Posts Tagged ‘Vacances’

Retour Bu-Plage


13 Oct

Dans la série Plage

  1. Bu-Plage (1/2)
  2. Bu-Plage (2/2)

Concernant l’opération Bu-Plage montée en juin dernier, quelques éléments sur les retours des emprunteurs.

84 kits-été ont été mis en prêt lors de cette opération. Tous les kits ont été empruntés très rapidement et 16 personnes ont rempli et rendu l’un des questionnaires papier glissés dans les paquets (soit un taux de réponse de 19,04 %).

Sur ces 16 réponses, 14 personnes (87,5 %) ont lu un ou plusieurs livres prêtés (les deux personnes n’ayant rien lu précisent que c’est, la première, par manque de temps ; et la seconde, parce qu’elle avait déjà lu les documents qu’elle a trouvé dans le kit.)

Concernant les kits et leur contenu :

  • 5 (35,71 %) emprunteurs de kit ont lu 1 livre dans leur kit
  • 3 (21,42 %) emprunteurs de kit ont lu 2 livres dans leur kit
  • 5 35,71 %) emprunteurs de kit ont lu 3 livres dans leur kit
  • 1 (7,14 %)  emprunteur de kit a lu 4 livres dans son kit

Toutes les réactions (questions ouvertes) sont par ailleurs identiques : l’opération a beaucoup plu et ceux qui ont empruntés des kits demandent qu’elle soit réitérée.

L’un des questionnaire est particulièrement représentatif de tous les autres. Je le cite sans vergogne parce qu’il résume parfaitement ce qui ressort de la lecture de l’ensemble des réponses :

  • Avez-vous lu un ou plusieurs livres : « Oui »
  • Lesquels : « Les trois »
  • Qu’en avez-vous pensé : « Ce ne sont pas des livres que j’aurais choisis spontanément, mais la surprise a été agréable. »
  • Que pensez-vous de l’opération Bu Plage ? « A renouveler plus souvent, c’est une excellente initiative. MERCI !! »

Je crois que tout ça se passe de commentaires :-)

Le conseil de lecture de l'été qui termine


19 Aug

Si vous ne l’avez pas encore lu, courez découvrir Atelier 62 de Martine Sonnet.

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Mode parasol ON


10 Jul

L’année ayant été chargée, un peu de repos ne me fera pas de mal : ce blog passe donc en rythme estival à partir de maintenant. Parutions aléatoires à prévoir, à mesure des hasards et envies.

Passez un bon été, et prenez soin de vous.

PS : si vous ne savez pas quoi faire, allez écouter ce qui passe sur SomaFM, ma webradio préférée (surtout le flux IndiePop), et supportez-les financièrement.

SomaFM commercial free internet radio

Bu-Plage (2/2)


23 Jun

Dans la série Plage

  1. Bu-Plage (1/2)
  2. Bu-Plage (2/2)

Or donc, les coulisses. Une fois l’idée de l’opération validée en réunion de direction (NaCl avait déjà évoqué jadis cette possibilité, j’ai juste eu à relancer), nous avons procédé comme suit :

  • dépôt sur espace commun d’une feuille tableur contenant Thématique/Titre/auteur/cote/numéro de code barre du bouquin (important, on verra pourquoi ensuite) tiré du SIGB ;
  • mail à tout les personnels SCD expliquant l’opération et leur demandant de construire leurs thématiques et de compléter la feuille tableur ;
  • achat des contenants (sachets krafts colorés et opaques) ;
  • édition d’étiquettes portant chacune un titre de thématique ;
  • avec la feuille tableur, extraction des documents des rayons (documents laissés signalés ‘en rayon’ sur OPAC car vu la période ; le nombre relativement peu élevé d’ouvrages ; le fait qu’il s’agisse en général de romans peu empruntés ; il aurait fallu tous les changer de statut pour contrer un risque statistiquement très faible de demande juste à ce moment-là) ;
  • démagnétisation des documents extraits ;
  • ensachage (livres + goodies) avec, au fond du sachet, barrette de magnétisation (c’est tout le paquet qui est antivolé) ;
  • fermeture des sachets, mise en place déco ;
  • agrafage sur chaque sachet de l’étiquette rappelant la thématique et d’un feuillet à usage interne portant ladite thématique et les seuls codes-barres des livres contenus (simple, vous prenez les numéros de code-barre inscrits dans la feuille tableur, vous ajoutez devant et derrière le caractère * et vous passez le tout en police code-barre 39 : vous obtenez de zolis code-barres) ;
  • installation du dispositif scénique (parasol) et dépôt autour des paquets ;
  • comm. vers les usagers

