Posts Tagged ‘Management’

Si j’avais su…


09 Feb

“L’expérience ressemble aux cure dents, personne ne veut s’en servir après vous”. Google prétend que c’est du Dorgelès, Le château des brouillards, 1932. Il n’empêche que si j’avais su 2 ou 3 choses avant de me mêler de mener à bien l’intégration physique de bibliothèques associées, j’aurais gagné temps et argent. Voilà donc quelques cure dents, pour ceux qui pourraient en avoir usage :

  • Abonnements : vous croyez – bêtement – qu’il y a un marché périodiques dans votre institution, et qu’il vous suffira soit de supprimer les abonnements auprès du groupeur, soit de les reprendre. Et là, en mars, vous découvrez tout un tas de titres pris hors marché auprès des éditeurs, avec des contrats de tacites reconduction résiliables par lettre recommandée avec AR 3 mois avant la fin de l’année civile. Vous financez donc une année de plus les doublons que l’intégration physique était censée supprimer. Méfiez-vous donc des Journaux officiels, des Lamy, de l’OFUP, des publications associatives (liste non limitative).
  • Bibliothèques associées des bibliothèques associées : vous pensez – bêtement – que les centres de documentation gèrent la documentation. Vous traitez les collections, reprenez les abonnements, et découvrez que vous êtes désormais censé servir aussi 2 bibliothèques de composantes dans d’autres villes, quelques tiroirs dans les bureaux d’enseignants-chercheurs, qui ne comprennent pas être si mal servis.
  • Abonnements en ligne à mot de passe : vous imaginez – bêtement – que dans une institution honnête, personne ne fait plus ça. Et découvrez que vous être désormais incapable juridiquement de faire partager à une communauté de 800 personnes les fascinantes archives du Moniteur des travaux publics, des Cahiers Espaces, ou de la Gazette des communes. Là je n’ai pas le cure-dent, mais si vous en avez un, je vous l’emprunte bien volontiers.
  • Des mémoires d’étudiants : vous supposiez – bêtement – que les 300 ml de mémoires qui ornaient votre magasin représentaient une belle part des travaux d’étudiants soutenus dans votre université. Vous allez découvrir que vous avez 2 ans de boulot à traiter les 60 ml dont vous venez d’hériter, à identifier les filières de production qui menacent en 2 ans de vous saturer votre marge d’extension et à monter un dépôt institutionnel pour arrêter les frais.

Morale de toute cette histoire, intégrer des bibliothèques de composantes, c’est s’exposer à une belle illustration de la loi de Pareto : 80% du boulot, 20% du temps, 20%  du boulot, 80% du temps. Le meilleur cure dent pour la fin : quand l’intégration est finie, le vrai travail commence. C’est plus facile quand on s’y attend.

Crédits photo : Hector par Zarathoustra, via Flickr CC.

 

Le sel des projets (2/2)


14 Jan

Dans la série Le Sel SVP

  1. Le sel des projets (1/2)
  2. Le sel des projets (2/2)

Travailler avec :

… son Boss

credit photo : sanchtv Flickra) Le/la choisir. C’est, au sein de la FPE, la seule vraie occasion de choisir avec qui on va travailler. Plus facile qu’avec les autres ingrédients de la vie au travail parce qu’il n’y en a qu’un/e par établissement, et qu’en règle générale on est -au moins un peu- maître de ses propres mouvements de carrière et mutations. J’ai vu pas mal de collègues se focaliser sur la station de métro, le climat, la famille ou la fiche de poste et oublier qu’au quotidien le tempo est donné par le haut et que le bon management, comme le mauvais, ruisselle sur toute la pyramide de l’organisation.

b) lui demander d’expliciter le mode d’emploi et les marges de manoeuvre dont il/elle vous laisse disposer. De quoi doit on lui rendre compte a posteriori, de quoi doit on l’informer a priori, que doit-on soumettre à validation ? Doit-on privilégier un style formel ou détendu, le courrier, le mail ou le téléphone, la secrétaire ou l’adjoint ? Comprendre vite tout ça est le seul moyen d’établir la confiance, nécessaire pour tout le reste.

