Posts Tagged ‘Service Public’

Ta Bu au Ru


11 Feb

Dans la rubrique “Dissémination” mais physique cette fois (dit autrement, la bibliothèque hors les murs)

Pourquoi ne pas installer dans le hall du Ru une banque de prêt minimaliste pour effectuer les seuls retours et/ou diffuser un peu de documentation et/ou augmenter notre visibilité ? Peu de choses sont nécessaires, une table, des caisses vides, un PC portable avec client SIGB, une douchette (la remagnétisation pouvant être effectuée en masse au retour au vaisseau amiral) et voilà.

Est-ce que toi, passant ici, tu as connaissance d’exemples d’opérations de ce type en Bu ? Si oui, les commentaires te sont ouverts.

PS : non, tous les étudiants ne connaissent pas la Bu…

Bu-Plage (2/2)


23 Jun

Dans la série Plage

  1. Bu-Plage (1/2)
  2. Bu-Plage (2/2)

Or donc, les coulisses. Une fois l’idée de l’opération validée en réunion de direction (NaCl avait déjà évoqué jadis cette possibilité, j’ai juste eu à relancer), nous avons procédé comme suit :

  • dépôt sur espace commun d’une feuille tableur contenant Thématique/Titre/auteur/cote/numéro de code barre du bouquin (important, on verra pourquoi ensuite) tiré du SIGB ;
  • mail à tout les personnels SCD expliquant l’opération et leur demandant de construire leurs thématiques et de compléter la feuille tableur ;
  • achat des contenants (sachets krafts colorés et opaques) ;
  • édition d’étiquettes portant chacune un titre de thématique ;
  • avec la feuille tableur, extraction des documents des rayons (documents laissés signalés ‘en rayon’ sur OPAC car vu la période ; le nombre relativement peu élevé d’ouvrages ; le fait qu’il s’agisse en général de romans peu empruntés ; il aurait fallu tous les changer de statut pour contrer un risque statistiquement très faible de demande juste à ce moment-là) ;
  • démagnétisation des documents extraits ;
  • ensachage (livres + goodies) avec, au fond du sachet, barrette de magnétisation (c’est tout le paquet qui est antivolé) ;
  • fermeture des sachets, mise en place déco ;
  • agrafage sur chaque sachet de l’étiquette rappelant la thématique et d’un feuillet à usage interne portant ladite thématique et les seuls codes-barres des livres contenus (simple, vous prenez les numéros de code-barre inscrits dans la feuille tableur, vous ajoutez devant et derrière le caractère * et vous passez le tout en police code-barre 39 : vous obtenez de zolis code-barres) ;
  • installation du dispositif scénique (parasol) et dépôt autour des paquets ;
  • comm. vers les usagers

L’usager arrive, choisit son paquet, va en BdP, la personne présente démagnétise le paquet/sachet, arrache le feuillet code-barres, bipe ces derniers, et c’est fait. Voilà. Prochaine étape, l’an prochain, la même opération sur la plage de Pornic (qu’est-ce qu’il faut pas faire pour se faire payer ses vacances…)

PS : nous ferons un retour sur l’opération : il y a dans chaque sachet un petit questionnaire de satisfaction.

PS2 : entre la prise de décision et le lancement de l’opération, 15 jours seulement : cela explique le nombre relativement restreint de kits. Avec plus de temps, l’an prochain, nous ferons plus…

Distance demande haute exigence


12 Mar

Bien que je sois souvent parfois totalement dans les choux, j’essaie de m’appliquer à moi-même un principe de réactivité par rapport aux demandes que je peux avoir de mes usagers “virtuels” (évidemment, c’est la même chose quand je parle à un humain in RL, mais là n’est pas le sujet aujourd’hui). Pourquoi ?

Parce que je pense que la distance physique d’avec la bibliothèque doit augmenter notre exigence de qualité de service, pour compenser l’absence de présence physique. Un usager distant est pour moi un vrai usager, à part entière, pas juste une catégorie un peu particulière, un peu vague, d’usagers que l’on pourrait traiter par-dessus la jambe au motif qu’ils sont loin et n’ont qu’à se déplacer s’ils veulent un service complet. Non, un usager distant est un usager à qui je dois au moins le service que je rends à mes usagers physiques, voire plus.

Pourquoi plus ? Parce qu’il est loin, face à une machine, et souvent démuni. Parce que je ne peux pas le prendre par la main pour l’emmener dans les rayons. Parce que je ne peux pas lui sortir une de mes blagues carambar (vous connaissiez celle de… non, je m’égare) pour dédramatiser la situation (une interaction avec un usager, je trouve ça très stressant, surtout pour l’usager). Parce que, quelle que soit son aisance face à une machine, il doit gérer la difficulté de la machine, sa difficulté documentaire, et la difficulté relationnelle via une machine.

Voilà : je pense que la distance nous demande une (encore) plus haute exigence par rapport à nos usagers. Mais il y a peut-être débat. Les commentaires sont donc ouverts.

