Posts Tagged ‘Boîte à idées’

La Folle Histoire de l’Espace


19 Jul

Une idée estivale, en passant.

Je suis actuellement conservateur de bibliothèques, et comme la plupart de mes collègues, j’ai suivi une formation d’un an et demi à l’Enssib.

Je pense rétrospectivement que ce qui m’a apporté le plus dans cette école, en dehors des rencontres et des échanges, ce sont les mises en pratique et, singulièrement, les stages “mains-dans-le-cambouis”. Les retours d’expérience également mais, je dois le reconnaître, surtout quand cette expérience a été mauvaise. J’ai de plus en plus tendance à penser que les trucs qui marchent, il faut les voir pratiquer. Ce qui est intéressant à entendre, ce sont les trucs qui ne marchent pas.

Très rapidement, on a envie non plus de voir, mais de faire soi-même. Je me souviens que nous avions mis en place des (petits) ateliers de présentation de choses diverses et variées que nous avions pompeusement appelé “Enssib parallèle”. Il y avait eu des présentations de Linux, un panorama des bibliothèques universitaires américaines, et d’autres choses comme  une discussion autour de deux recherches menées (pas par des conservateurs mais par des chercheurs) sur les lecteurs de polar et d’ouvrages ésotériques.

Avec d’autres, on avait bien aimé ce concept d’Enssib parallèle. Pour son côté do-it-yourself, et son aspect dedans/dehors l’institution, cette dernière n’ayant pas vu d’un mauvais oeil une telle initiative.

Je pense que l’on pourrait proposer à l’Enssib de faire un ou des ateliers estivaux d’Enssib parallèle, où s’inscrirait qui veut – des élèves en cours de formation, des professionnels, et puis d’autres aussi, après tout, l’ouverture, c’est ce qui compte. Et hop, on resterait ensemble pendant un, deux ou trois jours, et on passerait notre temps à bidouiller des blogs, ou à créer des tutoriels en ligne ou des supports de cours de demain, ou à bosser sur des questionnaires pour des enquêtes auprès des usagers, ou à inventer le je ne sais quoi des bibliothèques de demain.

Ces ateliers pourraient être ce que la Folle histoire de l’espace est à la Guerre des étoiles : un truc qui ne se prend pas au sérieux, mais avec de vrais sabres laser.

 

 

117 inside


01 Jul

Pour compléter la liste des thèmes, voici la composition des thèmes 2010, en intégralité.

Le fichier s’ouvre avec OpenOffice, un logiciel libre et gratuit qui vaut largement Excel. Je vous joins aussi la version PDF de la liste mais c’est moins drôle.

PS1 : seulement 111 kits dans la liste, mais 117 mis face usagers : nous avons inclus au lancement des kits issus des listes de l’an dernier. De plus, nous avons fait un réassort de 38 kits la semaine qui suivait le lancement : Bu-Plage cette année, c’était donc 117 + 38 = 155 kits (y’en a deux qui suivent….)

PS2 : j’en profite pour vous annoncer que Face Ecran passe en mode Tongs, jusqu’à nouvel ordre. Bonnes vacances à vous.

117


15 Jun

Nouvelle édition de Bu-Plage, même concept, mêmes procédures, et 117 kits mis à disposition des usagers de la BUA à compter de demain.

Petit changement : les sacs qui contiennent les kits, en coton bio, sont offerts aux emprunteurs. C’est cadeau, ça nous fait plaisir.
PS : en illustration, les coulisses (photo floue, prise au péril de ma vie)

Les années lycée : épisode 4 (et fin)


01 Jun

Et pour finir la série, nous avons reçu deux classes de MFR (Maison Familiale Rurale) en Première et Terminale Technologique. L’enseignant désirait leur faire connaître la BU, car ce sont des élèves dont l’orientation future peut être l’université, et les faire accéder à une documentation fournie sur les sujets sur lesquels ils travaillent, dans le cadre d’un dossier à rendre pour le bac. Ils ont donc eu droit à une visite,  suivie d’une formation à la recherche documentaire sur les outils de la BU ainsi qu’un atelier de recherche sur leurs sujets spécifiques. Là encore, les cartes d’inscription ont été préparées à l’avance afin de permettre l’emprunt immédiat. Nous n’avons pas pu, ici, fonctionner sur le principe du transfert de compétences, l’établissement ne disposant pas d’une personne-ressource bien identifiée pour le CDI : c’est donc une personne du SCD qui a assuré la séance.