L’usager arrive, choisit son paquet, va en BdP, la personne présente démagnétise le paquet/sachet, arrache le feuillet code-barres, bipe ces derniers, et c’est fait. Voilà. Prochaine étape, l’an prochain, la même opération sur la plage de Pornic (qu’est-ce qu’il faut pas faire pour se faire payer ses vacances…)

PS : nous ferons un retour sur l’opération : il y a dans chaque sachet un petit questionnaire de satisfaction.

PS2 : entre la prise de décision et le lancement de l’opération, 15 jours seulement : cela explique le nombre relativement restreint de kits. Avec plus de temps, l’an prochain, nous ferons plus…

Bu-Plage (1/2)


18 Jun

Dans la série Plage

  1. Bu-Plage (1/2)
  2. Bu-Plage (2/2)

Une fois n’est pas coutume et pour prouver à tout le monde que je suis un bibliothécaire, un vrai, je vais parler de livres en papier et du projet Bu-Plage actuellement en cours.

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Nous proposons donc à nos usagers, en cette fin d’année universitaire, 84 kits-été constitués selon un principe très simple : nous avons demandé aux personnels volontaires de la Bu de construire, autour des thématiques qu’ils inventeraient, des regroupements (5 documents maxi) de romans et/ou BD.

Les dits paquets de bouquins, packagés de jolie manière et auxquels nous avons ajouté les éléments essentiels de l’été (trucs pour sentir bons, crème solaire et préservatifs), sont proposés à l’emprunt sans que l’usager n’ait d’autre renseignement sur le contenu (les livres du paquet) que ce qu’en révèle son titre thématique. L’emprunteur découvre donc après l’emprunt ce qu’il va lire sur la plage.

Rien de spectaculaire, rien d’inédit, mais une chtite opération sympathique pour initier, nous l’espérons, des découvertes. Wait & see.

Demain, je vous explique comment on s’est organisé concrètement (et rapidement parce qu’il a fallu monter tout ça en 15 jours) et en attendant, je vous montre la manière dont les choses ont été présentées dans le hall de la bibliothèque (merci à OT pour la photo) :

[HS] Memento quia pulvis es


17 May

Tu es entré dedans le silence de la cave, et rien n’a remué, que la trame de ton âme. Autour de toi, la pâle lueur de l’ampoule sculptait plus d’ombres que de lumières, dans le reflet d’une présence évaporée. Tu as tourné très lentement sur tes talons le temps de tout inscrire dans ta mémoire, et tu as remarqué que l’espace était plein de ta seule respiration.

Tu as farfouillé au hasard dans ce qu’il demeurait de lui. Dans une caisse, tu as trouvé des centaines de lettres, mais tu n’as même pas ouvert la première des enveloppes. Tu sais depuis toujours que les mots morts doivent demeurer dans leur silence.

Tu as pensé aux rires des absents. Tu as regardé le tas de choses que l’on devait encore jeter, tous ces objets qui paraissaient bien plus vivants que toi. Tu n’as touché à rien, et surtout pas aux livres cornés relus sans cesse. Tu as senti, comme à chaque fois que tu visites une maison vidée de tout, que nous sommes inscrits à jamais dans ce que nous avons touché.

Dans un coin, quelques bouteilles de vin finissaient de donner aux anges leur part. Tu as pris le flacon le plus ancien, tu as décidé de le boire plus tard, en souriant au soleil ras qui baignait la vigne le jour où les raisins ont été prélevés.

Tu as remonté l’escalier qui menait vers l’entrée. Le mur était râpeux. La porte s’est refermée derrière toi. Nos vies tiennent dans des boîtes vides.

