Posts Tagged ‘Bibliothèques’

Les chiffres de la rentrée


05 Jan

Voici trois chiffres récoltés fin décembre, et que je soumets à votre réflexion en ce début d’année (je pense qu’on reviendra sur le sujet…) :

  • 23887 : c’est le nombre de personnes (étudiants + personnels) inscrites dans le LDAP de l’Université d’Angers au 09 décembre 2009 ;
  • 10601 : c’est le nombre d’inscrits à la Bu au 17 décembre 2009 ;
  • 7162 : c’est le nombre d’inscrits actifs (i.e. que leur compte a enregistré une activité dans les 6 mois précédant le 17 décembre 2009)

Moralité : nos marges de progression sont loin d’être marginales…

Question : quelles explications est-ce que l’on peut trouver à cet écart énorme entre public somme toute captif, et inscrits actifs ?

PS : et vous ? ça donne quoi ?

Conf. de rédac. (matin)


07 Dec

Conférence de rédaction Cher Media Bourges 07 décembre 2009
43 personnes présentes (qui nous accueillent très bien :-) )
(notes à la volée)

Déjà près de 200 rédacteurs enregistrés avec une organisation fonctionnelle “pyramidale” comportant 15 “pilotes”.
Organisation pensée en souplesse => chaque réunion destinée à la fois à l’accueil des nouveaux participants et au “cadrage” (i.e. réponse aux éventuelles questions” des “anciens”.

Fonctionnement de la journée en ateliers. Ce matin-là, ateliers twitter {fil twitter = 200 followers} ; atelier “s’inscrire à Cher Média et participer” ; atelier “Liseuses”.

Je prends atelier Liseuses, destiné à démonstration et acculturation des présent/e/s. BDP a acheté 10 machines pour diffusion dans le réseau BdP vers les professionnels (10 bibliothèques participent à l’opération). Modèles présentés : Sony PRS 505, Cybook Gen3 et Opus (chouette, j’avais pas vu d’Opus encore – suis impressionné par les progrès faits au niveau de la rapidité par rapport au Gen3 ; la navigation avec le bouton ‘rotatif’ s’est beaucoup améliorée aussi – l’Opus aura grand succès lorsqu’il passera de mains en mains). 6 semaines, deux modèles, dans les bibliothèques. Intéressant de voir comment les collègues se saississent d’un outil qu’ils n’ont jamais eu dans les mains. Discussion au sein du groupe, sur l’outil, les possibles, les différences de support papier/électronique, le fait qu’on utilise un outil (écran d’ordinateur ou livrel) etc. Retour sur l’expérience d’Angers (voilà, tu viens en spectateur, tu termines en grand témoin). Idées d’usages possibles en bibliothèque, par les collègues qui découvrent l’outil et se demandent comment ils pourraient s’approprier cet outil dans la réalité concrète de leur environnement (importance des échanges informels, on crée du lien ici).

Je fais un petit passage sur l’atelier “Découverte de Cher Média par les nouveaux rédacteurs” où les “petits nouveaux” apprennent à utiliser WP et découvrent le backoffice de Chermédia. Pas de modération, chaque rédacteur est autonome sur la publication. Possible reprise des membres de l’équipe mais toujours sur des points de forme (image trop grande, etc) et/ou sur demande du rédacteur par rapport à un brouillon => confiance est faite à la base (dans tous les sens du terme) et cette confiance est payante.

Enfin, passage à l’atelier twitter où les stagiaires découvrent le micro-blogging via le fil twitter de Cher média.

Tout du long : impression incroyable de ruche, tout le monde participe, clique dans tous sens, découvre et s’approprie. Les plus aguerris aident ceux qui découvrent. Finalement, les formateurs ne sont pas nécessairement ceux qui étaient repérés comme tels au départ de l’atelier. Par ailleurs, je suis très surpris : personne ne semble étonné de ces nouveaux outils, chacun découvre les choses comme si elles étaient parfaitement naturelles. Comment dire…. Comme si l’on était dans un cours de cuisine et que personne ne s’étonne d’une nouvelle casserole, mais se demande aussitôt : qu’est-ce que je vais faire avec ça ? et cherche aussitôt à s’approprier le nouvel outil.

