Reclus

Nous restions ainsi dans nos maisons effondrées de neige vaguement alignées le long de la route, le chemin qui faisait son estafilade au travers des champs, des bois aux haleines malsaines où nous n'allions jamais ou alors seulement lorsque la faim et le froid de nos nuits nous obligeaient à entrer sous la robe des arbres.

Reclus, animaux à peine plus légers que nos vaches, nous regardions passer le temps ne nous apportant que la perte de nous-mêmes et des regrets tellement qu'il nous aurait fallu bien plus que nos greniers à large panse pour les tenir serrés.