Ubib is born


02 Feb

Le SCD de l’Université d’Angers, et les 6 autres SCD des Universités des régions Bretagne et Pays de Loire, ont l’immense joie de vous faire part de la naissance du petit Ubib, né ce jour sur la toile.

Ubib est un service d’information en ligne : il ne pèse donc rien, ou pas grand chose, mais sa taille est presque sans limite. Bien qu’ayant à peine ouvert les yeux, Ubib sait déjà quasiment tout : les bébés, c’est plus ce que c’était. Tout fout le camp, Mme Michu.

La/les maman/s et le/s papa/s se portent bien. Vous en saurez plus sur Ubib et sa conception (non, pas de photos…) , et les crédits vous diront tout sur le reste (les deux compères du STIC, Baptiste et Manu sont dans le coup aussi). Enfin, comme le veut la tradition, je vous laisse admirer Ubib sous l’une de ses multiples formes : le pot à crayon goodies.

pot-crayons

PS : Ce que Ubib ne sait pas, c’est que NK (NK, ouvre ton blog !), NA et OT ont beaucoup travaillé à cette naissance (en tout bien tout honneur), en plus des collègues des autres SCD, et des bibliothécaires qui vont faire marcher Ubib en coulisses, sur Angers et ailleurs. Je peux le dire, je ne suis pour rien dans ce beau bébé (les tests ADN le prouveront).

Humanités


22 Oct

Peut-être que vous vous souvenez de cette histoire de prêt long de PC (j’ai commencé à en parler ). Un peu plus d’un mois après le commencement de l’opération, un petit bilan d’étape en précisant que j’ai vu tous les bénéficiaires (pour mémoire, c’est moi qui m’occupe de la remise de la machine, mais la partie formation est partagée avec NK) :

  • au 16 octobre, la moitié des 40 machines est en circulation
  • les étudiants adressés par les services sociaux se répartissent grosso-modo entre L et M
  • le temps de remise de la machine est d’environ 30 minutes (on discute un peu, quand même).

J’ai de plus le sentiment (mais ça ne se quantifie pas) :

  • que les personnes en face de moi ne sont pas à la dérive, mais bien dans une volonté d’avancer dans leurs études, même si elles rencontrent par ailleurs des difficultés multiples. Ce que je veux dire très clairement, c’est que je pense qu’une personne réellement à la dérive ne peut pas être aidée par le prêt d’un ordinateur. Mais ça, c’est tout l’art du travail social mené en amont par les collègues des services spécialisés.
  • que les bénéficiaires sont vraiment ravis de ce service
  • que la formation leur fait découvrir plein de choses sur nos ressources numériques (un étudiant de M2 Lettres a juste dit ” Mon Dieu ” en découvrant la MLA – j’ai dit qu’il pouvait m’appeler Daniel ;-) )
  • que ça les épate de serrer la main à un bibliothécaire (je plaisante…)

Bref : premier bilan positif. Wait & see.

PS : Je sais, c’est mesquin, mais je me demande combien de portables l’on pourrait mettre en circulation pour le prix d’un carré V.I.P. ?

Les ordinateurs portables ne poussent pas sur les arbres (4/4)


01 Oct

Et pour finir, quelques objections possibles autour du projet, et ma position :

a) ” Ce n’est pas à une Bu de faire ce genre d’opérations ” : Ah bon ? Pourquoi ? Si nous ne le faisons pas, qui le fera ? Et puis, est-ce que cela ne rentre pas en plein dans la lutte contre l’échec à l’Université ?

b) ” Certaines machines vont disparaître dans la nature ” : C’est un risque réel, certes. Et alors ? On prête tous les jours des centaines de bouquins, de DVD, de BD, dont certains ne réapparaîtront jamais. La vie est un risque permanent. Et puis, si un seul des étudiants concernés réussit ses études un peu grâce à la machine prêtée, alors je veux bien que d’autres disparaissent dans la nature…

c) ” Vous n’avez aucune assurance sur l’usage, sérieux ou pas, qui va être fait de ces machines “. Effectivement. Peu importe. Penser que nous prêtons une machine qui va aussi/surtout servir à chatter/jouer/je ne sais quoi ne me pose aucun problème. La vie n’est pas que travail, sueur et souffrance ;-)

En résumé de tout cela : au pire, si le projet s’avère dysfonctionner, nous y laisserons quelques milliers d’euros (à mettre en relation avec notre budget d’acquisition d’un million d’euros…). Les machines restantes pourront être récupérées et utilisées en prêt à la journée, ou comme des PC fixes. Au moins, nous aurons essayé… Wait & see.

Les ordinateurs portables ne poussent pas sur les arbres (3/4)


26 Sep

Enfin, nous signons avec chaque étudiant bénéficiant de ce service de prêt long un contrat qui précise la donne (rien de bien tordu, tout tient sur un A4 recto) et rappelle ses engagements et les nôtres ; et les conditions du prêt.

