Nouvelle édition de Bu-Plage, même concept, mêmes procédures, et 117 kits mis à disposition des usagers de la BUA à compter de demain.
Nouvelle édition de Bu-Plage, même concept, mêmes procédures, et 117 kits mis à disposition des usagers de la BUA à compter de demain.
Voici quelques temps, une mienne connaissance (A.P. pour ne pas le nommer) attirait mon attention (et celle d’autres qui vont se reconnaître) sur cette intervention de François Gèze sur le livre dématérialisé. J’ai répondu au-dit A.P. dans le temps même où j’écoutais ladite communication. Ayant soumis ma réponse à la lecture et au vote des autres sollicités, qui m’ont majoritairement donné leur accord, en voici le texte in-extenso et non-retouché, où l’on voit que la drogue, c’est mal.
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Ai très peu de compréhension des conséquences des mutations en cours/prévisibles du “livre” sur l’édition et son système de production et économique (je n’y connais rien, n’y comprends rien).
Intuitivement (mais je suis peut-être hors-sujet, j’écris en écoutant Gèze en fond ; par ailleurs, je parle comme “professionnel” des bibliothèques (hum…) et comme “auteur” (re-hum))
Le livre pour moi est en train de glisser et d’exploser et le Livre (on remarquera la majuscule), c’est le net ; la granularité devient à la fois énorme (tous les livres) et infinitésimale (le mot noyé dans cette masse).
Peut-être que mon métier (de bibliothécaire) ne va plus être “que” de tracer des routes là-dedans, i.e. monter des squelettes qui permettent à l’usager de suivre un chemin (je pense là à quelque chose comme une carte physiquement “browsable” – regardez cette photo et imaginez que cette structure est un chemin SUR le Net, qui permette de s’y “promener”.) En tant auteur (re-hum), rien ne change à part la possibilité d’une instantanéité de ma diffusion (la littérature instantanée… une sorte de création sous projecteurs quasi permanents, une écriture comme work in progress sans fin, en temps réel et toujours exposée au regard – un happening total, en somme).
L’éditeur/édition deviendrait aussi une sorte de cartographe… et vendrait sa valeur ajoutée de “path-finder”… (avec la librairie à un second niveau de path-finder pour la commercialisation – pas d’accord avec Gèze sur le fait qu’un libraire est meilleur qu’un algorithme de conseil… c’est juste une question de temps, que de voir un logiciel libraire qui pourra remplacer n’importe quel libraire – oui, ça fout les jetons)
Tiens, bizarrement, en écrivant, je m’aperçois que les deux métiers (bib et éditeurs) convergent. La différence ? Le premier rend un service public non monétisable (a priori) ; le/s second/s vend/ent un service.
Concernant papier/numérique : le papier devient un support d’archivage des flux numérique, qui “ferme” le discours et le fige enfin (je rejoins totalement Gèze là-dessus) mais je doute que le papier ait un réel avenir ailleurs que dans des silos destinés à cet archivage (mission autre des bibliothèques ; mission de mémoire publique). Cela dit, la fonction d’archivage sous support papier n’est à mon avis que temporaire (nous réfléchissons toujours avec en tête l’idée d’une technologie informatique d’archivage peu résistante/pérenne ou en tous les cas, moins que le papier… ça aussi ça va sans doute changer et je pense que des technologies numériques (?) (mais je ne sais lesquelles) seront rapidement disponibles, qui seront plus pérennes que le livre – du genre inscrire le livre dans la structure de l’univers et pouvoir y retourner le lire…)
Remarque : Gèze (et nous peut-être) réfléchit toujours sur la base de la forme du Codex (exemple de l’ultimate book) ; or c’est quand même autre chose que moi, en tant qu’auteur (re-hum) je travaille. Je ne travaille pas un objet, je ne travaille pas une forme de “dépôt” final, je travaille un rythme et une “parole” dont j’ai l’impression qu’ils peuvent exister absolument en dehors de la forme du codex (la preuve : je ne pense jamais à la forme du codex, ma forme finale, c’est la phrase ; du livre comme phylactère et le net le permet, non ? C’est quoi ce que je twitte de mes textes sinon cela ?)
D.
