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Livre numérique, offres et usages / ADBS / Paris / Journée d’étude (2/2)


20 Nov
(Notes en vrac – mes commentaires en italiques)

B. LES USAGES (Après-midi)

CR rapide d’une membre de l’ADBS / dernier congrès de l’IFLA => livre numérique prend de plus en plus d’importance. Enquête menée (Texas ?) a montré réticences des professionnels (bibliothécaires) face à des outils et supports avec lesquels les Pro ont encore quelques difficultés (…) En Chine, explosion, véritable industrie, mais même problème. Revient sur expérience cartable numérique

1. La place des e-books dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche: usages et négociations au sein du consortium Couperin (Elise Chapoy et Hélène Garriaux, Couperin, Cellule eBook)

(J’ai suivi d’une souris distraite – Couperin, je vois ce que c’est)

  • Présentation de la cellule, de sa composition, de ses actions. Intervention qui rend compte de l’existant actuel dans les bibliothèques. Plus de contenus dans les Bu. Pas de réelles politiques d’acquisition ; pas plus sur le gratuit. Problème de visibilité nationale des contenus (SUDOC / Abes n’a encore pas émis de recommandations).
  • Statistiques : usages plutôt sciences dures ; et plutôt premiers cycles. Plutôt outils de référence.
  • (j’ai raté un morceau)
  • Conseils : partir des besoins des utilisateurs / améliorer le fonctionnement des plateformes (parcours de prêt trop compliqué par exemple) / créer les conditions d’un service performant.
  • Ensuite, présentation des négociations (e-books mais pas seulement) dans Couperin
  • 10 commandements de l’éditeur d’e-book

2. Le projet Sylen et l’expérimentation d’E-reader à la BPI et dans d’autres bibliothèques (Isabelle Antonutti, BPI)

  • Projet de créer une tablette de lecture française supportée par un groupe de plusieurs partenaires de toute la chaîne des compétences mises en oeuvre dans l’e-book (support et contenus). Fin du projets 2009 : 10 protos 3G logiciel de lecteure Read Ease sous Linux + plateforme avec quelques contenus créés par ePagine (projet semble moribond)
  • Ensuite, livrels à la BPI et dans BMs. Expérimentation BPI => 10 Sony PRS 505, contenus Numilog et Publie.net / Même difficultés que celles rencontrées par Bu Angers (avec les difficultés DRM en plus, niark niark). Présente le worflows des fichiers en backoffice. Pas d’éditorialisation, problèmes de typographie et de métadonnées, problèmes typographie, mise en page. Modalités pratiques : consultation sur place, 27 prêts en 6 jours, 70 % d’hommes, 50 % de plus de 40 ans, 62 % consultation rapide 15 mins. Rend compte des retours des emprunteurs (impressions sur la machine et la lecture).
  • Expérimentation BM Troyes : 6 Cybook, libres de droits classiques (au départ Numilog) ;
  • La Roche sur Yon : Contenus variés (romans, extraits, classiques, audio prestation de Slam) ; partenariat avec IUT ; test par des volontaires dans commissions multimédias ; mise à dispo (à venir) dans résidences de retraités
  • Issy les Moulineaux : 19 machines (8 Sony, 5 Cybook, 5 Opus), démarrage prévu 6 janvier 2010, mise à dispo en interne, contient 200 fictions et essais libres de droit
  • BDP Cher : Chermédia / deux Sony prêtés en toute petite bibliothèque (la Guerche sur Artois), prêt, classiques et Publie.net
  • De plus en plus d’expérimentations
  • (Globalement, mêmes conclusions que les miennes)

3. La maniabilité des supports de lecture, l’expérience de chercheurs de l’INRIA (Kumar Guha, INRIA)

  • Responsable info scientifique et technique centre de Rocquencourt – rappelle le fonctionnement général d’une tablette, les évolutions prévisibles des outils (couleurs, vidéo), l’offre actuelle en France. Présente produits en cours de developpement (Kindle DX, TXTr, Sony Touch Edition, Nook, Netronix, Handlin, Flepia). Evoque Nintendo DS, téléphones portables, Pi Book
  • Tests effectués à l’INRIA sur 1 PRS505 & 1 Iliad ; chercheurs pas intéressés par ebooks en ligne => les tablettes pouvaient être des supports intéressants. Retours assez négatifs de la part des chercheurs ayant empruntés (lisibilité, lenteur, etc…) qui souhaitent plus de rapidité, plus d’interactivité.

