Posts Tagged ‘Pourquoi est-il aussi méchant ?’

Plus de sel ? On ferme !


03 Jul

On m’a resservi récemment l’argument de la qualité des services lors d’une discussion sur l’extension des horaires des bibs, et ça m’agace, alors j’y reviens.
Donc… l’argument est : si on ouvre plus sans personnel en plus, alors on ne pourra pas offrir tous les services, ou ces services seront ‘dégradés’ ; or nous voulons le meilleur pour nos usagers ; donc on n’ouvre pas plus. CQFD
Ok… Que répondre ? C’est simple : en tant qu’usager, et je pense que ma position est la position standard, je préfère un service dégradé ou fermé, mais une bibliothèque ouverte, qu’une bibliothèque fermée.
Parce que cette logique du ‘tous les services ou rien’, transposée dans un restaurant, ça nous donnerait des trucs du genre : il manque un produit de la carte ? Plus de sel ? On ferme boutique et personne ne mange.
En tant que client dudit restaurant, je gage que vous trouveriez cela idiot, non ? Alors pourquoi le faire en bibliothèque ?

Le pourquoi du non


16 Mar

Je suis souvent sollicité pour diverses interventions – et cette année, j’ai refusé presque à chaque fois (parfois en ayant le sentiment de froisser la personne qui m’invitait). Alors je me suis dit qu’il me fallait expliquer pourquoi je refuse. Je refuse :

  • parce que faire une intervention, même de 30 minutes, me prend un temps certain : j’essaie de ne pas resservir la même soupe et mine de rien, faire une présentation un peu propre, ça peut vite devenir long ;
  • parce que traverser la France pour parler une heure, c’est long et fatiguant, ça bouffe de suite deux jours (on part la veille souvent) ;
  • parce que les retours d’expérience et autres témoignages (outre que les lunettes noires et la fausse barbe me vieillissent) commencent à me fatiguer : tout ce que nous faisons à Angers est en ligne. Tout. Il suffit de lire. Les bibliothécaires savent lire, non ?
  • parce que réfléchir des mois entiers ne sert à rien si à un moment, on ne se lance pas. Or souvent, j’ai eu le sentiment que mes interventions, si intéressantes qu’on me dise qu’elles étaient, ne seraient suivies d’aucune mise en pratique ;
  • parce que déplacer tant de monde (intervenants + public) quand le net permet d’avoir tout à portée de mains, ce n’est pas très développement durable ;
  • parce que j’ai un boulot qui m’occupe largement. Franchement, je n’ai pas vraiment de temps à perdre dans les TGV même si j’adore le train (mon rêve – je suis sérieux -  c’est de monter dans la cabine du conducteur un jour pour faire un long voyage – si quelqu’un de la SNCF passe par là…).

PS : Oui, je rejoins le Boss sur ces questions, mais ce n’est pas parce que c’est mon N+1. Simplement, à un moment, il faut bien constater que courir le pays pour ne voir rien changer, ça lasse. Arrêtez de réfléchir et de parler, agissez.

PS2 : c’est un billet d’humeur, certes. Mais il servira aussi à éviter que j’ai à dire non (je déteste dire non).

Microfiches


11 Mar

Fini de rigoler…

Franchement, pourquoi est-ce qu’on s’embête encore (production d’icelles, envois dans les SCD, tri, mise en place) avec des micro-fiches de thèses qui ne sortent jamais de leurs zolis casiers en bois ?

Est-ce que les structures chargées de réaliser ces microfiches ne pourraient pas produire et diffuser, plutôt, des fichiers numériques qui seraient sans doute beaucoup beaucoup plus utiles ?

Qui a des infos/idées là-dessus ?

Seppuku II


08 Mar

Après ceci, une autre sortie (d’usine) : je n’ai pas repris mon inscription à l’ADBU. Une raison supplémentaires à celles (qui valent ici aussi, chenille comprise) précisées dans Seppuku I : j’ai été très déçu par la teneur et la thématique des échanges auxquels j’ai pu assister au sein de cette association.

Je m’attendais à autre chose. De l’ambitieux, du vivant, du concret, de l’action. Je n’ai rien trouvé. Je m’en vais.

Seppuku


06 Mar

Je suis sorti ce jour du groupe de travail “Bibliothèques hybrides” de l’ABF. La raison est simple : je suis décidément incapable de participer à un groupe de travail, à une association pro (je ne me reconnais dans aucune des associations pro de bibliothécaires, c’est bien triste), à un groupe constitué. J’ai essayé plusieurs fois, je n’y parviens pas. Désolé.

Je dois avoir de fortes tendances érémétiques. Je me soigne mais je rechute toujours. Alors cessons-là.

Je préfère donner des coups de mains en back-office, dans l’action et sans apparaître : seul moyen pour moi d’éviter les discussions interminables, les AG, les cocktails qui suivent où je ne sais pas quoi dire à des gens que je ne connais pas, et la chenille à la fin du banquet.

Voilà. Oui, c’est un tout petit suicide. N’est pas Mishima qui veut.

Casting de Noël


21 Dec

Y’a pas, c’est Noël et c’est tous les ans la même chose, en pire…

Je passe ce blog en mode crise de foi/e, on se recroise plus tard si je décide de revenir. Prenez-soin de vous et des vôtres.

Les dealers


01 Dec

Découverte récente sur le site de l’Atelier National de Reproduction des  Thèses : il y est possible de commander contre monnaie sonnante et trébuchante (et ce n’est pas peu dire puisque j’ai trouvé des thèses vendues 60 euros, soit le prix d’un volume de la Pléiade) la reproduction de certaines thèses (plus d’explications dans la rubrique “produits dérivés…)

J’avais déjà bien du mal à comprendre pourquoi l’on s’amusait encore à faire des micro-fiches des thèses, mais alors là, j’en suis tombé de ma chaise. Alors même que tout un mouvement essaie de rendre les produits de la recherche gratuitement et librement accessibles (Open Access, etc), voilà qu’une structure nationale VEND des thèses.

