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Les e-revues dans l'OPAC


07 Jul

Les revues électroniques sont parfois difficiles à trouver pour l’usager, qui rate souvent le point d’entrée “naturel” qu’est l’abécédaire que nous lui proposons (c’est celui de SFX inséré brut de décoffrage via un frame).

Pour simplifier les choses, nous avons donc injecté toutes les revues électroniques pour lesquelles nous souscrivons un abonnement “texte intégral”, dans le catalogue. Dorénavant, une revue électronique pourra donc être trouvée directement via l’OPAC.

La méthode nous a été apportée toute cuite par une collègue du SCD de Paris 12 (merci E.N.) et est confondante de simplicité :

  • Nous exportons depuis la KB de SFX toutes les revues Full Text pour lesquelles l’accès est actif ;
  • Nous injectons les notices simplifiées dans Aleph ;

Et voilà… Un exemple ? Allez sur le catalogue, faites une recherche “Tous mots” sur “Journal of modern optics” : les deux résultats correspondent à la version papier pour la première réponse, et à la version en ligne de la revue pour la seconde réponse. Pour cette dernière, la notice bibliographique comporte un lien nommé “Accès au texte intégral” qui conduit directement à la revue en ligne.

PS : oui, ça fait doublon. Et alors ?

bX vous recommande (3)


02 Jul

bX étant un service et pas à proprement parler un logiciel, les bibliothèques qui utilisent SFX doivent s’y abonner : il n’est donc pas question de l’acheter (et on retrouve la logique que l’on voit se développer des abonnements plutôt que des achats : même pour les outils, il n’y a plus de ‘collection’ mais des flux et des accès).

Mais ça va plus loin que ça : une API est prévue, qui permettra à tout outil compatible OpenURL d’utiliser les fonctionnalités de recommandations de bX. Partant, même sans SFX, on pourra bénéficier des recommandations.

Bref : j’ai bien aimé bX (l’outil parce que la voiture, franchement, c’était la loose..) Reste à le tester et à juger de sa pertinence sur notre public…

bX vous recommande (2)


01 Jul

bX est donc un outil qui va proposer “autour” d’une référence bibliographique d’autres articles pertinents pour l’usage. Pour construire ces recommandations, bX s’appuie sur la collecte et l’analyse des logs de différentes instances de SFX, et mouline toutes ces données.

Ce type de recommandations existait déjà (dans Science Direct par exemple). Là, on monte toutefois d’un cran puisque les recommandations ne sont plus internes à une ressource (le déjà cité Science Direct) mais transversales à l’ensemble des ressources traitées par plusieurs SFX.

Vu la masse de logs brassées, on voit donc s’ouvrir un système de recommandations transversales à un nombre énorme de ressources électroniques. Evidemment, ça pose des questions (genre ‘mais plus un article est lu, plus il va être lu’, etc.). Mais quand même, tout ça est très intéressant.

(je vous laisse réfléchir à ça ; demain, encore quelques détails)

Debout sur les freins


25 Jun

Nous constatons régulièrement l’absence des éditeurs francophones dans la KB de SFX, ce qui nous empêche de faire tous les liens qui vont bien et diminue fortement la visibilité de ces ressources électroniques, et leur accessibilité. Lors de la dernière AG de l’ACEF (le club utilisateur Ex-Libris France), le sujet a été évoqué avec Ex-Libris France, qui nous a communiqué cet état des lieux de leurs contacts avec les acteurs francophones (toute la liste est une citation) :

  • ” LEGI (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Dalloz (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Techniques de l’Ingénieur (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Editions Législatives (aucun développement prévu pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Brepols (aucun développement prévu pour l’interrogation via la recherche fédérée)
  • Doctrinal (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Juripro (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Lamyline (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Lexbase (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens
  • LexisNexis JurisClasseur (aucune réponse de l’éditeur)
  • Kompass (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Presses scientifiques du CNRC (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Diane (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)”

Cette liste me laisse rêveur. Elle montre à quel point une partie des acteurs de la doc électronique n’a vraiment rien compris, et/ou ne fait aucun effort (je penche pour le ET).

PS : j’ai presque intitulé ce billet ” Cartographie du passé ” et puis non… Avec l’âge, je deviens gentil.

Le lien facile (4)


26 May

(Je reprends un peu la série SFX)

Le truc le plus complexe, il me semble, c’est la question des ” états de collection ” (ah, ça vous parle, bande de malades…) Essayons d’expliquer…

La KB de SFX (des mises à jour mensuelles venant d’Ex-Libris entretiennent ça) contient un état  des collections présentes sur chaque Target et pour chaque Porfolio (le vocabulaire est ). Par exemple, on sait que tel éditeur donne accès sous forme numérique, dans tel bouquet et pour telle revue, aux articles depuis telle année, tel volume, tel numéro. En SFX, on parle de Global Threshold.