4. Prêter des lecteurs aux lecteurs : ce que la réalité nous apprend (c’est Bibi qui s’y colle – support tiré de l’intervention au CLEO / Marseille déjà postée ici)

Conclusion
/ Les enjeux pour les professionnels de l’information : construire des bibliothèques numériques à valeur ajoutée, faciles d’accès et adaptées aux besoins des utilisateurs (Elisabeth Gayon, présidente de l’ADBS)

Livre numérique, offres et usages / ADBS / Paris / Journée d’étude (1/2)


20 Nov

Dans la série ADBS Livre numérique

  1. Livre numérique, offres et usages / ADBS / Paris / Journée d’étude (1/2)
(Notes en vrac – mes commentaires en italiques)

A. L’OFFRE ÉDITORIALE ET TECHNIQUE (Matin)

1. L’offre de livres numériques : développement et modalités d’accès (Ruth Martinez, GFII)
(j’ai raté cette intervention)

2. L’offre et le modèle de distribution d’Eden livres (Alban Cerisier, Gallimard)
(pris en route, je suis arrivé en retard)

  • Maîtrise de la distribution (ça commence bien…), maîtrise du prix de vente, contrat de mandat, éviter de passer par un diffuseur unique qui pourrait avoir position de prédominance (séparation des fonctions) pour éviter les positions d’exclusivités (cite l’exemple d’Amazon et son modèle vertical) ; Question de la future gestion de l’interfaçage avec des acteurs type Orange ou Sony (PsP) pour la BD) ; question de la juste rémunération des acteurs de la chaîne.

3. L’offre Numilog pour les bibliothèques et centres de documentation (Alain Patez, Numilog)

  • Alain Patez vient de rejoindre Numilog (ce lundi, annonce-t-il) et présente la société ; resitue son parcours par rapport aux ebooks ; entame présentation (classique) de la boutique (60 000 livres numériques, dont 20 000 français) ; etc. revient sur le marché des livrels et ebooks (supports, contenus) ; deux formes de lectures, en ligne (pdf) et sur supports mobiles (ePub) ; des fonctionnalités enrichies grâce à Hadopi…. (je le crois pas…) ADOBE et des DRM partout ; avantages et atouts du livre numérique ; schéma technique de la manière dont le client (la bibliothèque) utilise les entrepôts numériques de Numilog ; chronodégradibilité ;

3. Bis (Questions/réponses)

  • Quid des ventes réelles et globales (question d’un petit éditeur, qui affirme qu’elle vend 8 x plus en vente numérique  directe qu’en passant par Numilog) => réponses autour du manque de visibilité des aggrégateurs par rapport à la “marque” que représente un éditeur/une collection ; les aggrégateurs arguent d’un potentiel pas encore réalisé (exemple du Japon comme marché florissant) ;
  • Question à Numilog : quid du référencement dans les catalogues des clients ? => c’est une option ; pas de fourniture de notices pour l’instant. Question de qui fournit les données catalogue pas encore déterminée dans la chaîne.
  • Demande de précisions sur le modèle économique de Numilog => abonnement à la plateforme (1500 Ht pour BM, 1800 pour Bu) + achat pérenne ou abonnement annuel à des livres.