Si vous avez une explication, je suis preneur quoi qu’en colère.

PS : je suis curieux d’en savoir plus – j’ai contacté l’ANRThèses pour avoir des détails. Rien, à part un appel téléphonique arrivé au mauvais moment (j’étais en plein RDV, j’ai demandé que l’on me maile des infos que j’attends encore) ;

PS2 : et qu’on m’évite le plan “le coût est celui de la reproduction” : les thèses ont déjà été microfichées, la reproduction est sans doute un tirage papier de ces microfiches… ça fait cher de la photocopie. Et si le coût est celui d’un numérisation rétrospective, alors il faut m’expliquer comment font les Bu qui numérisent leurs thèses et les diffusent gratuitement ;

PS3 : enfin, reste la question des droits d’auteur… Si les docteurs ont signé un contrat d’édition, je trouve honteux de les pousser vers ce type de logique commerciale (et illusoire – franchement, les droits d’auteur sur une thèse…) au moment où ils commencent (éventuellement) une carrière de chercheur et/ou d’enseignant ;

PS4 : même si des officines privées explorent déjà le marché, ce n’est pas à une structure nationale de faire ce genre de choses.

Deux ans…


27 Oct

Il y a deux ans, j’ai posté ce billet qui attirait l’attention sur cette vidéo. Un bon paquet de jours plus tard, j’ai toujours l’impression terrible que nous sommes totalement à côté de la plaque pendant qu’eux continuent à avancer…

Qu’avons-nous fait pour eux ? Qu’avez-vous fait pour eux ?

Chrono-machin


27 Aug

Je vois passer de temps à autre des offres de prêts de fichiers numériques (livres) basées sur un modèle où les fichiers sont réellement prêtés à l’usager, ce qui se fait via des DRM et autres protections chrono-dégradables.

Cette option DRM+Chrono-machin n’a à mon avis aucun avenir pour une raison simple : un fichier protégé, ça se déplombe ; et un chrono-bidule, ça s’arrête. Une fois déplombé, l’usager (ou le bibliothécaire, oh mon Dieu….) fait ce qu’il veut dudit fichier (entendez, le diffuse comme il en a envie). Et à mon avis encore, on trouve déjà (ou alors ça viendra très vite, c’est une simple question de masse critique), des outils opensource sur le net qui permettront de déplomber TOUS les fichiers drmisés et chrono-protégés (souviens-toi du Vase de … euh non, de la protection “inviolable” des DVD et de DeCSS).

C’est pour cela que l’autre option (livres accessibles online, ce que nous avons déjà pour la doc. élec. “classique”) me semble nettement plus viable. Parce qu’il est plus compliqué de pirater ça. Techniquement, il est certes possible de “vider” le réservoir d’un fournisseur (tout gestionnaire de doc. élec. a déjà eu des soucis avec des bots pilotés depuis la Russie qui utilisent une machine dans le réseau Univ., sont donc reconnus via IP et pompent massivement les réservoirs – pour en faire quoi, je ne sais… l’intégralité des archives d’une revue scientifique n’intéresse pas M. Durand, citoyen lambda pour lequel j’ai par ailleurs le plus grand respect)

Pardon je m’égare (mais l’histoire russe est vraie) : donc techniquement on peut “déraper” dans le cadre d’une lecture online avec reconnaissance via IP, mais c’est plus technique, justement. Alors que déplomber un fichier DRM, c’est pas pour dire….

Bref : je pense donc que les fournisseurs qui proposent du DRMisés Chrono-machin ont tout faux. Ils creusent leur propre tombe. Et ce d’autant plus vite, je crois, si l’on croise ce qui précède avec l’évidente arrivée d’outils connectés 24/24 et donc parfaitement aptes à la lecture online.

Le DRM chrono-machin, c’est une réponse technique du passé, sur des modèles du passé, à des problématiques on ne peut plus actuelles. Enfin, tout ça n’engage que moi.

PS : ce billet est la resucée quai-intégrale d’un mail échangé avec quelques affreux autour de ces problématiques. Lesdits affreux voudront bien rester discrets sur ma fainéantise manifeste.

Debout sur les freins


25 Jun

Nous constatons régulièrement l’absence des éditeurs francophones dans la KB de SFX, ce qui nous empêche de faire tous les liens qui vont bien et diminue fortement la visibilité de ces ressources électroniques, et leur accessibilité. Lors de la dernière AG de l’ACEF (le club utilisateur Ex-Libris France), le sujet a été évoqué avec Ex-Libris France, qui nous a communiqué cet état des lieux de leurs contacts avec les acteurs francophones (toute la liste est une citation) :

  • ” LEGI (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Dalloz (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Techniques de l’Ingénieur (refus de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Editions Législatives (aucun développement prévu pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Brepols (aucun développement prévu pour l’interrogation via la recherche fédérée)
  • Doctrinal (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Juripro (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Lamyline (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Lexbase (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens
  • LexisNexis JurisClasseur (aucune réponse de l’éditeur)
  • Kompass (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Presses scientifiques du CNRC (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)
  • Diane (aucune réponse de l’éditeur pour l’interrogation via la recherche fédérée et le rebond sur leur site grâce à un résolveur de liens)”

Cette liste me laisse rêveur. Elle montre à quel point une partie des acteurs de la doc électronique n’a vraiment rien compris, et/ou ne fait aucun effort (je penche pour le ET).

PS : j’ai presque intitulé ce billet ” Cartographie du passé ” et puis non… Avec l’âge, je deviens gentil.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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