Posts Tagged ‘Le futur ? Droit devant !’

Planète Cléo


15 Sep

Juste pour revenir rapidement sur les deux jours passés à Marseille suite à l’invitation pour cette intervention :

  • Tout était remarquablement organisé (chapeau bas), jusqu’aux multi-prises et au wifi dans l’amphi, ce qui prouve que c’est possible (comprenne qui pourra…) ;
  • Les gens qu’on ne connaît que virtuellement n’ont jamais la tête qu’on s’imagine ;
  • Il se déroulait deux Universités d’été simultanée, en fait : celle en RL et celle dans la nuée, via twitter et les blogs, et c’était fascinant de voir ça, cette extension du monde physique dans le monde “virtuel” ;
  • Il y a encore beaucoup à faire et beaucoup à convaincre, mais je suis certain que les inscrits à cette semaine ne pourront pas revenir en arrière…

Comment dire… C’était très stimulant, et ça fait du bien. Merci à ceux qui m’ont invité.

PS : Et je ne parle même pas des fraises Tagada sacrifiées par milliers sur l’autel de la pensée en réseau. Paix à leurs âmes.

Planète Marseille


11 Sep

MàJ : l’université d’été / chuchotements sur twitter

MàJ : les notes de la Feuille pendant que je racontais mes petites âneries.

MàJ : l’enregistrement sonore

Le Cleo a eu l’idée bizarre de me convier à l’Université d’été se déroulant à Marseille du 07 au 11 septembre. J’y interviens juste maintenant.

Ma mission, que j’ai accepté (ça devient difficile, ce job, les allumettes me coûtent une fortune) : esquisser le tableau ce qu’est une Bu de nos jours, quels sont ses publics, ses missions, ses besoins.

Ma présentation est juste là dessous. La zone Commentaire de ce billet n’attend plus que vos avis, questions, remarques, critiques.

Chrono-machin


27 Aug

Je vois passer de temps à autre des offres de prêts de fichiers numériques (livres) basées sur un modèle où les fichiers sont réellement prêtés à l’usager, ce qui se fait via des DRM et autres protections chrono-dégradables.

Cette option DRM+Chrono-machin n’a à mon avis aucun avenir pour une raison simple : un fichier protégé, ça se déplombe ; et un chrono-bidule, ça s’arrête. Une fois déplombé, l’usager (ou le bibliothécaire, oh mon Dieu….) fait ce qu’il veut dudit fichier (entendez, le diffuse comme il en a envie). Et à mon avis encore, on trouve déjà (ou alors ça viendra très vite, c’est une simple question de masse critique), des outils opensource sur le net qui permettront de déplomber TOUS les fichiers drmisés et chrono-protégés (souviens-toi du Vase de … euh non, de la protection “inviolable” des DVD et de DeCSS).

C’est pour cela que l’autre option (livres accessibles online, ce que nous avons déjà pour la doc. élec. “classique”) me semble nettement plus viable. Parce qu’il est plus compliqué de pirater ça. Techniquement, il est certes possible de “vider” le réservoir d’un fournisseur (tout gestionnaire de doc. élec. a déjà eu des soucis avec des bots pilotés depuis la Russie qui utilisent une machine dans le réseau Univ., sont donc reconnus via IP et pompent massivement les réservoirs – pour en faire quoi, je ne sais… l’intégralité des archives d’une revue scientifique n’intéresse pas M. Durand, citoyen lambda pour lequel j’ai par ailleurs le plus grand respect)

Pardon je m’égare (mais l’histoire russe est vraie) : donc techniquement on peut “déraper” dans le cadre d’une lecture online avec reconnaissance via IP, mais c’est plus technique, justement. Alors que déplomber un fichier DRM, c’est pas pour dire….

Bref : je pense donc que les fournisseurs qui proposent du DRMisés Chrono-machin ont tout faux. Ils creusent leur propre tombe. Et ce d’autant plus vite, je crois, si l’on croise ce qui précède avec l’évidente arrivée d’outils connectés 24/24 et donc parfaitement aptes à la lecture online.

Le DRM chrono-machin, c’est une réponse technique du passé, sur des modèles du passé, à des problématiques on ne peut plus actuelles. Enfin, tout ça n’engage que moi.

PS : ce billet est la resucée quai-intégrale d’un mail échangé avec quelques affreux autour de ces problématiques. Lesdits affreux voudront bien rester discrets sur ma fainéantise manifeste.

I wanna be an Androïd


04 Jun

Je n’ai pas encore parlé d’Androïd, et c’est pitié, alors j’y vais.