4. L’offre de bibliothèques numériques d’ouvrages de Cairn.info à destination des institutions (Thomas Parisot, Cairn.info)

  • Migration de Cairn depuis les revues vers les monographies. Rappelle les origines de Cairn (Erosion diffusion, nouvelles attentes ; importance de la logique de mutualisation) et explique le fonctionnement de Cairn (accès, coûts, etc) ; statistiques d’usages et statistiques en hausse ; les enquêtes ont montré l’absence du public niveau L => nouvelles revues et magazines plus “grand public” et presse ; arrivée d’ouvrages collectifs de recherche, encyclopédie, ouvrages de référence, Que sais-je (mise en contexte par rapport aux contenus des Que Sais-je) => globalement, souci sur la plateforme de créer des liens internes (cité par, du même auteur, etc…) ou externes (logique d’un web académique) ; possibilité d’acquisition par chapitres (intéressant, cette problématique de la granularité qui change – vente à la découpe => c’est quoi, un livre ? Et quand c’est toi l’auteur, comment tu vas intégrer cette granularité dans ton écriture ?)

5. Pour un Web du Livre : le protocole OPDS (Hadrien Gardeur, Feedbooks)

  • Présentation générale de Feedbooks ; Quelle est le vrai frein pour le marché du livre électronique ? Les périphériques ? Il n’y a pas d’outils miraculeux, inutile de les attendre / Les formats ? tout s’est simplifié avec d’une part Amazon, d’autre part un éco-système autour d’e-pub / Les contenus ? ça reste problématique mais ça n’explique pas l’absence de décollement du marché / Le vrai problème, c’est la diffusion. Modèle du Nuage intéressant malgré ses blocages propriétaires et non distribués (Amazon, Google Editions, Barnes & Noble)
  • Ecosystème BookServer : modèle distribué in the Clouds ; et reposant sur un standard ouvert. Sociétés impliquées : Internet Archive, O’Reilly, Adobe, Feedbooks, OLPC, Lexcycle, BookOven, Aldiko ; via OPDS, on veut acheter un livre, l’emprunter, s’abonner à un journal ou télécharger. OPDS utilise technologies WEB et là-dedans plus précisément, HTTP + Atom + Métadonnées + Liens (bon en fait, flux + modèle de description + liens qualifiés pour navigation et/ou interaction) ; accès via navigateurs classiques + systèmes de lectures OPDS (iPhone + Stanza, Androïd) ; Possibilité d’aggréger des flux OPDS (Inkmesh, openLibrary, Good reads, Librarything (la fonction get this book, c’est de l’OPDS), Netvibes puisque flux Atom)
  • Projet datant d’avril 2009 / Octobre 2009, Conférence “Making Book Apparent”, spécifications en écriture, OPDS déjà en production
  • Feedbooks distribue 40 000 livres / jour via OPDS

6. Questions/réponses sur la matinée

  • Une bibliothécaire : “J’ai beaucoup de mal à me projeter dans OPDS… Comment pourrions-nous utiliser OPDS” => Diffuser son catalogue via OPDS donne visibilité et possibilité d’emprunts ; l’objectif est de permettre à l’usager de toujours pouvoir accéder aux contenus qu’il veut avoir. Exemple d’Internet Archive qui utilise OPDS et permet d’emprunter.  Pas nécessairement une démarche locale de bibliothécaire, mais de nouveaux outils pour les éditeurs de SI et autres SIGB (pas encore dans la danse, le projet était surtout technique pour l’instant) ; coeur technologique volontairement simple.
  • OPDS : quid de la problématique des droits par rapport aux conditions des fournisseurs ?
  • Consoles de jeu et OPDS ? HG : pas de problème technique mais problème du modèle des constructeurs et du droit de “péage” demandés. Cartouche “Folio Classiques” à venir sur Nintendo.
  • Piratage des livres électroniques ? le piratage existe déjà, existait pour le livre papier. Positions selon laquelle le piratage pourrait dévelloper les usages, mais les éditeurs (surtout pro) ont une crainte énorme sur ce point. Etudes en cours sur ce point et sur la réalité du piratage. Contre-argument : le piratage peut aussi favoriser l’achat.
  • Quid de la place des petits libraires, petits éditeurs, dans ces mutations ? Ces outils leur permettent sans doute effets de levier => ils ont toute leur place dans ces éco-systèmes.