Avec tous ces établissements, nous avons signé une convention, renouvelable chaque année (sauf la MFR, car il s’agissait d’un test quant à la réceptivité de ces classes par rapport à une découverte de la BU).

Au cours de l’année, nous cherchons aussi à proposer une offre de formation aux documentalistes partenaires – ou non :  ils sont systématiquement invités aux sessions de formation interne du SCD. Le groupe technique académique de documentation, qui réunit des documentalistes du Maine-et-Loire, a aussi été reçu sur le site de Saint-Serge, pour une découverte des locaux et des services, ainsi que de notre offre de formation en direction des étudiants.

En résumé, des partenariats qui fonctionnent relativement bien, même si on se heurte à quelques problèmes structurels… On attend la fin de l’année et des actions pour faire un bilan chiffré, mais les retours des classes semblent pour l’instant très positifs. Et on compte bien étendre le service l’an prochain !

Les années lycée : épisode 3


26 May

Entre deux billets écossais et un mur à trous, je vais tâcher de finir ma série lycéenne… ;-)

J’avais parlé, la dernière fois, du lycée Chevrollier, qui a été le premier à se lancer dans l’aventure du partenariat, avec un système de prêts au CDI sur 3 mois. D’autres ont suivi, avec, pour chacun, un format différent, correspondant aux besoins spécifiques et à la situation de l’établissement.

Par exemple, avec le lycée Bergson, tout proche du site de Belle Beille, nous avons privilégié les formations à la recherche documentaire, car les élèves peuvent se rendre facilement sur le site de la BU. La documentaliste a été formée à l’utilisation du catalogue en ligne et de certaines bases de données accessibles aux lycéens, comme Factiva.  Les séances de formation avec les classes ont fonctionné sur le principe du transfert de compétences : le support de formation est élaboré en collaboration avec la documentaliste, et c’est elle qui assure elle-même la séance, au sein même de la BU. La séance est assortie d’une visite (assurée par une personne du SCD), et d’un “atelier de recherche” qui permet aux élèves de rechercher les ouvrages dont ils ont besoin pour leurs travaux, avec l’aide de la documentaliste et d’une personne du SCD. Nous préparons également les cartes d’inscription à l’avance pour tout le groupe et les distribuons à la fin de la séance, ce qui permet aux lycéens de repartir immédiatement avec des ouvrages.

Avec le lycée Du Bellay, nous avons choisi de mêler plusieurs propositions : nous avons organisé des prêts de 3 mois, sur le même principe que le lycée Chevrollier, mais avec des demandes concernant uniquement le site de Belle Beille, car le lycée est tout proche du site de Saint-Serge. Des classes prépas économie ont également visité le site de Saint-Serge. Et une innovation spécifique : nous avons choisi d’offrir, sur cette année, la gratuité d’inscription aux élèves de classes prépa de ce lycée et aux enseignants qui en faisaient la demande, auparavant inscrits comme extérieurs payants. Cela permettra de mesurer l’impact de la gratuité sur la fréquentation, dans le cadre d’une réflexion sur la refonte de nos droits d’inscription.

Avec le lycée La Baronnerie, situé dans une commune limitrophe d’Angers, et donc très éloigné des deux sites du SCD, nous avons également mis en place un système de prêts au CDI sur 3 mois. Des élèves de classes prépa sont aussi venus visiter le site de Belle Beille, la formation au catalogue en ligne se faisant au sein du lycée, par le biais de la documentaliste.

Voilà. Pleins de lycées. La prochaine fois, suite et fin des années lycées : le temps passe vite.

Les années lycées : épisode 2


30 Mar

J”ai autant tardé à livrer ce 2e épisode qu’un lycéen à rendre son devoir à la maison (“Mais, M’daaame, mon chien l’a mangé !”)… Le voici tout de même, et c’est pas trop tôt : comment s’est monté le projet de partenariat entre les lycées et la BU d’Angers.