PS : désolé de ce mail un peu en vrac, écrit à la volée (work in progress…) ; désolé de prétendre parler comme “auteur”
PS2 : on notera que je n’ai aucune réflexion sur le sujet : je parle d’impressions (jeu de mots involontaires – mon psy aimerait beaucoup, si j’en avais un)
PS3 : me dit après relecture de ce fatras que, si Alain et les autres pensent que si ça en vaut la peine (mais alors vraiment, je veux dire, en laissant de côté toute amitié flatteuse) et si Alain donne son accord, je peux peut-être publier ce “texte” tel quel sur Face Ecran – vous me direz, tapez 1 pour “oui tu dois mettre en ligne” / 2 pour “non tu es encore en pleine délire mon pauvre Daniel prends tes pilules et va te coucher”
Luc Spooren (société Unibook.com, spécialisée sur l’impression à la demande)
Précisions sur ce qu’est Unibook et les services possibles. Présentation de l’entreprise (appartient au groupe Peleman). Unibook comme plateforme d’édition et de diffusion. Question de la sécurité des fichiers déposés sur les serveurs d’Unibook. Les utilisateurs actuels d’Unibooks sont surtout des non-institutionnels et des particuliers non-écrivains “pro”.
Revient sur les bouleversements actuels du monde du livre et sur les différents modèles économiques de l’impression à la demande.
Le PoD (Print on Demand) redonne vie aux ouvrages épuisés et/ou prolonge la durée de vie du livre. Prévoit une commande du livre papier depuis la liseuse…. Le fichier numérique vient en premier et est diffusé en premier, le papier comme fin de la chaîne.
Virginie Clayssen
Impression à la demande, certes. Mais à la demande de qui ? Evoque l’auto-édition, et le changement de la manière dont on considère à présent quelqu’un qui s’auto-édite. Parle de l’édition d’un livre comme commodité liée à des moments, ou à l’objet tout simplement. Mais la demande peut venir aussi du lecteur.
Le livre peut n’être n’est plus jamais épuisé : le livre est juste endormi. Parle également de la piste du livre personnalisé et de nouveaux services éditoriaux (pick & mix par exemple).
La technologie permet à l’éditeur d’imaginer de nouveaux produits et/ou de nouveaux services.
Q/R avec la salle
Une fois n’est pas coutume et pour prouver à tout le monde que je suis un bibliothécaire, un vrai, je vais parler de livres en papier et du projet Bu-Plage actuellement en cours.
Nous proposons donc à nos usagers, en cette fin d’année universitaire, 84 kits-été constitués selon un principe très simple : nous avons demandé aux personnels volontaires de la Bu de construire, autour des thématiques qu’ils inventeraient, des regroupements (5 documents maxi) de romans et/ou BD.
Les dits paquets de bouquins, packagés de jolie manière et auxquels nous avons ajouté les éléments essentiels de l’été (trucs pour sentir bons, crème solaire et préservatifs), sont proposés à l’emprunt sans que l’usager n’ait d’autre renseignement sur le contenu (les livres du paquet) que ce qu’en révèle son titre thématique. L’emprunteur découvre donc après l’emprunt ce qu’il va lire sur la plage.
Rien de spectaculaire, rien d’inédit, mais une chtite opération sympathique pour initier, nous l’espérons, des découvertes. Wait & see.
Demain, je vous explique comment on s’est organisé concrètement (et rapidement parce qu’il a fallu monter tout ça en 15 jours) et en attendant, je vous montre la manière dont les choses ont été présentées dans le hall de la bibliothèque (merci à OT pour la photo) :
Rebond sur le post du Nombril : si OT s’étonne plutôt du fait de voir vendu des bouquins que l’on peut consulter par ailleurs gratuitement en ligne (voir son billet), cette pratique de vente au chapitre me semble en plus appeler quelques remarques.
De fait, le parallèle avec le changement de granularité déjà constaté en musique me semble évident (plutôt qu’un achat d’album, on achète un ou deux titres). Si ce modèle se transpose au livre, cela pose pas mal de questions :
En bref : la vente à la découpe est-elle l’avenir du livre ?
(MàJ) : Il y a des réponses à mes questions (en particulier concernant les droits d’auteur) dans les commentaires du billet en question.
Vu au Salon du Livre, sur le stand de la société Immanens, un “jukebox” de livres : on y branche sa clef USB, on fait son petit marché sur l’écran tactile, parmi les ouvrages “mis en vente” (en l’occurrence c’était gratuit, puisqu’en test), on clique et les livres sont chargés sur la clef USB, qui sert de support unique
La lecture, si j’ai bien suivi, se fait ensuite à partir de la clef sur des ordis sous Windows et Mac (pas Linux, double Sniff) : le fichier enregistré par le jukebox contient le document, le moteur d’affichage et les DRMs.
Exactement ce qu’il faudrait, pour les bibliothèques et par rapport aux livrels : nous pourrions prêter les livrels vides, l’usager ayant à charge de choisir sur la borne mis à disposition par la bibliothèque, et alimentée par elle, les ouvrages qu’il souhaite emprunter.
La borne Immanens est expérimentale, la société vise plutôt le marché des éditeurs, mais…
(MàJ) Une petit vidéo transmise par Immanens (merci Jérôme)
Le 'nouveau' blog du taiseux bavard