Un chien cherche son maître. Deux cavaliers fuient un orage qui n'arrivera jamais. Avec le martèlement des sabots qu'ils assènent, leurs chevaux bousculent quelques secondes le grondement de l'écume forte, puis tout redevient comme avant. 

Passé les deux barrières fermant vainement un chemin qui les contourne déjà, on voit devant le loin. Il se pose là tel une certitude qu'il n'est plus. Il jette devant un damier de prés au drapé presque modeste, tendu, foulé par des troupeaux tachetés. Des bêtes énormes descendent vers l'onde ronde. Elles boivent. Elles regardent dessous ce qu'elles sont seules à voir. Quand elles remontent, leurs sabots plongent dans la terre mâchée jusqu'à plus soif.