Le sel des projets (1/2)


03 Dec

Dans la série Le Sel SVP

  1. Le sel des projets (1/2)
  2. Le sel des projets (2/2)

Bienveillant taulier, lecteurs lassés par mes soirées diapos sur “notre été d’étiquettes”, cette fois, promis, de la hauteur de vue (enfin, pas trop, je laisse ça au chef) et de quoi discuter.

A vue de nez, à part me promener et taper des compte rendus de réunion, dans ces histoires de puces et de cotes D., je n’ai rien “fait”*. Or, sans quelqu’un tenant ce rôle impalpable, rien ne se serait fait. Bref, on touche là au mystère du management, grand mot dont on se gargarise volontiers dès qu’on vient de régler son compte au “conservateur”, ce scientifique des bibliothèques.

En fait, j’ai été managée, et j’ai managé des projets et la vie quotidienne en BU. Alors concrètement ça donne quoi ?

Comment je suis managée

J’ai été recrutée, me semble-t-il, pour mon intérêt pour le service (je suis une fan des rapports d’activité) et ses projets, après deux discussions informelles avec O. Tacheau et 2 visites in situ. Je suis arrivée en septembre 2007 dans un service doté d’objectifs explicites, dans le cadre du contrat quadriennal [Rapport 2006, p. 63]. Un intranet performant m’a permis de prendre connaissance des CR de réunions des 2 années précédentes et des principales procédures, tant de sécurité générale que plus techniques (SIGB, circulation, etc.) En plus du suivi quotidien des 2 BU qui m’étaient confiées, j’ai immédiatement été invitée à réfléchir à un projet à moyen terme, la recotation et à animer le groupe transversal “Horaires et Temps”.

Des outils de suivis de l’activité quotidienne étaient mis en place, tant quantitatifs (statistiques ARC, principaux indicateurs partagés dans l’intranet), que qualitatifs (Libqual en 2008).

Tous les 15 jours, j’ai pu discuter en réunion de direction de comment faire face aux projets en cours, et être informée ouvertement de toutes les questions relatives aux moyens, aux difficultés, aux autres services du SCD (Belle-Beille, bibnum etc.). J’ai également pu faire part des projets que je gérais et de mes difficultés. Impalpablement s’est instauré un rapport de confiance que le projet recotation a cristallisé : ne demandant jamais de moyens pour demander des moyens, j’ai obtenu rubis sur l’ongle des moyens complémentaires lorsque cela s’est révélé nécessaire.

Bref, j’ai le sentiment d’être soutenue au quotidien, de ne jamais être isolée ou abandonnée aux difficultés, mais de rester entièrement autonome lorsqu’il s’agit de prendre des décisions, y compris lorsqu’elles engagent des demandes de moyens.

Des banalités mais pas si répandues : grandes lignes d’un projet de service explicite + communication structurée + transparence + ouverture + confiance = action possible. On ajoute l’enthousiasme partagé de l’équipe de direction pour la bibliothèque lieu-service-fenêtre-porteouverte-équipe-compétences, et ça donne en plus un environnement où je suis heureuse de travailler, ce qui ne gâte rien.

Cotes D. (bonus management)


26 Nov

Dans la série Côté Cotes

  1. Cotes D. (1/4)
  2. Cotes D. (2/4)
  3. Cotes D. (3/4)
  4. Cotes D. (4/4)
  5. Cotes D. (bonus management)

Parce que c’est vous, et parce que le projet Cotes D. a été une expérience managériale intense pour moi, quelques enseignements après coup de ces 2 semaines d’improvisation débridée.