Voir aussi pour compléter mes lieux communs, un dossier court à lire et rigolo du journal du net, un bon billet sur  Troisième voie, un blog de management, ou une myriade de livres que vous trouverez tous seuls dans le SUDOC, bande de bibliothécaires que vous êtes.

… ses pairs

Là je me place du point de vue d’un “conservateur” faisant partie d’une “équipe de direction”, mais la même structure, en fractale, se retrouve à l’échelle de chaque service ou section.

c) considérer ses pairs comme des partenaires naturels. Comprendre leur rôle dans la bibliothèque, identifier là où les intérêts des services convergent et s’enrichissent. Que de bibliothèques où les chefs de section ne sont que rivaux, où la bibnum vit dans une tour d’ivoire, et où les acquéreurs se regardent en coin pour des miettes de budget !

d) Identifier les grands équilibres et jouer sa partie. Le Boss, tout omnipotent(e), compétent(e), bienveillant(e) qu’il/elle soit doit faire des choix et établir des calendriers, et il y a nécessairement des luttes d’influence : un CMS ou des chauffeuses confortables ? Les sciences ou le droit ? des moniteurs formation ou rangement ? Ne jamais ramener toute la couverture à soi (mauvais pour la bibliothèque dans son ensemble), sans jamais se faire oublier. Les autres ne joueront pas votre partie mais la leur. Parfois, le danger est d’être trop convaincant : avoir des projets communs facilite alors  la vie de tous !

… ses collaborateurs

e) Essayer de connaître les gens, de s’appuyer sur leurs qualités et de passer sur leurs défauts. Quels que soient les unes ou les autres,  faire avec, et aujourd’hui et demain, et se souvenir que pour beaucoup qu’ils étaient là avant soi et seront encore là après que l’on sera parti depuis longtemps. Ne pas oublier chaque individu, derrière la fonction qu’il occupe. Là aussi, lieux communs que tout ça, mais tout le reste s’appuie dessus.

f) Essayer de donner les moyens à chacun de comprendre ce qui s’est passé, ce qui se passe, ce qui va se passer.

Je passe une (pas assez ces temps-ci) bonne partie du temps de travail des autres à communiquer : temps d’entre-deux portes, toujours à recommencer ; réunions, dont au minimum une “de section” mensuelle, souvent trop longues  ;  CR de réunions systématiquement, trop longs, mais lus avec attention par certains et mon assurance face au leitmotiv “On m’avait rien dit, je-suis-pas-concerné”.

J’assume de plus en plus le bavardage, par lequel se noue la confiance, les entretiens professionnels de 3 heures où je reprends par le menu, avec chacun, un à un les projets de l’année à venir, les calendriers, et sa place dans l’ensemble.  Revers de la médaille, c’est souvent en dehors du travail des autres que je fais le lien entre tout ça, que je maintiens la cohérence des calendriers et la possibilité d’offrir à chacun ma vue de généraliste qui connait un peu de tout et ne s’occupe vraiment de rien.

g) Se résigner à perdre le fil, à se tromper – et à le reconnaître, à se contredire, à être contredit(e). Faire, c’est faire des erreurs, et confronter les plans d’action aux autres et à la réalité, c’est savoir les infléchir.

Je suis savante, expérimentée à la hauteur de tous ceux qui travaillent avec moi. Coordonner la puissance de travail déployée par une équipe est loin d’être le boulot ingrat que pourraient laisser croire les nombreux guides de management-réduit-à-la-gestion-des-conflits-interpersonnels.

… Gaston*

e) être le Prunelle de quelque Gaston* : le sel du métier, l’occasion de pousser de loin en loin des grands scrogneufegneu (y compris contre soi-même). Franquin en a pondu 19 tomes, qui en disent plus drôle que je ne saurais le faire !

