Crash #2-1

{ et qui plus est, limités dans le temps puisque la loi et les nécessités économiques d'une puissance publique n'étant plus en mesure depuis des décennies d'assurer de manière pérenne ce service de base faisaient qu'il était d'usage, 10 ans après la fin de tout contrat de support-avatar, d'archiver par gravure les enregistrements de l'individu dans un état statique sur des disques de verre nano

Crash #fin

" Mon temps est devenu une seule attente, je passe mes heures à parcourir toute ma mémoire, chaque morceau de moi, de crainte d'en oublier une part qui se serait dissoute dans la ronde effrénée des électrons, je vais dans des sensations et des souvenirs qui n'ont plus d'autre existence que celle que je leur donne en les arpentant, je ralentis ou accélère ce qui a été moi à mesure de ma volonté,

Crash #13

" Or donc depuis, plus rien ne bouge et ce qu'il est convenu d'appeler maintenant mon affaire a rejoint la longue cohorte des dossiers engloutis par l'immense maelström de la justice internationale avalant à chaque heure des masses de cas mais ne recrachant rien.

Crash #12

" Mais un grain de sable vint se glisser dans ces rouages et bloqua tout. Et ce ne fut pas un grain de sable technologique.

Crash #11

" En principe, je ne devais rester sans support-avatar que quelques heures, un ou deux jours au plus : mon abonnement de virtualisation

Crash #10

" L'impression était étrange.

Crash #9

" Je ne saurai jamais précisément où se situait la ferme de serveurs dans laquelle j'avais été mis à l'abri et à vrai dire, cela m'importait peu.

Crash #8

" En bref, j'avais testé la plupart des supports-avatars d'un marché toujours plus florissant et sans vraiment regarder à la dépense (pour tout dire, ma fortune accumulée depuis des années sur toutes les bourses du monde avait pris des proportions largement suffisantes pour me permettre de ne pas me poser certaines questions)