1) Coordination globale des 230 jours hommes, du soir pour le lendemain, en juste à temps. Les gens découvrent le matin ce qu’il y a à faire ce jour là. Je découvre les priorités du lendemain la veille au soir après 18 h en faisant le bilan de la journée écoulée et en listant ce qui reste à faire.

2) Autonomie de chacune des sous-équipes, chaque jour, pour trouver moyen de mener à bien la mission confiée le matin. En vrac :

  • coller des nouvelles cotes et reclassant au sol au fur et à mesure les documents recotés (seul ou à 2).
  • remettre en rayon une collection , munis du listing du nombre de livres pour chaque côté et d’un mètre ruban (2 à 3).
  • traiter les anomalies (cotes manquantes, erreurs saisie Aleph, etc…)
  • concevoir et mettre en oeuvre au sol le circuit de reclassement
  • modifier à la volée un circuit de reclassement
  • groupe de 4 réorganisant par cotes en magasin une collection recotée physiquement de 2000 documents déclassés
  • étiqueter des documents non classés à l’IUP à partir de planches d’étiquettes par ordre des nouvelles cotes
  • reprendre la signalétique tablette, étagère, épi
  • concevoir  la signalétique (où l’on manage son directeur)
  • réceptionner et trier à la volée un déménagement de 7000 livres au rythme de l’arrivée d’armoires roulantes
  • coordonner des déménageurs professionnels
  • … et des tas de micro-chantiers de quelques heures en fonction des besoins oubliés sitôt faits.

Confier la tâche à faire, puis vérifier plusieurs fois par jour qu’il ne se passe rien de bloquant. Pour le reste, faire confiance dans les solutions trouvées par chacune des micro-équipes, parfois différentes d’une équipe à l’autre pour faire la même chose. Approximations inévitables largement compensées par l’acceptation et l’investissement dans la mise en oeuvre des solutions retenues.

3) Aligner mais pas trop les horaires de tous (arrivée entre 8h15 et 9h, départ entre 16h30 et 17h30)

4) Rôle des coordonnateurs des sous-équipes, hors de tout cadre hiérarchique ou catégoriel. Consacrer des mini-leaderships de fait, et laisser s’auto-constituer des mini-équipes en fonction des présents. Indispensable pour réussir chaque jour l’intégration de personnels nouveaux de Belle Beille (l’autre site) venus donner un coup de main ponctuel (au total plus de 12 personnes différentes, venues chacune un jour ou deux seulement).

5) S’adapter aux aléas quand ils se produisent, sans les anticiper ni les nier. Dans cette affaire, je n’ai rien fait mais ai essayé de penser à tout heure après heure… à la fois général, officier d’état major et estafette : identifiant un trou dans une équipe là (2 congés maladie pendant le chantier, mercredis déplumés), apportant du matériel manquant ici, prenant une décision à la volée face à une question ponctuelle de ci, de là.

6) Etre un peu partout dans la journée, repasser partout le soir pour comprendre ce qui s’est fait, voir chacun chaque matin pour vérifier qu’il est bien intégré dans une sous-équipe et sait ce qu’il a à faire et ce qui a déjà été fait.

7) Faire des erreurs, corriger, transmettre le patch de l’erreur réparée au reste des équipes et recommencer.

8) Croire qu’on va y arriver et faire partager cette conviction. Etre l’ulcère de tous ceux qui pensent qu’on n’y arrivera pas.

9) Ne pas compter son temps. Arriver la première, partir la dernière. Faire garder ses enfants.

10) Parler, faire parler, dire qu’on a peur, entendre dire qu’on a peur, féliciter, se réjouir, savoir ce que chacun a fait, se moquer de soi-même, se féliciter, parler, faire parler, féliciter, dire ce que les autres ont fait, se réjouir du travail des uns devant les autres et vice versa, faire parler, féliciter, manger des gâteaux au chocolat fait par les autres, avec les autres…

Juste un mot pour conclure : c’est le genre de projet où chacun donne le meilleur de lui même, où la notion d’équipe n’est pas un vain mot, malgré le stress, inévitable. C’est une aventure humaine et ça vaut le coup d’être vécu !