* Que personne avec qui je travaille ne le prenne pour lui. Gaston, c’est moi, c’est vous, c’est les cagibis trop pleins, c’est mon bureau, les clés baladeuses, les fausses bonnes idées, les classeurs de photocopies, les bobos du bâtiment, etc. Gaston, c’est l’entropie contre laquelle s’investit au jour le jour l’énergie de tout responsable…

Crédits photos : objet fractal, Sanchtv via Flickr ; Gaston à Grévin, Gilles Couteau via Flickr CC.

 

 

Le sel des projets (1/2)


03 Dec

Dans la série Le Sel SVP

  1. Le sel des projets (1/2)
  2. Le sel des projets (2/2)

Bienveillant taulier, lecteurs lassés par mes soirées diapos sur “notre été d’étiquettes”, cette fois, promis, de la hauteur de vue (enfin, pas trop, je laisse ça au chef) et de quoi discuter.

A vue de nez, à part me promener et taper des compte rendus de réunion, dans ces histoires de puces et de cotes D., je n’ai rien “fait”*. Or, sans quelqu’un tenant ce rôle impalpable, rien ne se serait fait. Bref, on touche là au mystère du management, grand mot dont on se gargarise volontiers dès qu’on vient de régler son compte au “conservateur”, ce scientifique des bibliothèques.

En fait, j’ai été managée, et j’ai managé des projets et la vie quotidienne en BU. Alors concrètement ça donne quoi ?

Comment je suis managée

J’ai été recrutée, me semble-t-il, pour mon intérêt pour le service (je suis une fan des rapports d’activité) et ses projets, après deux discussions informelles avec O. Tacheau et 2 visites in situ. Je suis arrivée en septembre 2007 dans un service doté d’objectifs explicites, dans le cadre du contrat quadriennal [Rapport 2006, p. 63]. Un intranet performant m’a permis de prendre connaissance des CR de réunions des 2 années précédentes et des principales procédures, tant de sécurité générale que plus techniques (SIGB, circulation, etc.) En plus du suivi quotidien des 2 BU qui m’étaient confiées, j’ai immédiatement été invitée à réfléchir à un projet à moyen terme, la recotation et à animer le groupe transversal “Horaires et Temps”.

Des outils de suivis de l’activité quotidienne étaient mis en place, tant quantitatifs (statistiques ARC, principaux indicateurs partagés dans l’intranet), que qualitatifs (Libqual en 2008).

Tous les 15 jours, j’ai pu discuter en réunion de direction de comment faire face aux projets en cours, et être informée ouvertement de toutes les questions relatives aux moyens, aux difficultés, aux autres services du SCD (Belle-Beille, bibnum etc.). J’ai également pu faire part des projets que je gérais et de mes difficultés. Impalpablement s’est instauré un rapport de confiance que le projet recotation a cristallisé : ne demandant jamais de moyens pour demander des moyens, j’ai obtenu rubis sur l’ongle des moyens complémentaires lorsque cela s’est révélé nécessaire.

Bref, j’ai le sentiment d’être soutenue au quotidien, de ne jamais être isolée ou abandonnée aux difficultés, mais de rester entièrement autonome lorsqu’il s’agit de prendre des décisions, y compris lorsqu’elles engagent des demandes de moyens.

Des banalités mais pas si répandues : grandes lignes d’un projet de service explicite + communication structurée + transparence + ouverture + confiance = action possible. On ajoute l’enthousiasme partagé de l’équipe de direction pour la bibliothèque lieu-service-fenêtre-porteouverte-équipe-compétences, et ça donne en plus un environnement où je suis heureuse de travailler, ce qui ne gâte rien.

Sortir de la Bibnum 3/3


24 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Pour ce qui me concerne, j’essaie de lutter à ma manière contre cette isolement de la bibnum, en commençant par mes collaborateurs directs, auxquels je recommande de s’insérer au possible dans tout ce qui ne relève pas de la bibnum : l’équipe bibnum est donc une équipe polyvalente qui fait de tout (tout récemment, nous étions parmi les « petites mains » jetant tous les livres au sol à Saint-Serge) ou presque (nous travaillons encore le double salto arrière pour le spectacle de fin d’année, c’est difficile, mais j’ai bon espoir).