Or… vos abonnements réels (ce que votre budget vous permet d’acquérir) ne correspondent pas à ces Global Thresholds (à moins que vous ne soyez abonnés à toute la doc. élec. partout… Si c’est le cas, votre budget est énorme et je vais peut-être vous envoyer mon CV). Et c’est un problème. Illustrons.

Paul Dupont utilise Scopus, et fait une recherche. Comme vous avez déclaré votre SFX à Scopus, en face de la liste des résultats de Paul, on voit apparaître le zoli bouton BU d’Angers. Caché derrière le bouton, pour certaines de ces références et en se basant sur le Global Threshold de la ressource, SFX pense que le Full Text est là. Lorsque Paul appuie sur le bouton et puisque vous avez activé le Direct Link, SFX emporte directement Paul vers le Full Text et… rien…. Parce que l’article est question est bien proposé par l’éditeur, mais que vous n’avez pas payé ce morceau de la ressource (typiquement, les archives). D’où drame, frustration de Paul qui conchie la Bu et la doc. électronique, sort contrarié et va se calmer au Mac Do en s’empiffrant, d’où problèmes cardiaques, etc… Passons.

Il importe donc d’indiquer à SFX vos Local Thresholds… Pour que vos états réels de collection soient connus et pris en compte par le résolveur, qui tiendra compte de cela pour proposer le vrai Full Text ou des alternatives (version papier de la revue, PEB, etc) au Full Text quand ce dernier n’est pas accessible. Et pour que vos usagers soient certains de la fiabilité des outils que vous leur proposez. Et pour que personne n’ait de problème de santé.

L’interface Admin de SFX permet cela, avec toute une série d’outils qui gèrent les Local Thresholds de manière massive ou très pointue (on peut aller jusqu’à gérer le Local Threshold d’une seule revue). Et ça se fait avec des équations plus ou moins simples du type $obj->parsedDate(“>=”,1995,17,1) && $obj->parsedDate(“<=”,1999,21,10) qu’un outil intégré aide à construire, ou que l’on fait à la main si l’on a envie de s’amuser un peu.

Mais c’est pas automatique, ça. Et on a tendance à l’oublier : derrière, il reste un humain.

Le lien facile (3)


16 Apr

Le principal travail sur SFX en production, c’est la maintenance de la KB. Prenons les éléments dans l’ordre et détaillons les opérations. Commençons par le cas où nous venons d’acheter un nouveau bouquet de revues. Que devons-nous faire ?

  • les sources sont installées dans SFX par Ex-Libris. Elles sont actuellement au nombre de 56. Toutes les sources de notre SCD (et sans doute les vôtres) sont présentes. Nous n’avons donc rien à faire à ce niveau (chouette), et il ne reste plus qu’à prendre contact avec le fournisseur de la source pour lui indiquer que nous utilions un résolveur ; où ce résolveur se trouve ; et pour ajouter dans l’interface de la source le zoli bouton qui fera le lien avec le résolveur – à Angers, c’est cette icône : buaplus3
  • les targets : à chaque acquisition d’un bouquet (une target, donc), il suffit de l’activer (un clic), puis il faut activer les portfolios de ladite target (en général, on les active tous = un clic). La principale difficulté ici est de trouver la bonne target. Je m’explique : un éditeur comme Elsevier propose tout un ensemble de bouquets, et ces bouquets sont généralement présents dans la KB de SFX (ici, la liste des possibles targets de SFX), mais pas nécessairement sous un nom très explicite ou très proche de l’appellation commune du bouquet. Parfois, on tâtonne un peu pour retrouver ses petits (et avec, pour ce qui me concerne, le sentiment, à chaque fois, que les éditeurs nous vendent peu ou prou la même came sous des noms différents).
  • enfin, toujours pour la target, l’on précise les services présents (là aussi, quelques clics).

Voilà. L’acquisition et donc l’activation d’une nouvelle ressource va en général vite. C’est après que ça se complique…

Le lien facile (2)


04 Mar

Donc : il s’agit de mettre en rapport des bases bibliographiques avec des documents plein texte (dans l’idéal). C’est à cela que sert SFX. Mais pour faire cela, le résolveur a besoin de savoir à quoi exactement la bibliothèque est abonnée (ben oui, SFX ne peut pas le deviner, faut pas rêver…)

Le noyau dur des coulisses de SFX, c’est donc cela : la KB (pour Knowledge Base) dans laquelle nous indiquons :

  • les sources bibliographiques (sources dans le vocabulaire SFX) auxquelles nous souscrivons (exemple :  Scopus ou WOS)
  • les cibles (SFX parle de targets) que nous “possédons” (exemple : ScienceDirect) ou visons
  • les revues (portfolios pour SFX) que contiennent ces cibles (exemple : Artificial Intelligence)
  • les éléments (SFX parle de services) accessibles pour chaque target (exemple : le plein texte ; la table des matières ; le résumé)

Voilà, le vocabulaire SFX est défini. Je n’utiliserai plus que lui dans la suite.

