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Le mystère des moteurs


04 Jul

Le backoffice de WordPress m’indique quelles requêtes ont été formulées par certains visiteurs auprès des moteurs de recherche pour arriver ici. J’aime beaucoup cette partie de mes coulisses, et je vous livre mes quatre requêtes préférées à ce jour :

  • ” Où acheter de la sciure sur dunkerque “
  • ” Explications exhibitionnisme “
  • ” Chaussures qui couinent “
  • et LA question (que je trouve régulièrement dans mes requêtes) : ” Pourquoi je suis méchant “…

Etonnant, non ?

Ni geek, ni nerd, ni no-life


04 Feb

L’émission du 18 janvier 2008 de l’excellente émission Place de la Toile m’a rassuré un peu. Contrairement à ce que prétendent mes “amis” qui n’ont de cesse de me jeter au visage leurs quolibets rubéfiants, je ne suis pas :

  • un geek (parce qu’un geek a une ou des passions et que je n’en ai aucune) ;
  • un nerd (parce qu’un nerd n’a pas de vie sociale et que moi, j’ai parlé en vrai à un humain un jour, je m’en souviens toujours, c’était en 1978) ;
  • un no-life (parce qu’un no-life, je l’ai appris dans l’émission, est un geek/nerd dans le monde des jeux vidéos, et que je ne joue jamais – je suis un garçon sinistre)

Non, rien de tout cela : je ne suis pas un numéro, je suis un conservateur libre…

PS : Tout ça pour vous inviter à podcaster ladite émission… Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire…

Indice de protection 0


25 Jan

Juste après ce post, il m’est venu une question (si, si, il m’en vient, elles frappent à la porte de mon bureau le soir), et je me suis demandé pourquoi je m’exposais ainsi au vu et au su de tous, avec les ” risques professionnels ” que cela comporte ?…

A ce titre, l’expérience avec les e-readers est un bon exemple : j’en parle au tout début de l’opération, alors que nous n’avons pas tout verrouillé du point de vue organisationnel (et loin de là d’ailleurs : ceux qui travaillent avec moi/me connaissent savent que j’agis d’abord, et que je réfléchis ensuite…) Et donc, si ça se trouve, ça va être un énorme four, et je vais être la risée du monde des bibs : je ne pourrai plus entrer dans aucune bibliothèque, les livres me jetteront des cailloux, et je passerai pour un c.. boursouflé d’orgueuil.

Bon, une fois passées les explications liées à un exhibitionnisme chronique (alors que même pas, je suis toujours habillé au travail…), j’ai trouvé des éléments de réponse :

  • je n’ai pas peur de me planter en public. Ce que je veux dire par là, c’est que l’erreur n’est pas, pour moi, honteuse, si l’on en apprend quelque chose ;
  • si je fais des conneries, autant que d’autres les évitent et donc, autant le faire savoir ;
  • je crois (surtout depuis que LM nous a expliqué à l’ENSSIB pourquoi il fallait se réincarner en fourmi) que plusieurs cerveaux valent bien mieux qu’un seul. Mais pour cela, il faut que chaque cerveau sache ce que font les autres ;
  • je n’ai ni peur, ni honte de ne pas savoir. Personne ne sait tout. Personne ne sait rien. Quand je ne sais pas, je suis heureux d’avoir quelque chose à apprendre. L’ignorance ou l’incompréhension de quelque chose, pour moi, c’est juste la promesse de pouvoir apprendre/comprendre peut-être quelque chose ;
  • je ne crains pas de recommencer un travail, de l’arrêter en route, de changer de direction, etc… Je n’ai aucune logique du type ” j’ai commencé, ça ne marche manifestement pas, mais je continue parce que j’ai commencé un jour…” Comme disait ma grand-mère, ” Faire, défaire, c’est toujours travailler…” ;

Voilà. Donc je m’expose, mais ce n’est pas pour promener mon petit ego (je n’en ai pas, il n’y en avait plus en magasin).

C’est juste pour que nous avancions ensemble et que, autant que possible, nous ne fassions pas tous les mêmes bêtises en même temps… Dit autrement : je m’expose par pur pragmatisme.

PS : Et puis, si je saoule, il suffit de ne pas me lire : la lecture, c’est pas obligatoire.