Par ailleurs, à titre personnel :

  • je ne rate jamais une occasion d’expliquer à l’un ou l’une ce que nous faisons (mais peut-être qu’il faudrait faire cela de manière plus systématique, instaurer un point bibnum semestriel – tiens, c’est une idée, ça…) ;
  • je tiens à faire du Service public (pour voir des usagers en vrai, mais aussi pour que les collègues locaux me considèrent comme un bibliothécaire avant de me considérer comme un geek – ce que je ne suis pas) ;
  • je participe quand c’est possible à la bibliothèque physique (Bu Plage étant l’exemple parfait d’une opération qui peut aider à casser le mythe geek/bibnum – depuis, on me parle) ;

Derrière tout ça, il y a un but et une logique : montrer que, d’un pavé de la Pléiade à un livrel, d’un usager in RL à un usager distant, il existe un continuum unique, celui de la bibliothèque.

Sortir de la Bibnum 2/3


17 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Donc : quelles sont les raisons qui empêchent que des “tests” ou des “expériences” issus de la Bibnum passent dans la vraie vie des collègues (i.e. dans leurs pratiques et leur horizon) ? Quelques hypothèses (vous interviendrez pour compléter) :

  • un manque de communication de la part de la Bibnum : ce que nous faisons reste encore trop opaque ;
  • un manque de curiosité des collègues non encore numériques : personne ne m’a demandé, en 2 ans maintenant, ce que je faisais au juste ;
  • un manque de compétences techniques : argument qui vient immédiatement à l’esprit mais auquel je ne crois pas une seconde – parce que tout le monde en bibliothèque utilise toute la journée un SIGB et qu’un SIGB est souvent bien plus compliqué que la plupart des outils de la Bibnum (enfin quoi, vous savez cataloguer dans des interfaces pourries et vous me dites ne pas savoir vous servir d’un agrégateur de liens…) ;

La liste reste ouverte. Au fond, je pense qu’avant tout, ce qui explique la difficulté à banaliser la Bibnum dont je parle ici, c’est le fait que la plupart des collègues n’ont pas saisi les enjeux généraux…

Où l’on revient au premier item : il faut communiquer et expliquer plus, moins les outils que ce qui se cache derrière : l’avenir des bibliothèques et du métier de bibliothécaire. Et ça, en fait, ça ne peut sans doute se faire qu’à l’interne, dans chaque bibliothèque, pas à pas, en discutant, expliquant. En sortant de la Bibnum pour que les collègues se rendent compte que nous ne sommes pas des allumés. Rude tâche.

Sortir de la Bibnum 1/3


10 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Broderie autour d’un sentiment diffus que j’éprouve en ce moment : la Bibnum peut s’avérer un piège. Explications : ma section est pour partie une sorte de petit laboratoire dans laquelle on peut tester des outils. Le livrel est l’exemple typique : on en discute avec les plus hautes autorités, on obtient la bénédiction des-dites autorités, on présente le projet en RED (Réunion de Direction) qui avalise et go, on lance l’expérimentation. Tout roule. Sauf que…. Sauf que c’est là que le piège peut se refermer.

Le risque est grand, en effet, de voir ce genre d’expérience rester, dans la tête des collègues non encore numériques, un gentil hobby qui ne relèverait que des amusements de la Binum. Partant, le danger est que personne (en dehors de la Bibnum) ne s’approprie ces outils. La Bibnum devient alors un jardin d’enfants où l’on occupe quelques illuminés pendant que les gens sérieux s’occupent de choses sérieuses (le Livre avec un grand L).

Toute la difficulté est donc, pour qui est dans la Bibnum, d’en faire sortir les outils qui y ont été testés/développés/peaufinés. Et ça, c’est pas de la tarte. Pour de multiples raisons que nous évoquerons la semaine prochaine.

