Posts Tagged ‘Des boîtes et des fenêtres’

Dans ton mobile


30 Aug

L’un des vecteurs de l’ubibliothèque (la bibliothèque toujours et partout) est à l’évidence les smartphones et autres iphones. PK a commencé à faire l’inventaire des applications déjà disponibles sur iPhone, pour le domaine français. De notre côté, nous avons quelque chose sur le feu, sur lequel je reviendrai.

En attendant, on voit apparaître sur ce “marché émergeant” des sociétés proposant le développement d’applications clientes qui permettent donc, depuis l’un de ces appareils, d’accéder à la bibliothèque. J’ai pris quelques renseignements sur l’une d’elles, Boopsie, voici des chiffres (et des lettres).

Le modèle d’abord : au lieu d’une logique de développement “one shot” (je suis une société, tu me paies une fois, je te développe ton application iPhone ou Androïd) qui peut poser des problèmes (quid de votre application quand l’OS de l’outil mobile évolue et que votre application n’est plus compatible ? Quid de votre application sur une autre plateforme ?), Boopsie se pose sur un créneau un peu différent.

En l’espèce, le marché est le suivant : je suis une société, tu me paies un abonnement, je développe ton application multi-plateforme et je la maintiens à la fois dans le temps (évolution des OS des machines qui accueillent l’application) et dans la gamme (Boopsie s’engage à déployer votre application sur toute plateforme mobile existante et sur tout outil à venir).

Pour faciliter son travail, techniquement, Boopsie utilise apparemment (si j’ai bien compris les échanges que j’ai pu avoir avec eux) une logique de client-serveur : les applications déployées sur les smartphones sont elles-mêmes clientes d’applis installées sur les serveurs de Boopsie, et qui font la plus grosse part du boulot. Cela permet à Boopsie d’avoir une plus grande latitude dans les évolutions de ses outils, et de déployer facilement vers d’autres systèmes (ça semble assez logique et pas idiot).

La douloureuse maintenant (ce sont les prix que j’ai obtenu sur la base de mon SCD – je n’ai pas réussi à savoir si c’était proportionnel à la population servie, mais j’imagine que oui) : les services de Boopsie sont facturés en deux temps. Premier temps, le ticket d’entrée : 2 995 dollars qui couvrent les développements primaires. Ensuite, vous payez 6 995 dollars annuels pour maintenir le service et avoir accès aux développements/déployements vers d’éventuels nouvelles plateformes mobiles.

Voilà. L’approche n’est pas inintéressante. Qu’en pensez-vous ?

Fireshot, lasso à pages


25 Feb

Longtemps, je n’ai connu pour capturer une image d’écran que l’immuable combinaison F11, ImpEc, F11, CTRL+V, [alt+tab], CTRL+C. Vérification faite, jusqu’à la semaine dernière, toutes mes collègues chargées des formations aussi. Assessment Librarian, en voisin, m’a montré tantôt un chouette outil à faire des copies d’écran pour conjurer la malédiction des démos web en direct (pannes de réseau, sites indisponibles,  identifications interminables, etc) : je m’empresse donc de partager l’aubaine.

Fireshot (add-on de Firefox)  capture  l’écran, mais aussi, si on le souhaite, la totalité de la page (et je parle bien de tout le contenu, pas uniquement ce qui est visible à l’écran) . Il permet aussi de rogner l’image obtenue (crop), de la recadrer, de l’annoter, de la surligner, et bien sûr de copier simplement le résultat de tout ça vers le logiciel de présentation.

Les technodules connaissaient sûrement : je dédie donc ce billet à tous les soutiers de la médiation, qui, à tâtons, séances après séances, s’efforcent de donner à nos usagers, qui pensent tout savoir du web, un fil d’Ariane pour  explorer ce qu’ils ignorent encore.

 

 

 

Donner du temps


03 Nov

Avez-vous remarqué le temps que votre machine passe en écran de veille ? Si si, entre nous, en cumulant, ça finit par faire des heures et des jours… Et ce temps-là, vous pourriez le donner à la Recherche (le temps de calcul coûte cher).

C’est la logique du Grid Computing : on effectue de gros calculs en utilisant les ressources de beaucoup de petites machines (dont par exemple la vôtre quand elle ne sert pas). Et World Community Grid vous permet très facilement de faire cela. Il suffit de :

  • créer un compte (gratuit) ;
  • sélectionner les divers projets de recherche scientifique auxquels vous voulez donner du temps ;
  • télécharger le client correspondant à votre environnement (Windows, Mac, etc – ça se fait tout seul après la création de votre compte) ;
  • mettre en place ce client et faire quelque réglages (ceux proposés par défaut suffisent en général pour que World Community Grid devienne votre économiseur d’écran, au lieu du truc débile que vous utilisez en ce moment ;-) )

Et voilà. WCG s’occupera à partir de là de la gestion du temps que vous offrez à la recherche mondiale, et ce geste anodin ne l’est pas au niveau mondial. Les statistiques de WCG indiquent ainsi le temps qui a déjà été donné : selon le principe des petits ruisseaux qui font les grandes rivières, nous en sommes à quasiment 300 000 années…

PS : il est possible de rattacher son WCG à une équipe, sorte d’aggrégat virtuel de machines regroupées sous une bannière. Le scout qui est en moi a évidemment créé l’équipe Bibliothèques que vous pouvez rejoindre à partir de cette page

PS2 : et je ne parle même pas de toutes les machines en libre service dans vos locaux….