Ceux qui suivent auront remarqué que nous avons donc, d’une part, les sources ; d’autres part, un emboîtement de targets qui contiennent des portfolios pour lesquelles on a accès à un certain nombre de services.

PS : C’est ce que j’ai mis un peu de temps à comprendre, cet emboîtement. Une fois ça assimilé, ça va tout seul ;-) .
PS2 : la KB sert à plein d’autres choses, je vais essayer d’en parler plus loin.

Le lien facile (1)


27 Feb

A la demande générale, j’inaugure aujourd’hui une petite série sur notre résolveur de lien, avec l’idée de donner à voir comment nous l’utilisons très concètement en backoffice.

Petite précision introductive : je ne reviendrai pas sur l’OpenURL , et je ne veux pas, en plus m’embarquer dans la théorie d’OpenURL (qu’est-ce qui faut pas faire pour éviter de montrer ses lacunes…). Bref, sur OpenURL, qui est à la base du fonctionnement d’un résolveur de lien, je vous renvoie à un grand classique que je cite : ” OpenURL est un protocole(…) qui sert à (…) lier des métadonnées (par exemple, les références bibliographiques d’un article) à la ressource elle-même (l’article en plein-texte) “.

Cette lâcheté sur OpenURL assumée, c’est parti mon kiki : un résolveur de liens est donc un logiciel qui utilise OpenURL pour faire le lien entre, typiquement, une base de données bibliographiques et le plein texte de l’article cité dans ladite base de données. Quand le résolveur marche bien (et que les abonnements ad hoc ont été pris chez les fournisseurs de revues électroniques, évidemment), le texte intégral d’un article est à un clic de sa référence bibliographique. UN clic.

A chaque fois que j’utilise un résolveur en production, je me demande pourquoi toutes les bibliothèques (la majorité…) ne proposent pas cet outil à leurs usagers (les pauvres… Etre dans Scopus ou WOS, noter la référence intéressante, partir sur l’abécédaire, retrouver la revue, le bon numéro, le bon article, l’ouvrir… Pfff…) Bon, passons.

Notre résolveur de liens est SFX de la société Ex-Libris. Nicomo a blogué jadis sur le démarrage de ce produit à Angers : j’ai donc trouvé en arrivant un outil déjà installé (mode hébergé) et opérationnel. Du coup, je ne parlerai pas non plus de l’installation de la bête… Autrement dit : de quoi je vais parler, moi ?…

Ah, oui : des sources, des targets, des portfolios, des services… La prochaine fois.

Moins, c'est mieux


10 Feb

Je suis un garçon qui a des joies simples : faire gagner un clic à mes usagers me rend heureux. Voilà l’histoire…

Lors d’une récente formation sur notre résolveur de liens SFX (Nico_AsLi, AMM et moi-même n’avions jamais été formés à l’outil), nous avons découvert la fonction DirectLink (oui, elle est dans la doc d’Ex-Libris, mais j’avoue ne jamais avoir pris la peine de lire l’intégralité de la doc… Désolé) qui s’active en cochant une petite case dans l’interface d’admin.

A quoi ça sert, le DirectLink ? A sauter la fenêtre SFX quand le Full Text est repéré par le résolveur de liens. Oui, ma phrase est incompréhensible. Je détaille.

  • Cas 1, sans Directlink activé : mon usager est dans une base bibliographique, genre Scopus. Il effectue sa recherche et voit en face de chaque item/réponse le bouton BUAngers. En cliquant sur ce bouton, une fenêtre SFX s’ouvre, lui donnant toutes les possibilités qui s’offrent à lui, de se procurer le texte de l’article repéré. Si tout va bien (i.e. si nous sommes abonnés), la première de ces possibilités est un lien vers le Full Text et il doit recliquer sur ce lien pour arriver (enfin) à lire l’article visé. Bilan : 2 clics entre la référence bibliographique et le Full Text
  • Cas 2, avec Directlink activé : dans la base bibliographique, et si le Full Text est accessible (i.e. encore une fois, si nous sommes abonnés à la ressource), le clic sur le bouton BUAngers ouvre directement l’article visé. Bilan : 1 clic entre la référence bibliographique et le Full Text

Cela n’a l’air de rien, mais un seul clic de gagné, sur ces outils-là, c’est des usagers souriants… Et franchement, trouver le texte intégral d’un article aussi vite, c’est grisant.

PS : est-ce que par hasard, quelqu’un ici est intéressé par une petite série de posts sur notre résolveur de liens, à quoi il sert, ce que nous en faisons, etc. ?

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