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La cabane s'effondre lentement sous la guerre des pluies, la traîtrise des neiges finissant par peser des tonnes. Sa porte bat toute la nuit. Seul le vent lui rend visite encore, ou de furtifs animaux dont les museaux tendus explorent. Des enfants passent parfois, au milieu de l'été. Ils ne poussent pas loin. Les murs alanguis les effraient. Le toit pend de guingois. Un jour, un orage enragé en a arraché la moitié. Les poutres demeurent à nu, et des tuiles brisées éclaboussent le sol de leur rouge usé. Les grappes sur les sarments vieux de cent ans disent un ravage d'étourneaux.