Posts Tagged ‘Bibliothèques’

Multi-supports


25 Aug

(photos : nouvelle Bu Saint Serge, en cours de finalisation)

On peut travailler sur et avec tout.

BD…
DVD…
PC…
Livres…
et revues papier.

117 inside


01 Jul

Pour compléter la liste des thèmes, voici la composition des thèmes 2010, en intégralité.

Le fichier s’ouvre avec OpenOffice, un logiciel libre et gratuit qui vaut largement Excel. Je vous joins aussi la version PDF de la liste mais c’est moins drôle.

PS1 : seulement 111 kits dans la liste, mais 117 mis face usagers : nous avons inclus au lancement des kits issus des listes de l’an dernier. De plus, nous avons fait un réassort de 38 kits la semaine qui suivait le lancement : Bu-Plage cette année, c’était donc 117 + 38 = 155 kits (y’en a deux qui suivent….)

PS2 : j’en profite pour vous annoncer que Face Ecran passe en mode Tongs, jusqu’à nouvel ordre. Bonnes vacances à vous.

Faites le mur !


19 May

Vous êtes séparés de votre nouveau bâtiment par 10 mètres de BA13 (placo, pour les intimes) provisoire. Vous apprenez que les hommes de l’art vont arracher cette cloison dans 10 jours. Que faites vous ?

 

a) vous fermez la bibliothèque à J-5 pour vous préparer moralement

b) vous  commandez un nouveau stock de bouchons d’oreilles et collez un A4 sur la porte d’entrée annonçant de nouvelles nuisances

c) vous cassez une bouteille de Gourmandise du gué d’Orger sur la cloison avec vous-même pour fêter ça

d) rien

e) vous organisez un petit déjeuner ouvert à tous en présence de l’architecte et prévoyez l’ouverture progressive d’oculi vers la BU neuve

f) vous proposez aux gens de partir avec des bouts de mur avant que l’entreprise ne démolisse tout.

g) vous fermez la BU le jour des travaux sans prévenir avant, histoire que les étudiants se cassent les dents sur la porte

h) vous proposez aux étudiants de s’approprier le mur avec leurs mots pendant 4 jours avant sa destruction, histoire de les prévenir qu’il va se passer quelque chose

Et que croyez-vous que nous choisîmes* ?

* indices sur un autre mur

 

Drame en 4 actes


05 Apr

En ce lundi de Pâques, une petite histoire :

  • Acte 1 : je repère ce matin sur Libération cette interview de Marin Dacos et je twitte derechef l’information ;
  • Acte 2 : deux de mes followers, MxSz et Trevok, me font remarquer fort justement que l’accès à cet article est réservé aux abonnés ;
  • Acte 3 : la BUA proposant Factiva, ce qui me donne un plein accès à ce papier, mon premier réflexe est de mailer aux deux followers en question le PDF tiré de Libération (ce qui rendrait à confirmer que je suis un pirate). Mais ne tenant tout de même pas à passer les trois prochaines années dans une geôle, je demande aux deux followers concernés si, par hasard, ils n’auraient pas accès, via la Bu dont ils dépendent, et légalement, à cet article ;
  • Acte 4 : il s’avère que les deux followers concernés, tous les deux très proches (c’est un euphémisme) des milieux universitaires et des bibliothèques, n’ont même pas pensé que leur bibliothèque pouvait être l’endroit où ils trouveraient à lire la vision que Marin Dacos peut avoir de l’Ipad.

Moralité ? Je vous laisse la tirer vous-même de ce qui précède. Pour ce qui me concerne, cette petite anecdote m’interroge sur la place que les Bu ont dans le paysage documentaire ; et sur le travail qu’elles ont à faire pour simplement devenir/rester visible – même pour ceux qui les fréquentent assidument.

L’accueil commence par les toilettes


02 Mar

Restaurant TaïwanUn quart des bulletins “une remarque, une suggestion” en 2009. Une trentaine d’interventions “exceptionnelles” dans l’année. 12 000 € de budget pour la BUA (hors entretien). Une page Facebook de réclamation dédiée.

Qu’est-ce qui nous coûte autant et nous occupe au minimum une fois par semaine ? Quel est donc le refoulé de l’accueil en bibliothèque ? Et oui : les toilettes !