Bref, dans bibliothéconomie de terrain il y a terrain : ce n’est pas African Queen, mais pour les bords de Maine c’est plutôt bien quand même.

Sortir de la Bibnum 3/3


24 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Pour ce qui me concerne, j’essaie de lutter à ma manière contre cette isolement de la bibnum, en commençant par mes collaborateurs directs, auxquels je recommande de s’insérer au possible dans tout ce qui ne relève pas de la bibnum : l’équipe bibnum est donc une équipe polyvalente qui fait de tout (tout récemment, nous étions parmi les « petites mains » jetant tous les livres au sol à Saint-Serge) ou presque (nous travaillons encore le double salto arrière pour le spectacle de fin d’année, c’est difficile, mais j’ai bon espoir).

Par ailleurs, à titre personnel :

  • je ne rate jamais une occasion d’expliquer à l’un ou l’une ce que nous faisons (mais peut-être qu’il faudrait faire cela de manière plus systématique, instaurer un point bibnum semestriel – tiens, c’est une idée, ça…) ;
  • je tiens à faire du Service public (pour voir des usagers en vrai, mais aussi pour que les collègues locaux me considèrent comme un bibliothécaire avant de me considérer comme un geek – ce que je ne suis pas) ;
  • je participe quand c’est possible à la bibliothèque physique (Bu Plage étant l’exemple parfait d’une opération qui peut aider à casser le mythe geek/bibnum – depuis, on me parle) ;

Derrière tout ça, il y a un but et une logique : montrer que, d’un pavé de la Pléiade à un livrel, d’un usager in RL à un usager distant, il existe un continuum unique, celui de la bibliothèque.

Cotes D. (4/4)


19 Nov

Recoter en 11 jours chrono

Le 26 août, après quelques péripéties que toute personne qui a déjà eu à passer des commandes à des fournisseurs hors marché dans une université après le 14 juillet peut imaginer tout seul, nous sommes en possession de 40 pochettes de planches d’étiquettes imprimées dans l’ordre des anciennes cotes et de 120 rouleaux de 500 rectangles de filmolux.

Résultat : nous sommes prêts à recoter seulement le 27 août. Nous devons impérativement rouvrir la bibliothèque le 15 septembre au matin.

Les brassages de cotes sont très importants. Je passe pudiquement sur mon idée de départ consistant à confier des tranches de cotes à traiter à des binômes en responsabilité complète qui se révèle complètement impossible à mettre en oeuvre.

La BU par terre

Heureusement, l’équipe est là : les 3 membres présents d’un groupe de travail “mouvement de collections ” composé de 2 B et 3 magasiniers, qui n’a pas pu travailler sur la question entre le 15 juillet et le 25 août (congés et fermeture pour travaux obligent), s’autoactive.

Miracle managérial : le 27 août au matin, en 3 heures, ils mettent au point un mode opératoire, simple, robuste, total, admis par tous les présents (encore peu nombreux). Reclasser les 800 ml de chaque niveau par terre sous des affichettes provisoires, après avoir collé les nouvelles cotes sur les bouquins.

A 14 h, le parcours du N+3 est installé. Il serpente sur, sous et entre les tables, s’insinue dans les salles de travail de groupe et entre les rayonnages de périodiques.