Androïd est le système d’exploitation Open Source pour “outils mobiles” développé par Google (Google, vous voyez, cette petite boîte qui démarre…). Pourquoi est-ce qu’Androïd est intéressant ? Parce qu’il est OpenSource, bien documenté, et qu’un SDK (en gros, un kit de développement) a été déjà mis à disposition des développeurs . Et parce que derrière, c’est Google, avec la puissance de frappe que cela suppose.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que tout fabricant d’outil mobile peut proposer ses téléphones ou PDA avec ce système d’exploitation, d’une part ; et que tout le monde peut facilement développer sa propre application sur ce système, d’autre part (il y a déjà un Androïd Market où sont proposées les applications développées sous Androïd).

Oui, vous avez raison, ça ressemble beaucoup à ce que fait Apple avec son iPhone. Et du coup, c’est à mon avis promis à un bel avenir, voire plus du fait du caractère Open Source du tout (parce que les fabricants de téléphone ne vont pas se gêner pour implanter Androïd sur leurs machines – c’est déjà fait d’ailleurs)

En quoi ça nous regarde ? Et bien c’est assez simple : je pense que la prochaine frontière des bibliothèques, c’est les outils mobiles (tu parles d’un scoop) ; et je pense que pour conquérir ces terres-là, nous devons développer des applications qui nous permettent d’être présents sur ces outils.

L’outil de Google me semble à cet égard plein de promesses, et il est Open Source (j’aime beaucoup ce que fait Apple, mais ça reste un système propriétaire – et oui, j’utilise des Macs, honte à moi) : soyons Androïd.

PS : Androïd va sans doute également apparaître très vite comme système d’exploitation de PC type Netbook. Moi, je dis ça, je dis rien. Mais avoir sous la main une application qui permettrait depuis son PC et son GSM/PDA d’interagir avec sa bibliothèque, ça peut être vaguement intéressant pour un usager…

Vous m'en mettrez deux chapitres ?


10 May

Rebond sur le post du Nombril : si OT s’étonne plutôt du fait de voir vendu des bouquins que l’on peut consulter par ailleurs gratuitement en ligne (voir son billet), cette pratique de vente au chapitre me semble en plus appeler quelques remarques.

De fait, le parallèle avec le changement de granularité déjà constaté en musique me semble évident (plutôt qu’un achat d’album, on achète un ou deux titres). Si ce modèle se transpose au livre, cela pose pas mal de questions :

  • Quid de la cohérence de l’oeuvre – mais c’est déjà pareil en musique ;
  • Quels sont les intérêts financiers en jeu (la vente à la découpe est-elle plus lucrative et si oui, pour qui ? Quid des droits d’auteur, en l’espèce ? Sont-ils calculés au chapitre vendu ? Au mot ? Est-ce un forfait ?) ;
  • Quel peut être le positionnement des bibliothèques par rapport à ce possible modèle (allons-nous acheter des livres numériques entiers puis les prêter par chapitres ? Là, on voit bien que le modèle achat pour lecture en ligne est beaucoup plus intéressant et pratique)
  • etc. (aidez-moi à compléter, les commentaires vous attendent)

En bref : la vente à la découpe est-elle l’avenir du livre ?

(MàJ) : Il y a des réponses à mes questions (en particulier concernant les droits d’auteur) dans les commentaires du billet en question.

Convergence, les signes


30 Apr

Ouf, je ne suis pas trop à côté de la plaque. A ma gauche, la FLEPia de chez Fujitsu : e-ink couleur.

flepialarge01

ou le prototype Bridgestone repéré via Lorenzo Soccavo.

bridgestone_latest_e_paper_won_11

A ma droite, la Crunchpad : LCD couleur

crunchpadb5

Tout ça communicant et tactile. On converge, on converge…

PS : ah et évidemment, il y a ça…..

Asiiiiiiiile


29 Apr

Vidéo trouvé sur La Feuille, que je reprends parce que quelque chose me frappe : le projet ne part pas de la bibliothèque, mais de la cible, l’usager, et de ses seuls besoins.

Pourquoi avons-nous autant de mal  à nous décentrer pour nous rapprocher des usagers et partir de leurs besoins, quels qu’ils soient ? Pourquoi ne pensons-nous pas en termes de services ? Pourquoi amenons-nous nos usagers à nos outils et nos habitudes alors qu’il faudrait faire exactement l’inverse, nous mettre à leur service ?

PS : Est-ce que quelqu’un sait comment l’on demande l’asile bibliothéconomique au Danemark ??

L'arbre qui cache la forêt


28 Apr

J’ai esquissé la problématique ici (diapo. n°58), j’y reviens aujourd’hui suite à conversation avec OT (nous préparions son périple belge) : la question du livrel comme support de lecture ne doit pas nous faire nous focaliser sur une question annexe, au détriment des questions de fond. Je m’explique.

Avec ces livrels qui déboulent, l’on a tendance à se positionner seulement sur le matériel (Comment allons-nous gérer le prêt ? Faut-il prêter des livrels ? Faut-il acheter des livrels dont on sait qu’ils seront obsolètes très vite vu l’effervescence technique en ce domaine ? etc…) et la question de l’offre (Qu’allons-nous mettre là-dessus ?).

Mais dans le fond, ces outils, dans leur forme actuelle et à venir, sont sans importance. Ce qui me semble important, c’est les interrogations qu’ils (les livrels) posent à la bibliothèque dans son positionnement face à des outils et pratiques déjà induites par le net ; interrogations que nous n’avons par ailleurs toujours pas réglées ; et que les livrels, dès lors (rapidement) qu’ils auront convergé avec le modèle de l’ordinateur portable, ne feront que dramatiser.

Les vraies questions là-derrière, c’est plutôt : qu’est-ce qu’une bibliothèque qui ne gère plus que des flux ? Qu’une bibliothèque qui travaille de plus en plus avec des usagers distants ? La bibliothèque physique deviendra-t-elle à terme (assez rapidement) un “simple” lieu social (c’est très loin d’être péjoratif pour moi) ? Comment allons-nous gérer ça du point de vue des ressources humaines ? Qu’est-ce qu’un bibliothécaire ? Quelle sera ou pourra être notre valeur ajoutée dans le flux ? etc.

Sédiments


21 Apr

Juste quelques lignes pour garder traces de cette impression que :

  • twitter et facebook (twitter surtout, pour ce qui me concerne) sont les premiers niveaux d’une ‘réflexion’ qui apparaît et s’élabore là, en vrac, sur les réseaux ;
  • puis se cristallise en s’organisant dans les blogs ;
  • puis se sédimente dans les revues papier.

Bon, au début, il y a beaucoup de bruit mais quand même : quelque chose se passe là.

Certes, rien de bien nouveau dans le fond : la discussion et les échanges (dans des salons) amènent des réflexions que l’on peaufine dans des ‘notes’, que l’on organise dans des ‘articles’, que l’on structure dans des ‘livres’.

Mais quand même, une bascule dans ce qui change :

  • l’instantanéité des échanges ;
  • le nombre de participants à la discussion ;
  • le fait que les prémices d’une idée (d’un texte) sont enregistrés dès ses premiers ‘pas’… (les généticiens du texte, les historiens, les épistémologues  en général sont assis sur un tas d’or, pour le futur)

Vous voyez autre chose ?

(MàJ) : en écho, un billet très détaillé sur twitter et les bibliothèques chez le bibliobsédé, à ne pas rater (le billet, pas l’obsédé – enfin si, aussi ; enfin bon, allez lire).

Robert ne veut pas lire


14 Apr

Premiers contacts avec Robert ne veut pas lire, une maison francophone d’édition canadienne à la démarche très très intéressante (tous les détails sur leur site) :

  • les livres que publie et vend (pas cher…) Robert n’existent que sous forme numérique, et pour des outils de lecture mobiles (iPod, Sony Reader, Kindle) ;
  • les livres que publie et vend (pas cher…) Robert sont d’abord des feuilletons, et l’on complète l’ouvrage à mesure qu’il paraît (mises à jour en ligne).

On aura compris ce qui me plaît ici :

  • Encore un signe que la littérature peut exister sous forme nativement numérique ; la bascule continue, les flacons changent, l’ivresse est toujours la même ;
  • On renoue avec une forme (le feuilleton) dont nous savons tous le succès qu’il a pu avoir (vous voulez des noms ?) ; et l’outil numérique permet d’avoir un livre, au final, potentiellement,  infini (très exactement ce dont parle Borges dans le Livre de Sable – oui, j’ai lu des livres en papier dans le temps et oui, je pense que Borges aurait beaucoup aimé ce qui se passe en ce moment).

Bref, encore quelque chose qui bouge et cherche et invente. Passez voir Robert, il ne veut pas lire, mais ce n’est pas bien grave : il vend des livres.

PS : et du coup, j’ai chargé Comme un donut perdu dans un champ de tabac de Nicolas Ancion. Oui, lui. Le monde est de plus en plus petit, y’a pas.

ancion

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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