La prière du petit usager…


19 Dec

Donc, comme je suis aussi un usager, et après ma prière à St Jérôme, j’en fais une à Sainte Rita. Ladite prière ressemble à ça :

Bonne Sainte Rita, patronne des causes désespérées, fais que ma nuit soit douce et que je ne rêve pas de bibliothèques.
Epargne-moi le chignon fou, l’OPAC pour geeks, le ” Vous avez relevé la cote au moins ?…” .
Fais que la bibliothèque soit ouverte à un moment où je puisse m’y rendre, le soir ou le dimanche.
Eloigne de moi le comptoir qui écrase, le regard condescendant, le “Vous êtes encore en retard !” qui me fait rougir de honte.
Aide-moi à me retrouver dans ces chiffres collés au dos des livres, auxquels je n’entrave que couic.
Donne-moi la force d’oser bavarder avec ce voisin de table que je ne connais pas au risque du ” Chuuuuuttttt !! “.
Et fais que je trouve ce que je cherche, et puis ce que je ne cherche pas mais que je vais aimer, que ce soit livres, musiques ou gens…

Après, je prends ma petite pilule contre la schizophrénie, je me couche et je dors. Demain est une autre page…

La prière du petit conservateur…


17 Dec

Tous les soirs, je fais ma prière à Saint Jérôme, notre saint tutélaire. Puisque nous sommes entre nous, la voici :

Bon et polémique Saint Jérôme, fais que ma nuit soit douce et que je ne rêve pas de livres.
Epargne-moi le crash de disque, l’écran tout bleu, la page 404.
Fais que je pense toujours à l’usager plutôt qu’au document et à sa notice.
Eloigne de moi la Dewey, l’Unimarc, la fiche cartonnée.
Aide-moi à faire passer le service public avant mes intérêts personnels.
Donne-moi la force de me remettre sans cesse en cause, et de ne jamais rien tenir pour acquis.
Et fais que je sois tourné vers demain plutôt que vers hier, vers les autres plus que vers moi.

Ensuite, je prie comme usager…

(à suivre…)

[HS] Marcher dans le village


02 Dec

Lorsque tu es sorti, le soleil finissait de trébucher derrière la colline qui ferme la vallée. Tu lui as tourné le dos, tu as avancé vers l’autre bout du village. A cet instant, la lumière devenue rose a éclaboussé d’un seul coup les murs d’une palette étrange. Tu as souri. Une seconde, tu as pensé que les couchants en terre Toscane pouvaient ressembler à cela, et puis tu t’es souvenu que tu n’avais jamais mis les pieds en Toscane, et que la terre en-dessous toi était la lourde, la froide, la dure terre Lorraine.

Tu as monté en vain le col de ton blouson. L’hiver était en train de débouler du fond des bois, le vent était ce soir comme un chien fou. Tu as marché le long de l’unique rue qui sépare le village en deux parties égales, le long de l’unique rue qui va de l’église au cimetière, le long de l’unique rue qui résume tout. De temps à autre, dans les maisons déjà presque totalement fermées, une lueur disait que l’on vivait encore, dans la nuit commencée.

Tu es passé ensuite, au milieu de l’alignement des lourdes bâtisses, devant la presque dernière étable dont le souffle toujours chaud coulait jusqu’à tes mains glacées. Tu as deviné la traite se terminant aux bruits qui s’échappaient des portes closes de bois. Tu n’es pas entré, tu ne t’es pas glissé dans cette tiédeur où tu allais enfant. Tu ne voulais pas t’y sentir étranger à présent.

Tu as marché encore, sans trop savoir où tu allais. Il t’a semblé que d’autres cheminaient à tes côtés, qui n’étaient que des ombres, des ombres rêvées sans doute. Dedans leurs pas, il y avait les tiens, et tu as su que tu marchais dans les lèvres du temps.

La blogomanie est contagieuse…


27 Oct

J’ai filé le virus bloggique à mon CAQME, c’est moche…

A ma décharge, je pense qu’il était déjà gravement atteint depuis longtemps (ouais, un mec qui a fait des études de sociologie avant de bosser dans les bibliothèques, pardon, mais c’est doublement inquiétant). Dire qu’on se partage le même bureau… J’ai peur pour notre rendement…

Chaîne…


14 Oct

Bon, ben cette fois y’a défi…. Faut se retrousser les manches de la souris…

Je ne remercie pas la Desesperate Librarian Housewife mais si quand même…

Donc, les nominés sont, pour ce qui concerme ma toute petite personne :

Les quatre livres de mon enfance/adolescence :
(bon y’en a bien plus que quatre, je triche mais à cette époque reculée, je m’enfilais les totales. Je me suis soigné depuis.)

  • Tous les Fantômettes (et oui sophie, moi aussi…)
  • Tous les Club des Cinq (je m’enfonce, là… Ma carrière de conservateur vient de prendre un sacré coup…)
  • Tous les Six Compagnons (qu’on imagine mon émotion véritable quand, arrivé à Lyon pour l’ENSSIB, je suis monté à la Croix-Rousse… J’en frisonne encore)
  • Tous les Sylvain et Sylvette (j’ai appris à lire grâce à eux… Je ne peux plus ouvrir ces albums tellement ça me touche…)

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore :

  • Pierre Bergounioux (je me perds à chaque fois dans la phrase mais c’est si bon)
  • Jean Giono (la trilogie Colline, Un de Baumugnes, Regain est indépassable de simplicité d’écriture et de poésie absolue)
  • Emile Zola (sans rire, j’adore. Le Ventre de Paris, par exemple, c’est énoooorme.)
  • Claude Simon (une oeuvre, une vraie, et un auteur trop mal connu, vraiment : essayez, vous n’en reviendrez pas)

Les quatre auteurs que je ne lirai probablement plus jamais :

  • Anna Gavalda (je me suis forcé mais non, vraiment, c’est au-dessus de mes forces)
  • Roger Martin du Gard (j’ai pensé mourir… En même temps, essayer de lire Les Thibault, faut vraiment être cintré)
  • Sim (sérieux, un jour j’ai lu un bouquin de Sim…)
  • Choderlos de Laclos (les Liaisons dangereuses, ça a manqué me détourner des livres à jamais…)

Les quatre premiers livres de ma liste à lire :

  • Médecin des morts : Récits de paléopathologie, Philippe Charlier (tripatouiller des cadavres, beurkk)
  • Mécanique quantique, t. 1 et t.2, Claude Cohen-Tanoudji (un jour, je comprendrai…)
  • Le catalogage : méthode et pratiques : Tome 1, Les monographies imprimées, les ressources continues, de Marie-Renée Cazabon et Isabelle Dussert-Carbone (un jour, je comprendrai, bis…)
  • Les Essais, Montaigne (je les vois sur un rayonnage depuis des années à me narguer mais j’ose pas les ouvrir…)

Les quatre livres que j’emporterais sur une île déserte :

  • Oeuvres complètes, René Char (quelle surprise… Je suis un garçon très prévisible… Mais s’il n’y a la place, sur l’île, que pour un livre, je prends celui-là sans aucune hésitation)
  • Belle du Seigneur, Albert Cohen (pour l’histoire, pour chaque page et surtout, pour la dernière)
  • La Bible (si Dieu existe, autant se faire bien voir…)
  • Robinson Crusoé, Daniel Defoe (j’adore les mises en abyme)

Les dernières lignes d’un de mes livres préférés :
(je triche et je retourne le truc : la première ligne d’un de mes livres préférés…)

“En mars, ils se mettaient à puer considérablement.”

Richard Millet, la Gloire des Pythre

Ouf…

Allez, je passe le bébé à nicomo (dont les lectures me laissent sans voix), PK (qui va me maudire mais c’est fait exprès et je suis certain que ça va être marrant), le petit cabanon (quels livres dans un cabanon ?) et liber libri (lire en silence svp… ;-) )

Quid du PEB dans l'ère numérique ?


04 Oct

Si le PEB ne posait pas trop de problème dans l’ère papier, ça risque de changer dans l’ère numérique. De fait, les licences des éditeurs interdisent de diffuser les pdf issus de leurs revues (et on voit bien pourquoi, cela ferait exploser la notion même de communauté d’utilisateurs qui leur sert à nous faire les factures via les FTE…).

Bien que la tentation soit grande pourtant, nous résistons cependant de manière héroïque à notre envie de mailer des pdf et à la fin, des avions de chasse passent sur l’horizon cependant que nous saluons d’un geste viril le drapeau des Etats-Unis des Bu… Je m’emporte.

Mais si l’on se projette dans le futur, au jour prochain à venir où tout le monde sera en e-only, mais avec des bouquets différents, que pourrons-nous faire, et les éditeurs, pour répondre à ce type de demande ? Que deviendra le PEB ?
Ben sans doute du pay per view… D’une manière assez simple :

  • Soit la Bu de l’usager est abonnée au bon bouquet, et il a accès à l’article qu’il cherche…
  • Soit non, et dans ce cas, la Bu se charge de trouver l’article en tout élec. en le payant per view, puis en le refacturant à l’usager…

L’usager un peu vif d’esprit va se dire alors “Dans ce cas je paie moi-même et directement l’article à l’éditeur et la Bu devient un maillon inutile…”
Voilà voilà. Certes. Sauf si la Bu parvient à négocier des prix pour le pay per view plus intéressants que ce que va payer un petit (sans le vexer) particulier… En jouant sur les volumes, la Bu, elle, elle doit pouvoir obtenir des rabais… Et cela lui permet de proposer un service plutôt que rien. Quand je vous dis que notre avenir, c’est le service…

Evidemment, il y a un plan B, signalé par marlène

[ce billet trouve sa source dans une question de MxSz sur la mailing-list secrète des Flora Tristan et dans la discussion parallèle avec mon CAQME (Cher Adjoint Qui Me Supporte) Nicolas A.]

Un livre pèse plus d'une livre…


09 Sep

Après un week-end épuisant passé entre mes terres lorraines et Angers, à déménager les quelques livres que je possède encore, je prends en public deux résolutions définitives :

  • ne plus acquérir de bouquins
  • vendre ou donner ceux qui se cachent encore chez moi.

Cochon qui s’en dédit…

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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