rôle impalpable, rien ne se serait fait. Bref, on touche là au mystère du management, grand mot dont on se gargarise volontiers dès qu’on vient de régler son compte au “conservateur”, ce scientifique des bibliothèques.

En fait, j’ai été managée, et j’ai managé des projets et la vie quotidienne en BU. Alors concrètement ça donne quoi ?

Comment je suis managée

J’ai été recrutée, me semble-t-il, pour mon intérêt pour le service (je suis une fan des rapports d’activité) et ses projets, après deux discussions informelles avec O. Tacheau et 2 visites in situ. Je suis arrivée en septembre 2007 dans un service doté d’objectifs explicites, dans le cadre du contrat quadriennal [Rapport 2006, p. 63]. Un intranet performant m’a permis de prendre connaissance des CR de réunions des 2 années précédentes et des principales procédures, tant de sécurité générale que plus techniques (SIGB, circulation, etc.) En plus du suivi quotidien des 2 BU qui m’étaient confiées, j’ai immédiatement été invitée à réfléchir à un projet à moyen terme, la recotation et à animer le groupe transversal “Horaires et Temps”.

Des outils de suivis de l’activité quotidienne étaient mis en place, tant quantitatifs (statistiques ARC, principaux indicateurs partagés dans l’intranet), que qualitatifs (Libqual en 2008).

Tous les 15 jours, j’ai pu discuter en réunion de direction de comment faire face aux projets en cours, et être informée ouvertement de toutes les questions relatives aux moyens, aux difficultés, aux autres services du SCD (Belle-Beille, bibnum etc.). J’ai également pu faire part des projets que je gérais et de mes difficultés. Impalpablement s’est instauré un rapport de confiance que le projet recotation a cristallisé : ne demandant jamais de moyens pour demander des moyens, j’ai obtenu rubis sur l’ongle des moyens complémentaires lorsque cela s’est révélé nécessaire.

Bref, j’ai le sentiment d’être soutenue au quotidien, de ne jamais être isolée ou abandonnée aux difficultés, mais de rester entièrement autonome lorsqu’il s’agit de prendre des décisions, y compris lorsqu’elles engagent des demandes de moyens.

Des banalités mais pas si répandues : grandes lignes d’un projet de service explicite + communication structurée + transparence + ouverture + confiance = action possible. On ajoute l’enthousiasme partagé de l’équipe de direction pour la bibliothèque lieu-service-fenêtre-porteouverte-équipe-compétences, et ça donne en plus un environnement où je suis heureuse de travailler, ce qui ne gâte rien.

Les dealers

Posté le 01 12 2009 | par dbourrion | 15 Commentaires |

Découverte récente sur le site de l’Atelier National de Reproduction des  Thèses : il y est possible de commander contre monnaie sonnante et trébuchante (et ce n’est pas peu dire puisque j’ai trouvé des thèses vendues 60 euros, soit le prix d’un volume de la Pléiade) la reproduction de certaines thèses (plus d’explications dans la rubrique “produits dérivés…)

J’avais déjà bien du mal à comprendre pourquoi l’on s’amusait encore à faire des micro-fiches des thèses, mais alors là, j’en suis tombé de ma chaise. Alors même que tout un mouvement essaie de rendre les produits de la recherche gratuitement et librement accessibles (Open Access, etc), voilà qu’une structure nationale VEND des thèses.

Si vous avez une explication, je suis preneur quoi qu’en colère.

PS : je suis curieux d’en savoir plus – j’ai contacté l’ANRThèses pour avoir des détails. Rien, à part un appel téléphonique arrivé au mauvais moment (j’étais en plein RDV, j’ai demandé que l’on me maile des infos que j’attends encore) ;

PS2 : et qu’on m’évite le plan “le coût est celui de la reproduction” : les thèses ont déjà été microfichées, la reproduction est sans doute un tirage papier de ces microfiches… ça fait cher de la photocopie. Et si le coût est celui d’un numérisation rétrospective, alors il faut m’expliquer comment font les Bu qui numérisent leurs thèses et les diffusent gratuitement ;

PS3 : enfin, reste la question des droits d’auteur… Si les docteurs ont signé un contrat d’édition, je trouve honteux de les pousser vers ce type de logique commerciale (et illusoire – franchement, les droits d’auteur sur une thèse…) au moment où ils commencent (éventuellement) une carrière de chercheur et/ou d’enseignant ;

PS4 : même si des officines privées explorent déjà le marché, ce n’est pas à une structure nationale de faire ce genre de choses.

La position du missionnaire

Posté le 30 11 2009 | par dbourrion | 5 Commentaires |

Ce lundi, je donne un petit cours aux étudiants angevins du Master 2 pro Histoire et métiers des Archives et Bibliothèques. Ma mission : leur dresser un panorama rapide (en deux heures) de ce qu’est une bibliothèque (numérique) aujourd’hui. Mon espoir : essayer de créer le débat avec eux et faire bouger les positions et les lignes dans leurs têtes et la mienne.

Support ci-dessous, première partie déjà connue, seconde partie plus pratique  à partir de la diapo 58 dite “du chien”, les étiquettes sont cliquables pour que je puisse faire des démos) construite pour l’occasion.

keep looking »
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes