Posts Tagged ‘GNU/Linux’

Chrono-machin


27 Aug

Je vois passer de temps à autre des offres de prêts de fichiers numériques (livres) basées sur un modèle où les fichiers sont réellement prêtés à l’usager, ce qui se fait via des DRM et autres protections chrono-dégradables.

Cette option DRM+Chrono-machin n’a à mon avis aucun avenir pour une raison simple : un fichier protégé, ça se déplombe ; et un chrono-bidule, ça s’arrête. Une fois déplombé, l’usager (ou le bibliothécaire, oh mon Dieu….) fait ce qu’il veut dudit fichier (entendez, le diffuse comme il en a envie). Et à mon avis encore, on trouve déjà (ou alors ça viendra très vite, c’est une simple question de masse critique), des outils opensource sur le net qui permettront de déplomber TOUS les fichiers drmisés et chrono-protégés (souviens-toi du Vase de … euh non, de la protection “inviolable” des DVD et de DeCSS).

C’est pour cela que l’autre option (livres accessibles online, ce que nous avons déjà pour la doc. élec. “classique”) me semble nettement plus viable. Parce qu’il est plus compliqué de pirater ça. Techniquement, il est certes possible de “vider” le réservoir d’un fournisseur (tout gestionnaire de doc. élec. a déjà eu des soucis avec des bots pilotés depuis la Russie qui utilisent une machine dans le réseau Univ., sont donc reconnus via IP et pompent massivement les réservoirs – pour en faire quoi, je ne sais… l’intégralité des archives d’une revue scientifique n’intéresse pas M. Durand, citoyen lambda pour lequel j’ai par ailleurs le plus grand respect)

Pardon je m’égare (mais l’histoire russe est vraie) : donc techniquement on peut “déraper” dans le cadre d’une lecture online avec reconnaissance via IP, mais c’est plus technique, justement. Alors que déplomber un fichier DRM, c’est pas pour dire….

Bref : je pense donc que les fournisseurs qui proposent du DRMisés Chrono-machin ont tout faux. Ils creusent leur propre tombe. Et ce d’autant plus vite, je crois, si l’on croise ce qui précède avec l’évidente arrivée d’outils connectés 24/24 et donc parfaitement aptes à la lecture online.

Le DRM chrono-machin, c’est une réponse technique du passé, sur des modèles du passé, à des problématiques on ne peut plus actuelles. Enfin, tout ça n’engage que moi.

PS : ce billet est la resucée quai-intégrale d’un mail échangé avec quelques affreux autour de ces problématiques. Lesdits affreux voudront bien rester discrets sur ma fainéantise manifeste.

I wanna be an Androïd


04 Jun

Je n’ai pas encore parlé d’Androïd, et c’est pitié, alors j’y vais.

Androïd est le système d’exploitation Open Source pour “outils mobiles” développé par Google (Google, vous voyez, cette petite boîte qui démarre…). Pourquoi est-ce qu’Androïd est intéressant ? Parce qu’il est OpenSource, bien documenté, et qu’un SDK (en gros, un kit de développement) a été déjà mis à disposition des développeurs . Et parce que derrière, c’est Google, avec la puissance de frappe que cela suppose.

Qu’est-ce que ça veut dire ? Ca veut dire que tout fabricant d’outil mobile peut proposer ses téléphones ou PDA avec ce système d’exploitation, d’une part ; et que tout le monde peut facilement développer sa propre application sur ce système, d’autre part (il y a déjà un Androïd Market où sont proposées les applications développées sous Androïd).

Oui, vous avez raison, ça ressemble beaucoup à ce que fait Apple avec son iPhone. Et du coup, c’est à mon avis promis à un bel avenir, voire plus du fait du caractère Open Source du tout (parce que les fabricants de téléphone ne vont pas se gêner pour implanter Androïd sur leurs machines – c’est déjà fait d’ailleurs)

En quoi ça nous regarde ? Et bien c’est assez simple : je pense que la prochaine frontière des bibliothèques, c’est les outils mobiles (tu parles d’un scoop) ; et je pense que pour conquérir ces terres-là, nous devons développer des applications qui nous permettent d’être présents sur ces outils.

L’outil de Google me semble à cet égard plein de promesses, et il est Open Source (j’aime beaucoup ce que fait Apple, mais ça reste un système propriétaire – et oui, j’utilise des Macs, honte à moi) : soyons Androïd.

PS : Androïd va sans doute également apparaître très vite comme système d’exploitation de PC type Netbook. Moi, je dis ça, je dis rien. Mais avoir sous la main une application qui permettrait depuis son PC et son GSM/PDA d’interagir avec sa bibliothèque, ça peut être vaguement intéressant pour un usager…

Loin, c'est près (3/3)


19 Feb

Après les bases de données, les revues.

Pour les @revues, même système que pour les BDD, sur la page des @revues du site web, et avec une seconde petite ruse : le préfixe serveur distant est (si accès hors campus) rajouté directement au frame de l’abécédaire SFX et du coup (après l’authentification initiale), à tout URL qui apparaît dans ce frame.

Avantages : l’usager fait comme d’habitude, qu’il soit in ou off. L’accès distant n’est pas un accès “exceptionnel”, c’est un accès de plus, normal (c’est ce que c’est, non ?)

Inconvénients (c’est le quart d’heure d’autocritique)  :

  • Esthétiquement, la fenêtre d’authentification s’affiche dans le frame et ce n’est pas très gracieux, mais on finira bien par trouver une solution.
  • Le code des éditeurs n’est pas toujours nickel (comme le fait fort justement remarquer Lully ici) et parfois, la réécriture relève de l’invention poétique
  • Plus embêtant, les revues des bouquets OAI, qui ne sont pas déclarées dans Biblio-PAM (vous imaginez le boulot, rentrer 6000 urls à la main et les maintenir ? Très peu pour moi, merci, je ne vis pas au 19ème siècle) mais sont appelées par le frame avec le préfixe serveur distant, ne sont pas accessibles, du coup, via l’abécédaire, à distance (Biblio-PAM, fort logiquement, puisqu’elles ne sont pas déclarées, ne les rejoue pas). Certes, ce sont des ressources gratuites accessibles par ailleurs, mais ça déstabilise l’usager et ce n’est efficace. Heureusement, nous sommes sur des pistes, avec Alixen. En gros, l’idée est d’exporter toutes les urls des “bouquets” OAI depuis SFX et de les faire avaler massivement à BiblioPAM. L’export et l’ingestion presque automatique des urls marche (thanks to lully pour le coup de main), mais à partir de là, BiblioPAM chauffe un tout petit peu. On cherche. Stay tune…

Voilà, fin de la série “La bib rentre dans ta turne d’étudiant”.

(MàJ du 11 mars 2009) Pour l’item 3 ci-dessus, solution finalement très simple : pour toute requête qui passe par PAM, pour laquelle PAM ne trouve pas de règle de réécriture, elle (la requête) est jouée sans être retouchée. Autrementdit, PAM renvoie directement toute requête vers une URL qui n’a pas été déclarée et reste donc “passif”. Du coup, dans le cas des bouquets OAI, une requête vers une URL du DOAJ part directement vers la revue et, comme ladite revue est en Open Access, ça passe et tout le monde est content. Voilà, le seul problème que nous avions avec PAM est réglé. Cool.

Loin, c'est près (2/3)


18 Feb

Une fois le reverse-proxy en place, et pour éviter à nos usagers de s’embrouiller la tête avec un nouveau chemin “accès distant” se rajoutant au site Bu et à l’ENT, nous avons rusé.

Si l’usager veut accéder aux bases de données du SCD, il conserve ses habitudes et se rend sur notre site.  Sans qu’il s’en aperçoive, un petit script développé par Magic Manu du STIC détermine alors sur la foi de son IP si l’impétrant est In ou Off campus.

Dans ce dernier cas (accès hors campus et donc à distance), le script rajoute à la volée à toutes les URL des bases de données le préfixe de notre serveur distant : le clic sur icelles déclenche l’authentification puis, si celle-çi est réussie, l’accès à la base de donnée à distance.

Voilà. Rien de compliqué. La prochaine fois, je vous dis comment que nous faisons pour les revues, et je me lance dans une grande autocritique.

Loin, c'est près (1/3)


12 Feb

Tiens, je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler de notre solution d’accès à distance. Rien de révolutionnaire mais comme ça remplit plutôt un bon office : nous avons signé avec Alixen pour sa solution Biblio-PAM, et l’outil est en production officielle depuis début septembre.

Biblio-PAM est un bon vieux reverse-proxy tournant sur un GNU/Linux (OpenSuse pour l’heure et une migration prévue incessamment vers Debian) et un hardware/serveur standard de chez standard. Du classique. Efficace.

Tout se passe bien tant qu’on reste dans du pas trop exotique. Chez moi, ” tout se passe bien “, ça veut dire qu’il n’y a presque pas à s’occuper de Biblio-PAM, sauf ajout de nouvelle source documentaire. A part ça, c’est du robuste qui fait ce qu’on lui demande sans planter, en silence, rapidement. Tout ce que j’aime. Et évidemment, les usagers sont contents. Normal : la bibliothèque entre dans leur chambre, et sans rien salir en plus.

Du coup, je n’ai rien à dire (de méchant)… ;-) Mais je peux vous dire comment nous avons intégré l’accès distant dans notre site Bu. Ca fera l’objet des deux billets suivants.

Le SIGB d'Inde


15 Aug

J’avais un peu raté l’info et je ne connaissais pas l’outil, mais je signale tout de même la sortie de la version 2.2 beta 1 de NewGenLib, un SIGB opensource développé en Inde. Et comme c’est encore les vacances, je vous renvoie ici pour le détail très intéressant des fonctionnalités.

Si quelqu’un a déjà testé la bête, les commentaires lui sont largement ouverts.

PS : oui, ce post est un billet de feignasse absolue. Mea culpa, mea maxima culpa… Mais j’avais dit que c’était les vacances.

Des OS comme s'il en pleuvait


13 Aug

Un peu de pub gratuite pour un outil qui ne l’est pas moins : si vous avez besoin d’utiliser ou de tester de manière temporaire un OS et que vous ne vouliez pas mettre votre machine sens dessus dessous, essayez donc VirtualBox, un logiciel de virtualisation développé par Sun sous GPL.

VirtualBox tourne sur (entre autres) Windows, DOS/Windows 3.x, Linux (2.4 and 2.6), Mac OSX, OpenBSD, et vous permet très simplement de voir fonctionner sur une seule machine plusieurs OS.

C’est particulièrement pratique lorsque l’on veut essayer sur une machine Windows des logiciels prévus pour tourner sur un serveur GNU/Linux (nombre des outils intéressants pour les bibliothèques sont dans ce cas).

Et puisque deux images valent mieux qu’un long discours, voici :

1) un PC sous winXP faisant tourner grâce à VirtualBox une OpenSuse 11.0 et la dernière Ubuntu (on remarquera, sous winXP, le fleuron des logiciels Windows : le Démineur).

2) Et un MacBook qui fait tourner un XP et une Ubuntu

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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