Bibliothéconomie de terrain


03 Sep

DTSR m’invite à causer ici de quelques épisodes de bibliothéconomie de terrain.

Je suis “chef de section” (y a toujours un côté moitié adjudant-chef, moitié cellule du parti à cet intitulé de fonction là) des BU Droit et Santé à l’université d’Angers.

Au menu, des contributions qui pourront être relatives à mes occupations professionnelles du moment : construction et aménagement d’une extension de la BU centre ville, passage à l’automatisation de la circulation des documents, recotation, intégrations de bibliothèques d’UFR, formations, etc. Bref, des compte rendus d’expérience à petite échelle, sans vocation générale, avec des considérations de coût, matériel et humain, n’ayant de valeur que ici et maintenant…

Pour commencer, 2 séries de billets sur notre “été d’étiquettes” :

1) “les puces”,  sur l’équipement RFID de 100 000 documents sur 3 sites

2) “les cotes”, parlant de la recotation des livres en libre accès de la BU de droit, éco, gestion.

Ma Dropbox à moi


25 Jul

Puisque je travaille sur plusieurs machines à plusieurs endroits, d’une part ; et que je suis un parano du crash disque détruisant tous mes fichiers, d’autre part, ma vie a longtemps été un enfer : je jonglais avec des sauvegardes, des clefs USB, des cd-roms, de copies de copies de la sauvegarde, etc…

Jusqu’au jour où j’ai découvert Dropbox. Le principe est simple : un compte (gratuit pour 2 Go) ouvert en ligne, un espace de stockage tout aussi en ligne, et un client (Windows, Mac et Linux) sur la machine accédant à cet espace, synchronisant en temps réel les dossiers locaux et les copies distantes sur l’espace de stockage.

Après installation des clients sur toutes les machines que j’utilise, j’ai accès aux mêmes fichiers toujours à jour, dans un dossier local Dropbox qui s’auto-synchronise avec mon espace on-line (auquel je peux accéder, en plus, depuis n’importe quel navigateur et donc sans installer un client – par exemple, si je suis dans un net-café).

En cas de crash soudain de la machine que j’utilise à l’instant T, je ne perds que le travail en route, non sauvegardé (soit pas grand chose si l’on enregistre régulièrement les documents sur lesquels on bosse). Lorsque j’ouvre une de mes machines, après synchro rapide et automatique avec mon dossier online, je récupère tous mes derniers fichiers (avec cet avantage : ladite machine contient alors de fait une sauvegarde de mon travail et devient un support de sauvegarde).

J’ai installé Dropbox sur 4 machines. Avec l’espace online, j’ai donc toujours 5 sauvegardes de mes fichiers les plus importants. La probabilité que les 5 machines en question soient détruites en même temps, et que je perde mes documents, étant infime (oui, une guerre thermo-nucléaire globale, mais bon, dans ce cas, je pense être occupé par autre chose que mes documents…), j’ai retrouvé le sommeil.

PS : vous trouverez toutes les explications génériques ici, et ce lien vous permettra de vous ouvrir un compte Dropbox en me faisant bénéficier d’un peu plus d’espace (oui, c’est un système de parrainage, je trouve ça trop mignon).

PS2 : Ah, j’oubliais : Dropbox gère aussi le versionning sur l’espace online…

Les e-revues dans l'OPAC


07 Jul

Les revues électroniques sont parfois difficiles à trouver pour l’usager, qui rate souvent le point d’entrée “naturel” qu’est l’abécédaire que nous lui proposons (c’est celui de SFX inséré brut de décoffrage via un frame).

Pour simplifier les choses, nous avons donc injecté toutes les revues électroniques pour lesquelles nous souscrivons un abonnement “texte intégral”, dans le catalogue. Dorénavant, une revue électronique pourra donc être trouvée directement via l’OPAC.

La méthode nous a été apportée toute cuite par une collègue du SCD de Paris 12 (merci E.N.) et est confondante de simplicité :

  • Nous exportons depuis la KB de SFX toutes les revues Full Text pour lesquelles l’accès est actif ;
  • Nous injectons les notices simplifiées dans Aleph ;

Et voilà… Un exemple ? Allez sur le catalogue, faites une recherche “Tous mots” sur “Journal of modern optics” : les deux résultats correspondent à la version papier pour la première réponse, et à la version en ligne de la revue pour la seconde réponse. Pour cette dernière, la notice bibliographique comporte un lien nommé “Accès au texte intégral” qui conduit directement à la revue en ligne.