La recotation physique en jours/hommes (j/h)

Pose cotes imprimées Filmolux Remise en rayon
N+3 (20 000 livres) 55 j/h sur 3,5 jours 25 j/h sur 1,5 jour 12 j/h sur 4 jours
N+2 (25 000 livres) 60 j/h sur 5 jours 15 j/h sur 2 jours
IUP (7000 livres) non classée : 31 j/h, pêche aux étiquettes ordre nouvelles cotes classement à la volée : 15 j/h sur 3  jours

Bref, moyennant d’importants moyens complémentaires (4 moniteurs sur 10 jours, soit 40 j/h + apport des équipes de l’autre section du SCD (20 j/h) et de la bibliothèque numérique (12 j/h), le chantier avance, un étage après l’autre : au total c’est la force de travail de 230 jours/hommes qui s’est déployée en 12 jours soit environ une vingtaine de personnes par jour.

Les équipes autonomes de 3, munies d’un listing avec le nombre de livres dans chaque cote, et pouvant métrer grossièrement les collections au sol, remettent les livres en rayon. Pour le N+3, une seule équipe remet en place toute la bibliothèque de 340.xxx à 347.xxx, et essuie les plâtres des erreurs du plan de salle que j’avais tenté à partir d’évaluation de volume au doigt mouillé avant recotation. Bon sens de terrain et réaction de proximité : 1 – technostructure : 0.

Pour le N+2, un plan de salle grossier permet à 3 équipes de 3 de travailler en parallèle à la remise en rayon, sans trop de mauvaises surprises.

Signalétique

Effet secondaire, la mauvaise signalétique de rayonnage doit être reprise en moins de 7 jours. C’est l’occasion de demander au directeur de concocter les outils excel à joli rendu dont il a le secret :

1) un tableau en A0 pour préparer d’un coup les bandeaux de haut de rayon, avec impression et massicotage des bandes par le service repro.

2) deux formats A4 paysage pour la signalétique de bout d’épi, permettant d’éditer automatiquement la signalétique en vis en à vis à chaque bout de l’épi

3) Interfaçage d’une titreuse Brother 2450 DX avec un ordinateur pour imprimer à la file la signalétique de tablettes à partir d’un tableur (Excel).

2 collègues (au C2i tout frais), se chargent au fur et à mesure des remises en rayon de faire les relevés de tablettes et de remplir les tableaux sur ordinateur, puis de tirer et poser la signalétique. En tout 10 jours/h, y compris le temps de mise en route et conception, pour plus de 220 bandeaux, 2000 étiquettes de tablettes et 100 panneaux de bout de rayon.

Mission accomplie, le 14 septembre au soir, nous clipsons les dernières signalétiques et nous voilà prêts à ouvrir au public, une bibliothèque améliorée (ne serait-ce que par le remplacement de l’ancienne signalétique). Le directeur a également préparé et fait tirer de petits plans de salle format carte postale à distribuer aux lecteurs.

Tout est loin d’être parfait, mais cela peut fonctionner. Nous avons 8 mois pour corriger ce qui doit l’être avant un redéménagement total au moment de la mise en service de l’extension !

Sortir de la Bibnum 2/3


17 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Donc : quelles sont les raisons qui empêchent que des “tests” ou des “expériences” issus de la Bibnum passent dans la vraie vie des collègues (i.e. dans leurs pratiques et leur horizon) ? Quelques hypothèses (vous interviendrez pour compléter) :

  • un manque de communication de la part de la Bibnum : ce que nous faisons reste encore trop opaque ;
  • un manque de curiosité des collègues non encore numériques : personne ne m’a demandé, en 2 ans maintenant, ce que je faisais au juste ;
  • un manque de compétences techniques : argument qui vient immédiatement à l’esprit mais auquel je ne crois pas une seconde – parce que tout le monde en bibliothèque utilise toute la journée un SIGB et qu’un SIGB est souvent bien plus compliqué que la plupart des outils de la Bibnum (enfin quoi, vous savez cataloguer dans des interfaces pourries et vous me dites ne pas savoir vous servir d’un agrégateur de liens…) ;

La liste reste ouverte. Au fond, je pense qu’avant tout, ce qui explique la difficulté à banaliser la Bibnum dont je parle ici, c’est le fait que la plupart des collègues n’ont pas saisi les enjeux généraux…

Où l’on revient au premier item : il faut communiquer et expliquer plus, moins les outils que ce qui se cache derrière : l’avenir des bibliothèques et du métier de bibliothécaire. Et ça, en fait, ça ne peut sans doute se faire qu’à l’interne, dans chaque bibliothèque, pas à pas, en discutant, expliquant. En sortant de la Bibnum pour que les collègues se rendent compte que nous ne sommes pas des allumés. Rude tâche.