Ce texte est paru dans le tout récent n°40 de la revue Diérèse,
accompagné de cet autre fragment.
Une revue papier.
Tout fout le camp…

[HS] Marcher dans le village


02 Dec

Lorsque tu es sorti, le soleil finissait de trébucher derrière la colline qui ferme la vallée. Tu lui as tourné le dos, tu as avancé vers l’autre bout du village. A cet instant, la lumière devenue rose a éclaboussé d’un seul coup les murs d’une palette étrange. Tu as souri. Une seconde, tu as pensé que les couchants en terre Toscane pouvaient ressembler à cela, et puis tu t’es souvenu que tu n’avais jamais mis les pieds en Toscane, et que la terre en-dessous toi était la lourde, la froide, la dure terre Lorraine.

Tu as monté en vain le col de ton blouson. L’hiver était en train de débouler du fond des bois, le vent était ce soir comme un chien fou. Tu as marché le long de l’unique rue qui sépare le village en deux parties égales, le long de l’unique rue qui va de l’église au cimetière, le long de l’unique rue qui résume tout. De temps à autre, dans les maisons déjà presque totalement fermées, une lueur disait que l’on vivait encore, dans la nuit commencée.

Tu es passé ensuite, au milieu de l’alignement des lourdes bâtisses, devant la presque dernière étable dont le souffle toujours chaud coulait jusqu’à tes mains glacées. Tu as deviné la traite se terminant aux bruits qui s’échappaient des portes closes de bois. Tu n’es pas entré, tu ne t’es pas glissé dans cette tiédeur où tu allais enfant. Tu ne voulais pas t’y sentir étranger à présent.

Tu as marché encore, sans trop savoir où tu allais. Il t’a semblé que d’autres cheminaient à tes côtés, qui n’étaient que des ombres, des ombres rêvées sans doute. Dedans leurs pas, il y avait les tiens, et tu as su que tu marchais dans les lèvres du temps.

[HS] Aller aux mirabelles


03 Aug

De retour pour quelques jours en Lorraine, ma terre d’origine, celle qui parle dedans en moi, je me retrouve au verger, à cueillir les mirabelles. Que dire ? Je redécouvre le geste si particulier de faucher d’abord l’herbe, autour de l’arbre, à la faux à main, à l’ancienne. Je redécouvre ce geste fait par mon père avant moi, et le père de mon père, ce geste je retrouve presque naturellement : ce balancement de tout le corps de droite à gauche, ce bruit que fait la faux quand elle attaque l’herbe, cette fatigue qui s’installe peu à peu dans les épaules.
Après, une fois que l’aire est prête, débarrassée de ses hautes herbes, il faut installer tout autour du tronc une bâche, un drap, qui permettront que la récolte se fassent plus vite.
Ensuite, le plus téméraire (moi en l’occurrence ce jour-là, c’est dire l’état des troupes), monte dans le mirabellier, saisit les branches maîtresses à pleines mains, les secoue tout ce qu’il peut afin de déclencher une pluie de fruits dorés, mûrs, juteux.
Dessous les rameaux agités, les petites mains déjà recueillent les morceaux de l’averse. Là-haut le ciel est bleu. L’arbre chuchote. Le temps n’a nulle prise sur tout cela.

(on lira avec profit Jacques Réda, ALLER AUX MIRABELLES [1991] , 140 pages sous couv. ill., 120 x 205 mm. Collection L’un et l’autre, Gallimard -memo. ISBN 207072333X. 14,33 €)

Ce petit « témoignage » est dédié à la mémoire de mon père, qui me manque chaque jour un peu plus

L'oeil


30 Jul

La toile qui ouvre l’exposition Olivier Debré, Grands formats, à l’entrée de la salle d’exposition temporaire -2 du Musée des Beaux-Arts d’Angers, m’a… retourné. C’est Rouge coulé de Touraine, 1990/91, huile sur toile, 400 x 915 cm

 

Sinon, je m’amuse, dans mes pérégrinations angevines, avec le mode panoramique de mon téléphone. Je m’amuse d’un rien, je suis un garçon simple…

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Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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