Je suis souvent sollicité pour diverses interventions – et cette année, j’ai refusé presque à chaque fois (parfois en ayant le sentiment de froisser la personne qui m’invitait). Alors je me suis dit qu’il me fallait expliquer pourquoi je refuse. Je refuse :
- parce que faire une intervention, même de 30 minutes, me prend un temps certain : j’essaie de ne pas resservir la même soupe et mine de rien, faire une présentation un peu propre, ça peut vite devenir long ;
- parce que traverser la France pour parler une heure, c’est long et fatiguant, ça bouffe de suite deux jours (on part la veille souvent) ;
- parce que les retours d’expérience et autres témoignages (outre que les lunettes noires et la fausse barbe me vieillissent) commencent à me fatiguer : tout ce que nous faisons à Angers est en ligne. Tout. Il suffit de lire. Les bibliothécaires savent lire, non ?
- parce que réfléchir des mois entiers ne sert à rien si à un moment, on ne se lance pas. Or souvent, j’ai eu le sentiment que mes interventions, si intéressantes qu’on me dise qu’elles étaient, ne seraient suivies d’aucune mise en pratique ;
- parce que déplacer tant de monde (intervenants + public) quand le net permet d’avoir tout à portée de mains, ce n’est pas très développement durable ;
- parce que j’ai un boulot qui m’occupe largement. Franchement, je n’ai pas vraiment de temps à perdre dans les TGV même si j’adore le train (mon rêve – je suis sérieux - c’est de monter dans la cabine du conducteur un jour pour faire un long voyage – si quelqu’un de la SNCF passe par là…).
PS : Oui, je rejoins le Boss sur ces questions, mais ce n’est pas parce que c’est mon N+1. Simplement, à un moment, il faut bien constater que courir le pays pour ne voir rien changer, ça lasse. Arrêtez de réfléchir et de parler, agissez.
PS2 : c’est un billet d’humeur, certes. Mais il servira aussi à éviter que j’ai à dire non (je déteste dire non).