La visite de la BU par les lycéens est souvent, en SCD, la seule action mise en place en direction du secondaire : utile (ça permet au moins de connaître les lieux) mais un peu limité. Nous n’avons pas délaissé les visites, puisque de 344 lycéens en 2008, nous sommes passés à 1750 élèves de 1ère en 2009, reçus dans le cadre de la journée d’accueil des lycéens organisée par l’Université d’Angers (visites ou projection d’une vidéo de présentation : à voir ici).

Certaines expérimentations ont aussi été mises en place en 2009, sur la demande d’enseignants de lycées : nous avons reçu deux classes, avec un format mêlant une visite des espaces et une formation à la recherche documentaire de premier niveau (catalogue de la BU, quelques bases de données accessibles aux lycéens). Ces “formations tests” ont permis de défricher le terrain et d’adapter ensuite les actions de partenariat selon les points forts et les points faibles qui s’étaient déjà révélés.

Plusieurs rencontres avec le GTAD (Groupe Technique Académique de Documentation), composé de documentalistes de lycées du Maine et Loire, ont permis de leur présenter nos ressources et nos services. Nous avons aussi pu définir les besoins des CDI, échanger sur les possibilités de partenariat… Les lycées intéressés se sont ensuite manifestés, et nous avons rencontré les documentalistes des futurs établissements partenaires pour définir avec eux les modalités du partenariat, qui sont différentes selon chaque lycée : à besoins différents, réponse variée.

Le premier CDI à répondre à nos propositions a été celui du lycée Chevrollier : un très gros lycée, le plus important du département et de la région, avec près de 2000 lycéens, 500 profs, des filières générales, professionnelles ou technologiques… Eloigné des deux sites du SCD (Belle Beille et Saint-Serge), il était intéressé par un accès à une documentation élargie, mais il était relativement difficile de déplacer les lycéens à la BU (ils sont pour la plupart originaires de communes rurales autour d’Angers). Nous avons donc imaginé un système de prêts de documents au CDI (environ 300 ouvrages), pour une période de 3 mois. Les ouvrages sont choisis par les documentalistes en fonction des besoins et des demandes des élèves, notamment pour les TPE (Travaux pratiques encadrés). La documentaliste a été formée à l’utilisation du catalogue de la BU, afin de pouvoir elle-même former ses élèves à repérer des ouvrages dont ils ont besoin dans notre catalogue. Toute demande passe par les documentalistes, ce qui garantit le bon fonctionnement du système, avec des personnes-ressources bien identifiées.  Les documentalistes constituent un panier dans l’OPAC (ouh, le vilain mot), nous en tirons ensuite, grâce à Céline (qui murmure à l’oreille d’Aleph), une belle liste pour sortir les ouvrages des rayons et un beau fichier d’export de notices, que les documentalistes peuvent ensuite importer directement dans BCDI. Nous “livrons” le tout… Et le tour est joué. Un bon moyen pour nous de faire sortir des ouvrages parfois peu empruntés, et un bon moyen pour les CDI d’élargir leur fonds documentaire.

Et alors, les autres lycées ? Eh bien, ce sera pour la prochaine fois…

Les années lycée : épisode 1


23 Feb

… ou comment monter un partenariat documentaire entre la BU d’Angers et les CDI de lycées.

L’idée est partie de , chez OT : une collaboration avec les lycées et plus spécifiquement les documentalistes, qui permettrait d’acculturer les lycéens à leur futur environnement de travail. Un sujet souvent peu creusé en BU, à part par quelques universités comme celles d’Evry ou d’Artois.