PS : oui, ça fait doublon. Et alors ?

bX vous recommande (3)


02 Jul

bX étant un service et pas à proprement parler un logiciel, les bibliothèques qui utilisent SFX doivent s’y abonner : il n’est donc pas question de l’acheter (et on retrouve la logique que l’on voit se développer des abonnements plutôt que des achats : même pour les outils, il n’y a plus de ‘collection’ mais des flux et des accès).

Mais ça va plus loin que ça : une API est prévue, qui permettra à tout outil compatible OpenURL d’utiliser les fonctionnalités de recommandations de bX. Partant, même sans SFX, on pourra bénéficier des recommandations.

Bref : j’ai bien aimé bX (l’outil parce que la voiture, franchement, c’était la loose..) Reste à le tester et à juger de sa pertinence sur notre public…

bX vous recommande (2)


01 Jul

bX est donc un outil qui va proposer “autour” d’une référence bibliographique d’autres articles pertinents pour l’usage. Pour construire ces recommandations, bX s’appuie sur la collecte et l’analyse des logs de différentes instances de SFX, et mouline toutes ces données.

Ce type de recommandations existait déjà (dans Science Direct par exemple). Là, on monte toutefois d’un cran puisque les recommandations ne sont plus internes à une ressource (le déjà cité Science Direct) mais transversales à l’ensemble des ressources traitées par plusieurs SFX.

Vu la masse de logs brassées, on voit donc s’ouvrir un système de recommandations transversales à un nombre énorme de ressources électroniques. Evidemment, ça pose des questions (genre ‘mais plus un article est lu, plus il va être lu’, etc.). Mais quand même, tout ça est très intéressant.

(je vous laisse réfléchir à ça ; demain, encore quelques détails)

bX vous recommande (1)


30 Jun

Découvert lors de la dernière AG ACEF (le club des utilisateurs des produits Ex-Libris), un nouveau service intitulé bX. Plutôt qu’un long discours, une copie d’écran :

Présentation BX

Ce que vous voyez là, c’est la fenêtre intermédiaire qu’ouvre SFX à partir du moment où l’usager a cliqué sur le bouton ad hoc dans, par exemple, une base de données (avec cette possibilité dont j’ai déjà parlé : ne pas faire s’ouvrir cette fenêtre et donner accès directement au plein texte lorsque la bibliothèque y est abonné – mais là, nous avons besoin de la voir, cette fenêtre, pour que je vous explique, parce que ce serait dommage de rater ça).

Donc, en plus des diverses propositions que SFX fait (accès au texte ou à ce qui peut nous en rapprocher le plus), vous remarquerez la zone “bX” : c’est la manifestation de l’outil dont il est question ici et ce sont, vous l’aurez compris, des recommandations contextuelles…

(je vous laisse réfléchir à ça ; demain, plus de détails)

Nom de code : Bu-Google (5/5)


12 Jun

Pourquoi est-ce que nous faisons subir tout ça à notre catalogue ? Pour l’ouvrir et surtout, pour le projeter dans un environnement très connu des usagers. Notre idée est évidemment :

  • de bénéficier des habitudes Googlesque de l’usager pour pousser dans son champ de vision nos fonds (et d’autres sources d’informations locales – le blog, le site de l’Université) sans lui “imposer” ces fonds (puisque les réponses Googlesques standards sont là, à gauche de l’affichage) ;
  • de nous disséminer (je ne reviens pas là dessus, tout le monde a compris).

En somme, nous rendons un service à l’usager (il est dans son environnement habituel) et nous rendons notre offre plus visible : le double effet Bu-Google…

A terme, nous souhaiterions :

  • modifier la zone ” Recherche catalogue ” du site Bu et faire qu’elle attaque non pas le catalogue seulement, comme c’est le cas en ce moment, mais cette page Bugoogle (le code est en backoffice, j’attends de régler les problèmes évoqués hier) ;
  • remplacer la page Google des postes Bu par cette page (par exemple…).

Nous avons de plus un autre projet lié à Bu-Google, au niveau de l’Université, mais il faut pour cela que le problème des bots soit résolu.

Celles et ceux qui me lisent savent déjà à quel point je crois à l’intelligence collective. C’est la principale raison de cette série : exposer la méthode (pour qu’elle serve, au moins aux heureux usagers d’Aleph) ; et exposer nos difficultés, dans l’espoir qu’un surfeur qui parle à l’oreille des bots puisse m’apporter une solution qui nous permette de passer en production, la vraie… Les commentaires sont ouverts :-)

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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