Sortir de la Bibnum 1/3


10 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Broderie autour d’un sentiment diffus que j’éprouve en ce moment : la Bibnum peut s’avérer un piège. Explications : ma section est pour partie une sorte de petit laboratoire dans laquelle on peut tester des outils. Le livrel est l’exemple typique : on en discute avec les plus hautes autorités, on obtient la bénédiction des-dites autorités, on présente le projet en RED (Réunion de Direction) qui avalise et go, on lance l’expérimentation. Tout roule. Sauf que…. Sauf que c’est là que le piège peut se refermer.

Le risque est grand, en effet, de voir ce genre d’expérience rester, dans la tête des collègues non encore numériques, un gentil hobby qui ne relèverait que des amusements de la Binum. Partant, le danger est que personne (en dehors de la Bibnum) ne s’approprie ces outils. La Bibnum devient alors un jardin d’enfants où l’on occupe quelques illuminés pendant que les gens sérieux s’occupent de choses sérieuses (le Livre avec un grand L).

Toute la difficulté est donc, pour qui est dans la Bibnum, d’en faire sortir les outils qui y ont été testés/développés/peaufinés. Et ça, c’est pas de la tarte. Pour de multiples raisons que nous évoquerons la semaine prochaine.

Publie.net, la notice et le catalogue


01 Sep

Depuis quelques jours, l’intégralité des notices bibliographiques Publie.net descend dans notre bon Aleph qui avale tout ça tranquillement et nous autorise donc à proposer la production Publie.net dans notre catalogue, comme n’importe quel livre à l’ancienne (voir cette notice par exemple).

Avantage : notre offre est moins dispersée pour les usagers qui passent par ledit catalogue (si, si, ça existe). Ce n’est pas encore parfait car :

  • il faut régler la question technique de l’accès à distance d’un usager qui passerait par le catalogue (mais des solutions via CAS sont déjà disponibles chez l’Immatériel) ;
  • et pour l’instant, nous perdons tout l’environnement critique proposé sur la plateforme de Publie.net autour de chaque texte (ainsi, pour le texte ci-dessus donné en exemple)

mais c’est un pas important dans la gestion de ce nouveau support littéraire par nos machines habituelles (nos bonnes vieilles données bibliographiques de base sont là), et dans la visibilité de ces ressources par nos usagers.

PS1 : pas de PS sur ce billet

PS2 : oui, j’ai comme un tic de langage sur les PS

Chrono-machin


27 Aug

Je vois passer de temps à autre des offres de prêts de fichiers numériques (livres) basées sur un modèle où les fichiers sont réellement prêtés à l’usager, ce qui se fait via des DRM et autres protections chrono-dégradables.

Cette option DRM+Chrono-machin n’a à mon avis aucun avenir pour une raison simple : un fichier protégé, ça se déplombe ; et un chrono-bidule, ça s’arrête. Une fois déplombé, l’usager (ou le bibliothécaire, oh mon Dieu….) fait ce qu’il veut dudit fichier (entendez, le diffuse comme il en a envie). Et à mon avis encore, on trouve déjà (ou alors ça viendra très vite, c’est une simple question de masse critique), des outils opensource sur le net qui permettront de déplomber TOUS les fichiers drmisés et chrono-protégés (souviens-toi du Vase de … euh non, de la protection “inviolable” des DVD et de DeCSS).

C’est pour cela que l’autre option (livres accessibles online, ce que nous avons déjà pour la doc. élec. “classique”) me semble nettement plus viable. Parce qu’il est plus compliqué de pirater ça. Techniquement, il est certes possible de “vider” le réservoir d’un fournisseur (tout gestionnaire de doc. élec. a déjà eu des soucis avec des bots pilotés depuis la Russie qui utilisent une machine dans le réseau Univ., sont donc reconnus via IP et pompent massivement les réservoirs – pour en faire quoi, je ne sais… l’intégralité des archives d’une revue scientifique n’intéresse pas M. Durand, citoyen lambda pour lequel j’ai par ailleurs le plus grand respect)

Pardon je m’égare (mais l’histoire russe est vraie) : donc techniquement on peut “déraper” dans le cadre d’une lecture online avec reconnaissance via IP, mais c’est plus technique, justement. Alors que déplomber un fichier DRM, c’est pas pour dire….