Je suis le premier contact avec les bénéficiaires (oui, ça leur fait un choc – ça a l’avantage d’éliminer d’emblée les moins motivés…) à qui j’explique le dispositif en détail.

Ensuite, pour ce qui est de la formation que nous mettons en place auprès d’eux (pour mémoire, une heure et demie qui a été scindée en deux parties de 45 minutes), je me partage les étudiants concernés avec Nadine K., la collègue conservatrice chargée entre autres de la formation sur le SCD, en fonction de leur site d’études (Belle-Beille ou St-Serge).

Voilà. Quelque chose de simple dans le dispositif, qui va être sans doute assez consistant dans la pratique. Nous verrons bien. Il faut essayer pour voir.

Les ordinateurs portables ne poussent pas sur les arbres (2/4)


17 Sep

Concrètement, les machines prêtées dans ce cadre sont des PC portables classiques de bonne tenue, achetés dans le cadre du marché qui nous lie à Dell, une petite entreprise familiale qui monte et que nous voulions modestement soutenir…

Ces PC tournent sous XP (effectivement, un GNU/Linux aurait été tellement mieux mais bon, on ne fait pas toujours ce que l’on veut) et sont configurés avec l’essentiel des programmes de base : Firefox, OpenOffice, un antivirus, un zippeur, un logiciel de gravure (ben oui, y’a un graveur, comme sur tout PC de base).

Nous avons fait le choix de les laisser ouvertes, ce qui veut dire que la personne qui bénéficie du prêt fait ce qu’elle veut, installe ce qu’elle veut : c’est SA machine pendant toute la durée du prêt. Le CRI nous a préparé un DVDDRQVB (DVD De Restauration Qui Va Bien) : au retour de la machine, on ratiboise tout et on redémarre le prêt suivant sur le système de départ.

Chaque PC a été affublé d’un code-barre, comme un livre. Nous avons une notice dans le SIGB, avec autant d’exemplaires qu’il y a de PC, et nous les prêtons donc exactement comme un bouquin : Bip (carte de lecteur de l’étudiant bénéficiaire) / Bip (code de l’ordi), et voilà*

* (en français dans le texte)

PS : et d’autres précisions dans les commentaires chez Olivier.

Les ordinateurs portables ne poussent pas dans les arbres (1/4)


15 Sep

Dans la série Prêts longs

  1. Les ordinateurs portables ne poussent pas dans les arbres (1/4)

Bon, d’accord, le projet Micro-Portable Etudiant a aidé à ce que les étudiants puissent s’équiper un peu. Bon, d’accord, les premiers prix en PC Portables baissent chaque jour. N’empêche : ces petites machines de plus en plus essentielles ont un prix. Du coup, il y a ceux qui peuvent s’en payer une, et les autres.

Et ça, on ne peut pas juste le déplorer. Il faut agir.

Nous venons donc de démarrer une opération en partenariat avec les services sociaux de l’Université. Le dispositif est simple : les AS de l’Université repèrent des étudiants ayant un besoin en ordinateur. Elles étudient leur situation, et nous adressent lesdits étudiants à qui nous prêtons un PC portable neuf pour une durée de deux à trois années. Tout simplement. Sans autre forme de procès.

Nous demandons simplement aux récipiendaires de :

  • suivre une séance de 1h30 de formation à la documentation
  • répondre aux sollicitations ponctuelles de la bibliothèque (enquêtes, questionnaires, tests des nouveautés…)
  • se présenter à leurs examens
  • participer à un entretien-bilan à la fin du prêt.

Un échange de bons procédés, en somme. Un geste de notre part, aussi, qui va plus loin que le prêt d’une machine, puisque nous voulons essayer d’accompagner plus particulièrement ces étudiants en créant avec eux du lien.

Voilà. Nous commençons avec vingt machines destinées à des étudiants en L ; vingt à des étudiants en M, et une montée en charge prévue sur trois ans.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

PS : L’histoire du projet chez Olivier T.

Service Public


25 Feb

Personne ne s’imagine ça, mais j’ai une plage de service public à la Bu Belle-Beille (pour la Bu St-Serge, il va falloir attendre un peu que je comprenne un minimum le droit et ses tortueuses subtilités…).

Il aurait été facile de ne pas faire cette plage de SP mais j’y tenais, pour :

  • ne pas devenir un zombie et parler, de temps à autre, à des humains
  • voir ce que les usagers, en vrai, pensent de nos bricolages
  • pouvoir porter mon badge.

Récemment, j’ai encore eu la preuve de la nécessité de ce petit temps d’humaines relations. Une charmante et souriante étudiante s’approche du Bureau de Renseignement et me jette au visage, tout de go : ” Bonjour, je ne comprends rien à votre catalogue…

Que voulez-vous que je réponde ?… Ben si, je l’ai fait… ” Moi non plus ! ” était la seule possible réponse. Et puis, j’ai essayé de lui montrer à quel point notre catalogue était simple et bien fichu…

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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