Problème bien français, des écoles aux musées,  il n’épargne pas les bibliothèques publiques.  Un article de Julien Damon, “Toilettes publiques, un droit à mieux aménager”, Droit social, N°1, 2009, p. 103-110  établit clairement le caractère politique et juridique du sujet. Un autre article , publié par le  RUSQ et signalé par Marlène, suggère que la question de “comment les trouver” est souvent un acte fondateur de l’interaction entre public et bibliothécaire.

Pour compléter le tableau,  parce que nous sommes tous concernés, usagers comme gestionnaires, et que j’ai mis du temps à collecter ces informations faute de synthèse sérieuse,  je vous propose une série en 2 volets  sur les toilettes en bibliothèques :

1) Construire, concevoir et équiper des toilettes en bibliothèque publique (avec une synthèse à jour de toutes les fascinantes dispositions légales sur le sujet)

2) Gérer au quotidien les consommables et l’entretien

Crédit image : tous droits réservés Toiletzone, Marton’s restaurant à Taiwan

Rêves de béton


18 Feb

L’hôte de ces lieux mettant en ligne ses très beaux diaporamas concoctés pour les M2 bibliothèques de l’UA, j’ai quelque scrupule à vous proposer celui de facture beaucoup plus médiocre et de contenu relativement plan-plan que j’ai préparé à l’automne 2009 pour lesdits M2. Ceci dit, maintenant qu’il existe, autant qu’il serve !

Il s’agit d’un petit vademecum/glossaire/calendrier de la construction de bibliothèques à l’usage des gens qui comme moi, ne distinguaient pas vraiment, en commençant à travailler en bibliothèque, un maître d’ouvrage d’un maître d’oeuvre, un programme d’un APD et une SHON d’une SU.

Grâces soient rendues à l’excellent stage Mediadix suivi en novembre 2008, qui m’a donné les rudiments sémantiques nécessaires pour faire illusion comme “chef de projet construction d’une extension en BU” ainsi qu’au consultant mobilier, modifications, synthèses (bref, le Boss) pour les séances de travaux pratiques sur “comment rêver une bibliothèque comme lieu”.

 

Si j’avais su…


09 Feb

“L’expérience ressemble aux cure dents, personne ne veut s’en servir après vous”. Google prétend que c’est du Dorgelès, Le château des brouillards, 1932. Il n’empêche que si j’avais su 2 ou 3 choses avant de me mêler de mener à bien l’intégration physique de bibliothèques associées, j’aurais gagné temps et argent. Voilà donc quelques cure dents, pour ceux qui pourraient en avoir usage :

  • Abonnements : vous croyez – bêtement – qu’il y a un marché périodiques dans votre institution, et qu’il vous suffira soit de supprimer les abonnements auprès du groupeur, soit de les reprendre. Et là, en mars, vous découvrez tout un tas de titres pris hors marché auprès des éditeurs, avec des contrats de tacites reconduction résiliables par lettre recommandée avec AR 3 mois avant la fin de l’année civile. Vous financez donc une année de plus les doublons que l’intégration physique était censée supprimer. Méfiez-vous donc des Journaux officiels, des Lamy, de l’OFUP, des publications associatives (liste non limitative).
  • Bibliothèques associées des bibliothèques associées : vous pensez – bêtement – que les centres de documentation gèrent la documentation. Vous traitez les collections, reprenez les abonnements, et découvrez que vous êtes désormais censé servir aussi 2 bibliothèques de composantes dans d’autres villes, quelques tiroirs dans les bureaux d’enseignants-chercheurs, qui ne comprennent pas être si mal servis.
  • Abonnements en ligne à mot de passe : vous imaginez – bêtement – que dans une institution honnête, personne ne fait plus ça. Et découvrez que vous être désormais incapable juridiquement de faire partager à une communauté de 800 personnes les fascinantes archives du Moniteur des travaux publics, des Cahiers Espaces, ou de la Gazette des communes. Là je n’ai pas le cure-dent, mais si vous en avez un, je vous l’emprunte bien volontiers.
  • Des mémoires d’étudiants : vous supposiez – bêtement – que les 300 ml de mémoires qui ornaient votre magasin représentaient une belle part des travaux d’étudiants soutenus dans votre université. Vous allez découvrir que vous avez 2 ans de boulot à traiter les 60 ml dont vous venez d’hériter, à identifier les filières de production qui menacent en 2 ans de vous saturer votre marge d’extension et à monter un dépôt institutionnel pour arrêter les frais.