Bref : je pense donc que les fournisseurs qui proposent du DRMisés Chrono-machin ont tout faux. Ils creusent leur propre tombe. Et ce d’autant plus vite, je crois, si l’on croise ce qui précède avec l’évidente arrivée d’outils connectés 24/24 et donc parfaitement aptes à la lecture online.

Le DRM chrono-machin, c’est une réponse technique du passé, sur des modèles du passé, à des problématiques on ne peut plus actuelles. Enfin, tout ça n’engage que moi.

PS : ce billet est la resucée quai-intégrale d’un mail échangé avec quelques affreux autour de ces problématiques. Lesdits affreux voudront bien rester discrets sur ma fainéantise manifeste.

Convergence, les signes


30 Apr

Ouf, je ne suis pas trop à côté de la plaque. A ma gauche, la FLEPia de chez Fujitsu : e-ink couleur.

flepialarge01

ou le prototype Bridgestone repéré via Lorenzo Soccavo.

bridgestone_latest_e_paper_won_11

A ma droite, la Crunchpad : LCD couleur

crunchpadb5

Tout ça communicant et tactile. On converge, on converge…

PS : ah et évidemment, il y a ça…..

L'arbre qui cache la forêt


28 Apr

J’ai esquissé la problématique ici (diapo. n°58), j’y reviens aujourd’hui suite à conversation avec OT (nous préparions son périple belge) : la question du livrel comme support de lecture ne doit pas nous faire nous focaliser sur une question annexe, au détriment des questions de fond. Je m’explique.

Avec ces livrels qui déboulent, l’on a tendance à se positionner seulement sur le matériel (Comment allons-nous gérer le prêt ? Faut-il prêter des livrels ? Faut-il acheter des livrels dont on sait qu’ils seront obsolètes très vite vu l’effervescence technique en ce domaine ? etc…) et la question de l’offre (Qu’allons-nous mettre là-dessus ?).

Mais dans le fond, ces outils, dans leur forme actuelle et à venir, sont sans importance. Ce qui me semble important, c’est les interrogations qu’ils (les livrels) posent à la bibliothèque dans son positionnement face à des outils et pratiques déjà induites par le net ; interrogations que nous n’avons par ailleurs toujours pas réglées ; et que les livrels, dès lors (rapidement) qu’ils auront convergé avec le modèle de l’ordinateur portable, ne feront que dramatiser.

Les vraies questions là-derrière, c’est plutôt : qu’est-ce qu’une bibliothèque qui ne gère plus que des flux ? Qu’une bibliothèque qui travaille de plus en plus avec des usagers distants ? La bibliothèque physique deviendra-t-elle à terme (assez rapidement) un “simple” lieu social (c’est très loin d’être péjoratif pour moi) ? Comment allons-nous gérer ça du point de vue des ressources humaines ? Qu’est-ce qu’un bibliothécaire ? Quelle sera ou pourra être notre valeur ajoutée dans le flux ? etc.

Robert ne veut pas lire


14 Apr

Premiers contacts avec Robert ne veut pas lire, une maison francophone d’édition canadienne à la démarche très très intéressante (tous les détails sur leur site) :

  • les livres que publie et vend (pas cher…) Robert n’existent que sous forme numérique, et pour des outils de lecture mobiles (iPod, Sony Reader, Kindle) ;
  • les livres que publie et vend (pas cher…) Robert sont d’abord des feuilletons, et l’on complète l’ouvrage à mesure qu’il paraît (mises à jour en ligne).