Cotes D. (3/4)


12 Nov

3. Listes de courses

SIGB

1) Aleph saura faire le transfert cote 2 vers cote 1 à la fin du projet, moyennant intervention payante d’Ex-Libris

2) L’administratrice Aleph/Arc de la bibnum mettra en place les requêtes ARC permettant de savoir, moyennant une liste partagée de nouvelles cotes complète et mise à jour, combien il y a de livres sous chaque nouvelle cote.

3) la même magicienne maison élaborera à la demande des acquéreurs/recoteurs des listes de livres non recotés par tranches d’anciennes cotes, permettant de faire des notes de retour pour les livres empruntés, et d’identifier les éventuels oublis.

4) en fin de projet, elle fera l’extraction d’un fichier avec toutes les nouvelles cotes, anciennes cotes, pour impression des nouvelles étiquettes.

Moyens humains

1) 4 acquéreuses au début, devenant 3 acquéreuses et 1 acquéreur en octobre 2008, dont la chargée des plannings. La recotation se greffe en plus des acquisitions courantes, du désherbage, du traitement documentaire (exemplarisation SUDOC), du service public.

2) 3 magasinières, qui prennent doucement le relais sur le traitement du pilon (3000 livres au cours de l’opération, tous les livres étant repris en main), la saisie informatique des cotes 2 dans Aleph (en droit), la recotation dans Aleph de certains fonds sans difficultés : Mélanges, Histoire du Droit, Concours.

3) 2 moniteurs étudiants, qui en marge des formations L1, sont mis à disposition des chantiers du SCD. Ils travaillent à la saisie de cotes 2 en droit dans le SIGB environ 100 heures entre décembre 2008 et mars 2009.

4) Une contractuelle B sur 6 mois (février-juillet 2009), quand se greffe en décembre 2008 le projet d’intégration physique (et donc recotation) des 14000 livres du centre de documentation de l’IUP de tourisme à réaliser avant septembre 2009, 1 stagiaire L3 pro sur 12 semaines, qui recotera les 900 livres de tourisme + 1 mois CDD pour boucler cette intégration.

Marges physiques

Une collection recotée se dilate.  Au niveau du droit nous avons ajouté – sans rien reléguer en magasin- 72 ml pour 720 ml soit 10 % et nous sommes sentis à l’aise. Dans ce genre de cas, on est heureux d’avoir un système de rayonnages super-modulable (Dubich ST15) et des stocks de tablettes, pieds, cadres supplémentaires.

Histoires d’étiquettes

Une première simulation se fait sur le changement de cote physique à la titreuse. Pour 60 000 documents, il faut environ 5,5 km de ruban, soit environ 10 000 € de budget, pour un ruban en 18mm pour cacher l’ancienne cote. Les témoignages de Malakoff et Limoges font prévoir le coût de rachat de quelques titreuses mortes au champ d’honneur en cours du chantier.

La visite de la BU Robert de Sorbon à Reims en février 2009 nous oriente vers la solution de planches d’étiquettes imprimées à partir du SIGB.

Histoire de faire simple, nous avons aussi en tête l’automatisation des prêts/retours, et voulons, comme aux Champs Libres à Rennes, demander aux lecteurs un pré-tri, par couleur de cote, des retours. Nous nous orientons donc vers des cotes avec code couleur.

Les catalogues Avery/Impega standards ne donnent pas satisfaction : pas de format permettant à la fois de masquer les cotes actuelles tout en formant une bande étroite sur le dos.