Morale de toute cette histoire, intégrer des bibliothèques de composantes, c’est s’exposer à une belle illustration de la loi de Pareto : 80% du boulot, 20% du temps, 20%  du boulot, 80% du temps. Le meilleur cure dent pour la fin : quand l’intégration est finie, le vrai travail commence. C’est plus facile quand on s’y attend.

Crédits photo : Hector par Zarathoustra, via Flickr CC.

 

Valeur ajoutée ?


04 Feb

Bien, partons de ces chiffres. Quelques précisions d’abord, entamées là :

  • la grosse majorité des visites sur le site web sont des visites “internes”, issues du campus et plus précisément des postes en libre accès de la Bu, en particulier parce que la page d’accueil desdits postes, après identification LDAP, est celle du site ;
  • si l’on y regarde de plus près, une part importante des accès vers le site web se fait vers la page des bases de données et celle des revues en ligne : le site web ne sert ici que de “signet” à ressources électroniques ;
  • les autres pages du site ne bénéficient pas de visites particulièrement importantes : il faut dire qu’elles n’apportent quasiment aucune information un tant soit peu attirantes pour un étudiant. Rien de glamour dans les trombines de l’équipe de direction (no offense).

En fait, je pense que deux usages-types se dégagent :

  • je suis usager, j’utilise un poste libre accès de la Bu, je m’identifie LDAP, je me retrouve devant la page du site Bu, je me sauve parce que je n’ai rien vu d’accrocheur ou d’utile pour moi ;
  • je suis usager, j’ai besoin de ressources électroniques, je passe par le site de la Bu pour retrouver ma base de données préférée, ou ma revue chérie – je me contrefiche du reste et je ne vois là non plus rien d’accrocheur ou utile pour moi.

Dans les deux cas, nous n’avons pas réussi à capter notre usager, à lui apporter une valeur ajoutée, à lui montrer les merveilles que recèlent nos fonds. Ca laisse rêveur, et ça fera l’objet du prochain billet de cette série.

 

Le sel des projets (2/2)


14 Jan

Dans la série Le Sel SVP

  1. Le sel des projets (1/2)
  2. Le sel des projets (2/2)

Travailler avec :

… son Boss

credit photo : sanchtv Flickra) Le/la choisir. C’est, au sein de la FPE, la seule vraie occasion de choisir avec qui on va travailler. Plus facile qu’avec les autres ingrédients de la vie au travail parce qu’il n’y en a qu’un/e par établissement, et qu’en règle générale on est -au moins un peu- maître de ses propres mouvements de carrière et mutations. J’ai vu pas mal de collègues se focaliser sur la station de métro, le climat, la famille ou la fiche de poste et oublier qu’au quotidien le tempo est donné par le haut et que le bon management, comme le mauvais, ruisselle sur toute la pyramide de l’organisation.

b) lui demander d’expliciter le mode d’emploi et les marges de manoeuvre dont il/elle vous laisse disposer. De quoi doit on lui rendre compte a posteriori, de quoi doit on l’informer a priori, que doit-on soumettre à validation ? Doit-on privilégier un style formel ou détendu, le courrier, le mail ou le téléphone, la secrétaire ou l’adjoint ? Comprendre vite tout ça est le seul moyen d’établir la confiance, nécessaire pour tout le reste.

Voir aussi pour compléter mes lieux communs, un dossier court à lire et rigolo du journal du net, un bon billet sur  Troisième voie, un blog de management, ou une myriade de livres que vous trouverez tous seuls dans le SUDOC, bande de bibliothécaires que vous êtes.

… ses pairs

Là je me place du point de vue d’un “conservateur” faisant partie d’une “équipe de direction”, mais la même structure, en fractale, se retrouve à l’échelle de chaque service ou section.

c) considérer ses pairs comme des partenaires naturels. Comprendre leur rôle dans la bibliothèque, identifier là où les intérêts des services convergent et s’enrichissent. Que de bibliothèques où les chefs de section ne sont que rivaux, où la bibnum vit dans une tour d’ivoire, et où les acquéreurs se regardent en coin pour des miettes de budget !

d) Identifier les grands équilibres et jouer sa partie. Le Boss, tout omnipotent(e), compétent(e), bienveillant(e) qu’il/elle soit doit faire des choix et établir des calendriers, et il y a nécessairement des luttes d’influence : un CMS ou des chauffeuses confortables ? Les sciences ou le droit ? des moniteurs formation ou rangement ? Ne jamais ramener toute la couverture à soi (mauvais pour la bibliothèque dans son ensemble), sans jamais se faire oublier. Les autres ne joueront pas votre partie mais la leur. Parfois, le danger est d’être trop convaincant : avoir des projets communs facilite alors  la vie de tous !