Arrivée au SCD d’Angers fin 2008, on m’a confié le bébé… enfin, les ados, dans le cas présent ;-) . J’avais un petit avantage : j’avais été prof dans le secondaire, dans une autre vie…

Lors des premières rencontres dans l’optique d’un partenariat, la question souvent posée ou du moins suggérée, du côté des lycées, a souvent été : “Mais qu’est-ce que vous y gagnez, vous ?” Alors, en vrac : préparer les lycéens à se servir de la documentation universitaire, ce qui facilite les choses ensuite pendant les séances de formation, et contribue, à notre niveau, à l’effort pour limiter le taux d’échec en L1, élargir notre public, renforcer l’attractivité de la BU…

L’année 2009 a permis, pour nous, de basculer vers une véritable coopération avec les lycées. Le SCD d’Angers accueillait déjà des lycéens pour des visites depuis 2007, mais pas de manière “massive”. En 2009, de rencontres en actions test jusqu’à la mise en place des modalités du partenariat, les relations avec les lycées se sont étoffées progressivement. Aujourd’hui, 4 lycées d’Angers ou de son agglomération entretiennent un partenariat avec le SCD : ce sont tous de gros lycées, qui accueillent, outre les lycéens, des élèves de classes post-bac (BTS, classes prépas…). Pour le SCD, donc, 2 objectifs : toucher nos futurs étudiants, mais aussi le public “naturel” des classes post-bac hébergées par ces lycées, amenées à se servir des ressources de la BU. En dehors de ces 4 partenaires bien établis, nous avons aussi reçu deux classes de MFR (Maison Familiale Rurale) pour des formations à la recherche documentaire, une classe de collégiens pour une visite côté professionnel (une BU, c’est quoi? ), et des groupes de lycéens pour des visites à l’improviste. Et on ne compte pas s’arrêter là…

L’interlocuteur privilégié, au niveau du lycée, est le CDI et ses documentalistes, qui connaissent les élèves et leurs besoins en termes de documentation : il semble indispensable que les documentalistes soient les personnes-ressources autour desquelles se construit le partenariat. Les actions sont modulées selon les besoins de chaque établissement. Il peut s’agir du prêt de documents de la BU au CDI du lycée, un peu sur le principe des BDP au niveau départemental, de visites de découverte de la BU, de séances de formation à la recherche documentaire construites en collaboration entre le bibliothécaire et l’enseignant-documentaliste, ou encore de facilités d’inscription.

Dans un prochain épisode : comment s’est construit le projet.

 

 

 

Open Blog


20 Feb

Bon, ça devient n’importe quoi ici. Après avoir ouvert le blog à NaCl2, voici qu’arrive MaP, autre distinguée collègue de la Bu d’Angers qui va bientôt faire ses premières armes ici en vous parlant de ses années-lycées… Tout un programme…

Je compte sur vous pour lui faire bon accueil.

Ta Bu au Ru


11 Feb

Dans la rubrique “Dissémination” mais physique cette fois (dit autrement, la bibliothèque hors les murs)

Pourquoi ne pas installer dans le hall du Ru une banque de prêt minimaliste pour effectuer les seuls retours et/ou diffuser un peu de documentation et/ou augmenter notre visibilité ? Peu de choses sont nécessaires, une table, des caisses vides, un PC portable avec client SIGB, une douchette (la remagnétisation pouvant être effectuée en masse au retour au vaisseau amiral) et voilà.

Est-ce que toi, passant ici, tu as connaissance d’exemples d’opérations de ce type en Bu ? Si oui, les commentaires te sont ouverts.

PS : non, tous les étudiants ne connaissent pas la Bu…

Virtuel ?


28 Jan

Pour préparer cette intervention, j’ai regardé d’un peu plus près les chiffres de fréquentation de nos sites (les trois sites physiques et le site web + blog).  Les voici :

A. Sites physiques (Bu Belle-Beille, St Serge, Montéclair – chiffres 2008)

  • Belle-Beille : 478 926 visites
  • Saint-Serge : 320 670 visites
  • Montéclair : 66 072 visites

B. Site “virtuel” (web et blog – chiffres 2009)

  • 422 188 (site web) &  17 505 (blog) = 439693 visites
  • 1 188 804 (site web) & 35 449  (blog) = 1224253 pages vues
  • 115 699 (site) & 9 305  (blog) = 116634 visiteurs uniques

On remarquera donc que le site “virtuel” (que l’on peut considérer comme un seul ensemble) reçoit presque autant de visites que le site physique de Belle-Beille. Je vous laisse réfléchir à ça et aux conséquences, j’y reviens dans un billet prochain.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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