Etiqazur offre un très bon produit, très couvrant, très adhérent. La société m’envoie aussi à titre gracieux tous les échantillons que je lui demande, y compris un paquet de 100 feuilles pour tester l’impression, ce qui fait la différence en sa faveur ! Coût pour 56 000 étiquettes (40 paquets de 100 planches de 14 étiquettes) = 1100 €.

Test au copieur de bureau peu concluant : l’encre s’en va au grattage. Le service repro de l’université offre une alternative, avec ses imprimantes qualité professionnelle mais les planches d’étiquettes font un bourrage monstrueux au premier test. Il m’oriente vers Bull Duplicopy, une entreprise angevine, équipé d’une IGEN 4. L’entreprise offre de plus un service de mise en page à partir d’un bête tableau Excel qui, moyennant une page de spécifications, va me permettre de m’épargner un gros travail de fusion/mise en page à partir de l’extraction du SIGB, et permet l’impression en couleur, ce qui nous fait échapper au collier de filmolux de couleur sur le dos des livres. Coût pour l’impression couleur et le paramétrage de nos 40 fichiers (2 h à 50 € !) de 1400 lignes : 1200 €.

Pour protéger les nouvelles étiquettes (et les ongles des poseurs) nous faisons le choix de rectangles de filmolux (ref. 36806) précoupés en rouleaux, 20 % plus chers que le filmolux en rouleau utilisé habituellement, soit là encore, 1100 €.

Sortir de la Bibnum 1/3


10 Nov

Dans la série Sortir

  1. Sortir de la Bibnum 1/3

Broderie autour d’un sentiment diffus que j’éprouve en ce moment : la Bibnum peut s’avérer un piège. Explications : ma section est pour partie une sorte de petit laboratoire dans laquelle on peut tester des outils. Le livrel est l’exemple typique : on en discute avec les plus hautes autorités, on obtient la bénédiction des-dites autorités, on présente le projet en RED (Réunion de Direction) qui avalise et go, on lance l’expérimentation. Tout roule. Sauf que…. Sauf que c’est là que le piège peut se refermer.

Le risque est grand, en effet, de voir ce genre d’expérience rester, dans la tête des collègues non encore numériques, un gentil hobby qui ne relèverait que des amusements de la Binum. Partant, le danger est que personne (en dehors de la Bibnum) ne s’approprie ces outils. La Bibnum devient alors un jardin d’enfants où l’on occupe quelques illuminés pendant que les gens sérieux s’occupent de choses sérieuses (le Livre avec un grand L).

Toute la difficulté est donc, pour qui est dans la Bibnum, d’en faire sortir les outils qui y ont été testés/développés/peaufinés. Et ça, c’est pas de la tarte. Pour de multiples raisons que nous évoquerons la semaine prochaine.

Cotes D. (2/4)


05 Nov

2. Premiers pas

Septembre 2007 : le projet d’extension stagne entre APD et DCE. Je viens d’arriver à Angers et Olivier Tacheau veut, en attendant le chantier de construction/aménagement, me lancer sur un projet de longue haleine. L’acquéreuse de droit est partante et travaille depuis début 2007 à des propositions de remaniement ponctuel de la “Brouillard”.

Fin automne 2007 : contacts et visites permettent de mûrir le projet. L’acquéreuse de droit et moi-même rencontrons MF Palestro, mon homologue de Tours, qui a coordonné un chantier comparable à la BU de droit de Limoges, au début des années 2000, sur le mode allopathique, et qui mène à Tours un chantier homéopathique. Je rencontre à la BU de droit de Malakoff (Paris 5-Descartes) T. Zirmi, qui vient de finir la recotation complète de la BU enseignement. Nous récupérons les systèmes de cotes validés – tous inspirés de la Dewey – élaborés au cours de ces différents projets, et des éléments de méthode.