… ses collaborateurs

e) Essayer de connaître les gens, de s’appuyer sur leurs qualités et de passer sur leurs défauts. Quels que soient les unes ou les autres,  faire avec, et aujourd’hui et demain, et se souvenir que pour beaucoup qu’ils étaient là avant soi et seront encore là après que l’on sera parti depuis longtemps. Ne pas oublier chaque individu, derrière la fonction qu’il occupe. Là aussi, lieux communs que tout ça, mais tout le reste s’appuie dessus.

f) Essayer de donner les moyens à chacun de comprendre ce qui s’est passé, ce qui se passe, ce qui va se passer.

Je passe une (pas assez ces temps-ci) bonne partie du temps de travail des autres à communiquer : temps d’entre-deux portes, toujours à recommencer ; réunions, dont au minimum une “de section” mensuelle, souvent trop longues  ;  CR de réunions systématiquement, trop longs, mais lus avec attention par certains et mon assurance face au leitmotiv “On m’avait rien dit, je-suis-pas-concerné”.

J’assume de plus en plus le bavardage, par lequel se noue la confiance, les entretiens professionnels de 3 heures où je reprends par le menu, avec chacun, un à un les projets de l’année à venir, les calendriers, et sa place dans l’ensemble.  Revers de la médaille, c’est souvent en dehors du travail des autres que je fais le lien entre tout ça, que je maintiens la cohérence des calendriers et la possibilité d’offrir à chacun ma vue de généraliste qui connait un peu de tout et ne s’occupe vraiment de rien.

g) Se résigner à perdre le fil, à se tromper – et à le reconnaître, à se contredire, à être contredit(e). Faire, c’est faire des erreurs, et confronter les plans d’action aux autres et à la réalité, c’est savoir les infléchir.

Je suis savante, expérimentée à la hauteur de tous ceux qui travaillent avec moi. Coordonner la puissance de travail déployée par une équipe est loin d’être le boulot ingrat que pourraient laisser croire les nombreux guides de management-réduit-à-la-gestion-des-conflits-interpersonnels.

… Gaston*

e) être le Prunelle de quelque Gaston* : le sel du métier, l’occasion de pousser de loin en loin des grands scrogneufegneu (y compris contre soi-même). Franquin en a pondu 19 tomes, qui en disent plus drôle que je ne saurais le faire !

* Que personne avec qui je travaille ne le prenne pour lui. Gaston, c’est moi, c’est vous, c’est les cagibis trop pleins, c’est mon bureau, les clés baladeuses, les fausses bonnes idées, les classeurs de photocopies, les bobos du bâtiment, etc. Gaston, c’est l’entropie contre laquelle s’investit au jour le jour l’énergie de tout responsable…

Crédits photos : objet fractal, Sanchtv via Flickr ; Gaston à Grévin, Gilles Couteau via Flickr CC.

 

 

Et on ira pieds nus


07 Jan

(billet un peu bizarre)

Lors de discussions au sein des équipes, sur ce qu’on pouvait tolérer, dans la zone dite libre, de la part des étudiants, importance apparente de la question du pied : les pieds nus sont-ils tolérables dans une bibliothèques ? Y’a débat, on dirait…

Je me dis que le pied nu, c’est l’irruption du corps dans le monde des livres et de la pensée, c’est la Nature qui s’introduit dans l’éther de la Culture, c’est le rappel de ce que nous sommes (de la chair) dans ce que nous voudrions être (pur papier et pures idées).

Le pied nu, c’est aussi le pied de l’Autre dans sa matérialité et sa présence entêtante (vous pouvez refermer un livre quand vous ne l’aimez pas, mais vous ne pouvez pas couper le pied qui ne vous plaît pas). Et puis le pied, c’est la sexualité – et les bibliothèques n’aiment pas ça mais aiment les Enfers.

Bref – la question du pied est loin d’être anodine. A quand une bibliothèque où l’on ira pieds nus ?

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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