On aura compris ce qui me plaît ici :

  • Encore un signe que la littérature peut exister sous forme nativement numérique ; la bascule continue, les flacons changent, l’ivresse est toujours la même ;
  • On renoue avec une forme (le feuilleton) dont nous savons tous le succès qu’il a pu avoir (vous voulez des noms ?) ; et l’outil numérique permet d’avoir un livre, au final, potentiellement,  infini (très exactement ce dont parle Borges dans le Livre de Sable – oui, j’ai lu des livres en papier dans le temps et oui, je pense que Borges aurait beaucoup aimé ce qui se passe en ce moment).

Bref, encore quelque chose qui bouge et cherche et invente. Passez voir Robert, il ne veut pas lire, mais ce n’est pas bien grave : il vend des livres.

PS : et du coup, j’ai chargé Comme un donut perdu dans un champ de tabac de Nicolas Ancion. Oui, lui. Le monde est de plus en plus petit, y’a pas.

ancion

Ta bibliothèque in the clouds


10 Apr

Bon, le petit quart d’heure “j’imagine le futur” consécutif à une longue conversation téléphonique récente avec une collègue DCB17 qui travaille là-dessus pour la BPI en ce moment.

Sur les livrels, je pense qu’on va vers :

  • pour les outils de lecture/travail, une convergence technologique avec des outils format tablettes, clavier on demand, écran couleur e-ink (pour la consommation d’énergie – gros avantage sur le LCD)
  • une offre documentaire & de fiction “dans les nuages”, i.e. pas de téléchargements, mais une lecture et possibilité d’annoter en ligne (je pense évidemment à la liseuse de l’Immatériel)
  • (quasiment) plus d’achats à la pièce, mais des abonnements qui ouvrent des accès (le modèle doc. électronique, quoi – l’offre Cyberlibris est un premier pas)
  • conséquence collatérale : la littérature se refeuillettonise et/ou devient infinie (j’en reparle bientôt avec “Robert”, vous verrez)

Quid des bibliothèques là-dedans ? Hum…. Ben la même place que celle qu’elle a déjà pour la doc. électronique : acheter en gros pour les usagers ; et mettre les accès en place (identification en particulier). En résumé, gérer du flux.

Et surtout, rechercher des pépites (i.e. travail de sélection et de médiation dans cette masse énorme et qui ne cesse de grossir – nouveautés + rétrospectif). Une fois encore (je l’ai déjà dit ici), l’acquéreur comme il existe actuellement sort du tableau, mais tout un travail de médiation active apparaît.

Donc : les livrels ne font que permettre une généralisation du modèle “flux” en facilitant la lecture en ligne (nos yeux s’useront moins vire, et le livrel ne va pas tuer le livre, mais Afflelou…)

Question à moi-même : et avec tout ça, alors, pourquoi si peu d’ebooks (contenus) à la Bu d’Angers ?

Réponses :

  • Parce que la lecture d’un bouquin sur écran LCD n’est pas satisfaisante (attendons la convergence ci-dessus évoquée) ;
  • Parce qu’il n’y a pas de demande exprimée ;
  • Parce que le livre est mort comme somme/compilation (au contraire de l’article et du fragment) : je préfère acheter de l’accès à la revue que de l’accès à des livres.

PS : il s’agit ici de notes personnelles. J’indique cela pour que vous ne les lisiez pas et pour que dans quelques années, je sois seul à me rendre compte du ridicule de ce billet qui tente de faire des prédictions à la noix.

PS2 : pour Lully, temps de rédaction de ce billet, 15 minutes (ça explique pourquoi c’est n’importe quoi)

Le flacon et l'ivresse


02 Apr

Intervention hier (oui, c’était le 01 avril, mais je suis resté sérieux ; et oui, il faudrait que je bosse un peu plutôt que de passer mon temps à me “promener”) à l’ESSCA Angers pour l’Assemblée générale de l’ACIEGE : il s’agissait de parler d’ebooks et surtout de livrels. J’ai essayé de faire une courte synthèse me permettant de montrer à l’assemblée forcément attentive que les choses ne sont pas simples, mais qu’il est amusant de foncer dans le brouillard.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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