Janvier 2008 : au vu de ces compte rendus d’expériences, je penche pour la recotation totale et l’abandon de la Brouillard sur le site. Je choisis aussi le principe retenu à Limoges d’une opération en 2 temps : phase 1, recotation livres en main, au crayon sur la page de titre et dans un champ cote 2 du SIGB – phase 2, rééquipement physique des livres et remise en espace d’un coup.

Février-mars 2008 : Les 4 acquéreuses de la BU se lancent, à l’aide des adaptations de la Dewey de Tours, Poitiers, Limoges, Malakoff, sur l’élaboration d’un cadre de cotes validées issu de la Dewey, d’abord en Droit, Gestion, économie, Sciences politiques.

J’aurais aimé, comme à St Quentin en Yvelines où les acquéreurs travaillent sur un projet comparable, que nous puissions faire entrer en ligne de compte les maquettes d’enseignement. Le contrat quadriennal étant en cours de négociation, les nouvelles maquettes sont inachevées et surseoir nous aurait amené début 2009 (quand j’ai enfin récupéré les maquettes…).

J’aurais aimé aussi, comme à Limoges, pouvoir influer sur le choix de l’ordre des cotes en vue de la mise en espace : là, les plans de salle n’étaient pas stabilisés. Il ne nous restera plus qu’à soigner la signalétique dans le nouveau bâtiment.

A défaut, les acquéreuses jonglent avec Dewey, abrégé, adaptations locales et professionnalisme et s’approprient le projet.

Avril 2008 : les premiers cadres de cotes “virtuels” sont prêts, la division nombre de livres à recoter/nombre de nouvelles cotes, donne une moyenne de 80 livres par cote. La recotation “virtuelle” peut commencer.

Mai 2008 – 11 juillet 2009 : tout le fonds (sauf l’histoire) y compris celui de l’IUP est recoté virtuellement, au crayon et dans un champ caché d’Aleph, soit environ 56000 documents.

Au fur et à mesure, les acquéreurs (une contractuelle lauréate d’un concours nous ayant quitté au milieu du gué) ont vérifié tant bien que mal qu’il y avait bien un minimum de 5 livres par nouvelle cote créée et les cotes trop importantes ont été subdivisées dans la mesure du possible. Les cadres de classement se sont peu à peu stabilisés autour de ces critères.

Au fil de l’eau, des cadres de classement supplémentaires ont été établis pour les sciences sociales, le tourisme, la gastronomie, la maintenance immobilière, les beaux arts, l’urbanisme, le développement durable, les concours et l’informatique pour permettre de traiter le “fonds général” et celui de l’IUP tourisme. La règle : une personne chargée de recoter une thématique établit elle même le cadre de classement.

La principale difficulté est de maintenir l’entretien régulier du tableau unique destiné à tirer les informations du SIGB sur l’importance numérique des nouvelles cotes, chacun tenant à se fabriquer son propre tableau de travail. Autre bémol : la solution choisie rend les acquéreurs autonomes mais ne favorise pas les regards transversaux, dont nous verrons “après la bataille” qu’ils ont un peu manqué.

Une réunion mensuelle au lancement du projet, bimestrielle en routine, et un ratio grossier de l’avancée du chantier par thématique ont été ma principale contribution à ce stade du projet. Je ne parviens pas à maintenir vivante une indexation des nouvelles cotes, que j’avais mise en place au début du chantier. C’est une opportunité ratée de faire travailler les 4 acquéreurs sur un outil transversal et un regret parmi d’autres (le 0 de trop dans les cotes de droit, le maintien de trop de cotes fourre tout sous les cotes chapeaux et autres…)

Chaque acquéreur donc a piloté en toute autonomie la recotation de son domaine, tout en envoyant au besoin certains documents à ses collègues. Malgré quelques opportunités ratées, par manque de coordination, le succès global du chantier tient beaucoup à leur investissement, compétence et professionnalisme individuel.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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