La bibliothèque numérique humaine (3/3)


23 Oct

nicoLast but not least, Nicolas, aka Nico_AsLi, qui est tout à la fois mon adjoint sur la section Bibnum, responsable des périodiques électroniques, des enquêtes, des missions d’évangélisation chez les enseignants-chercheurs, overbooster Ubibien, et toutes les missions auxquelles je ne pense pas (la principale de ses fonctions secrètes étant d’éviter que je touche à tous les boutons sur le grand tableau de pilotage électronique du SCD).

Par ailleurs, basketteur semi-pro spécialité corbeille à papier, Nicolas tient également un blog.

Ce qui me fait me rendre compte que 100 % des membres de l’équipe Bibnum ont un blog… ” Vous avez dit bizare… Comme c’est bizarre… ”

Voilà, nous avons fait le tour de l’équipe (je ne peux pas vous révéler tous leurs secrets, ils ont des dossiers sur moi). En résumé, peu de monde, mais du bon, qui travaille vite et bien. La bibliothèque numérique, c’est simple comme ça.

La bibliothèque numérique humaine (2/3)


21 Oct

Anne-Marie4et demiLa seconde personne qui travaille dans la section Bibliothèque numérique s’occupe entre autres choses de SFX : Anne-Marie gère ainsi l’énorme base de connaissance de SFX qui fait les liens entre Bases de données et revues électroniques, mais aussi les thèses électroniques et d’autres choses qui font bip.

Avec SFX, c’est elle qui s’assure que le clic amène au bon article, et pas dans les débarras du net ou sur des ressources auxquelles nous n’avons pas accès. Pour les thèses, c’est elle qui les dépose sur TEL en permettant ainsi que les travaux des doctorants angevins soient lisibles de partout, et gratuitement.

Chez Anne-Marie aussi et étrangement, en plus de la cuisine et des bons vins. il y a blog, et histoires de couture, de tricots et de fil. Je commence à me demander si le numérique ne conduit pas naturellement aux travaux d’aiguille…

La bibliothèque numérique humaine (1/3)


19 Oct

Dans la série Humains

  1. La bibliothèque numérique humaine (1/3)

Allez, passage dans les coulisses pour s’intéresser aux personnes de mon équipe. Parce que dans le numérique, il faut des humains pour pédaler et faire marcher la machine. Je vous présenterai donc successivement les 3 personnes qui ont pour redoutable mission de m’éviter de tout casser.

ph7Céline est celle qui parle à l’oreille d’Aleph. Une bonne part de son quotidien, c’est les entrailles de la bête, les fichiers de configuration, les services qui travaillent nuitamment, les trucs qu’on ne comprend pas vraiment, nous. Toute la journée, elle parle à Aleph (et Arc, son outil de statistiques), et le truc qui nous épate, c’est qu’Aleph écoute et fait ce qu’on lui demande.

Vous allez me dire, ouh là, une geekette, une pure, une dure. Que nenni. Parce que par ailleurs, il y a aussi in RL travaux de couture qui donnent lieu à livre et blog : qui a dit que les bibliothécaires numériques vivaient dans un monde virtuel ?

A la recherche du temps perdu


29 Sep

La question des marges de manœuvre (je parle uniquement ici du temps de travail, pas de la question politique ou humaine) dont l’on dispose en bibliothèques pour mettre en place certaines évolutions est évoquée de temps à autre (récemment, ici dans les commentaires). En fait, ce que l’on se demande forcément lorsqu’il s’agit de mettre en place un nouveau service, c’est à quel endroit l’on peut dégager du temps, ou quels sont les glissements qu’il est possible de faire, dans les occupations des équipes, pour qu’elles fassent ceci plutôt que cela.

L’exemple canonique est le catalogage : utiliser pour ce dernier des notices dérivées de réservoirs permet à l’évidence de dégager un temps/homme-femme important, qui peut être utilisé pour des tâches plus proches de l’usager (accueil ou médiation par exemple).

Quelles sont les autres marges temporelles de manœuvre dont nous disposons, à votre avis ? Où perdons-nous du temps ? En cherchant à plusieurs, on devrait dégager un temps fou… Les commentaires sont ouverts.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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