Archive for February, 2010

Fireshot, lasso à pages


25 Feb

Longtemps, je n’ai connu pour capturer une image d’écran que l’immuable combinaison F11, ImpEc, F11, CTRL+V, [alt+tab], CTRL+C. Vérification faite, jusqu’à la semaine dernière, toutes mes collègues chargées des formations aussi. Assessment Librarian, en voisin, m’a montré tantôt un chouette outil à faire des copies d’écran pour conjurer la malédiction des démos web en direct (pannes de réseau, sites indisponibles,  identifications interminables, etc) : je m’empresse donc de partager l’aubaine.

Fireshot (add-on de Firefox)  capture  l’écran, mais aussi, si on le souhaite, la totalité de la page (et je parle bien de tout le contenu, pas uniquement ce qui est visible à l’écran) . Il permet aussi de rogner l’image obtenue (crop), de la recadrer, de l’annoter, de la surligner, et bien sûr de copier simplement le résultat de tout ça vers le logiciel de présentation.

Les technodules connaissaient sûrement : je dédie donc ce billet à tous les soutiers de la médiation, qui, à tâtons, séances après séances, s’efforcent de donner à nos usagers, qui pensent tout savoir du web, un fil d’Ariane pour  explorer ce qu’ils ignorent encore.

 

 

 

Les années lycée : épisode 1


23 Feb

… ou comment monter un partenariat documentaire entre la BU d’Angers et les CDI de lycées.

L’idée est partie de , chez OT : une collaboration avec les lycées et plus spécifiquement les documentalistes, qui permettrait d’acculturer les lycéens à leur futur environnement de travail. Un sujet souvent peu creusé en BU, à part par quelques universités comme celles d’Evry ou d’Artois.

Arrivée au SCD d’Angers fin 2008, on m’a confié le bébé… enfin, les ados, dans le cas présent ;-) . J’avais un petit avantage : j’avais été prof dans le secondaire, dans une autre vie…

Lors des premières rencontres dans l’optique d’un partenariat, la question souvent posée ou du moins suggérée, du côté des lycées, a souvent été : “Mais qu’est-ce que vous y gagnez, vous ?” Alors, en vrac : préparer les lycéens à se servir de la documentation universitaire, ce qui facilite les choses ensuite pendant les séances de formation, et contribue, à notre niveau, à l’effort pour limiter le taux d’échec en L1, élargir notre public, renforcer l’attractivité de la BU…

L’année 2009 a permis, pour nous, de basculer vers une véritable coopération avec les lycées. Le SCD d’Angers accueillait déjà des lycéens pour des visites depuis 2007, mais pas de manière “massive”. En 2009, de rencontres en actions test jusqu’à la mise en place des modalités du partenariat, les relations avec les lycées se sont étoffées progressivement. Aujourd’hui, 4 lycées d’Angers ou de son agglomération entretiennent un partenariat avec le SCD : ce sont tous de gros lycées, qui accueillent, outre les lycéens, des élèves de classes post-bac (BTS, classes prépas…). Pour le SCD, donc, 2 objectifs : toucher nos futurs étudiants, mais aussi le public “naturel” des classes post-bac hébergées par ces lycées, amenées à se servir des ressources de la BU. En dehors de ces 4 partenaires bien établis, nous avons aussi reçu deux classes de MFR (Maison Familiale Rurale) pour des formations à la recherche documentaire, une classe de collégiens pour une visite côté professionnel (une BU, c’est quoi? ), et des groupes de lycéens pour des visites à l’improviste. Et on ne compte pas s’arrêter là…

L’interlocuteur privilégié, au niveau du lycée, est le CDI et ses documentalistes, qui connaissent les élèves et leurs besoins en termes de documentation : il semble indispensable que les documentalistes soient les personnes-ressources autour desquelles se construit le partenariat. Les actions sont modulées selon les besoins de chaque établissement. Il peut s’agir du prêt de documents de la BU au CDI du lycée, un peu sur le principe des BDP au niveau départemental, de visites de découverte de la BU, de séances de formation à la recherche documentaire construites en collaboration entre le bibliothécaire et l’enseignant-documentaliste, ou encore de facilités d’inscription.

Dans un prochain épisode : comment s’est construit le projet.

 

 

 

Open Blog


20 Feb

Bon, ça devient n’importe quoi ici. Après avoir ouvert le blog à NaCl2, voici qu’arrive MaP, autre distinguée collègue de la Bu d’Angers qui va bientôt faire ses premières armes ici en vous parlant de ses années-lycées… Tout un programme…

Je compte sur vous pour lui faire bon accueil.

Rêves de béton


18 Feb

L’hôte de ces lieux mettant en ligne ses très beaux diaporamas concoctés pour les M2 bibliothèques de l’UA, j’ai quelque scrupule à vous proposer celui de facture beaucoup plus médiocre et de contenu relativement plan-plan que j’ai préparé à l’automne 2009 pour lesdits M2. Ceci dit, maintenant qu’il existe, autant qu’il serve !

Il s’agit d’un petit vademecum/glossaire/calendrier de la construction de bibliothèques à l’usage des gens qui comme moi, ne distinguaient pas vraiment, en commençant à travailler en bibliothèque, un maître d’ouvrage d’un maître d’oeuvre, un programme d’un APD et une SHON d’une SU.

Grâces soient rendues à l’excellent stage Mediadix suivi en novembre 2008, qui m’a donné les rudiments sémantiques nécessaires pour faire illusion comme “chef de projet construction d’une extension en BU” ainsi qu’au consultant mobilier, modifications, synthèses (bref, le Boss) pour les séances de travaux pratiques sur “comment rêver une bibliothèque comme lieu”.

 

Newlook


16 Feb

Nous venons de changer le thème graphique du bua’bloc – le précédent faisait beaucoup plus lourdingue, plus institutionnel.

Celui que nous avons mis en place, plus léger et aérien, a l’énorme avantage de présenter en parallèle plusieurs billets. Ce nouveau look montre bien la richesse et la diversité des collaborations des collègues et évite l’effet “un billet chasse l’autre”. Au moment où nous montons en pression au niveau de la production, il est important de valoriser le travail de valorisation…

Ta Bu au Ru


11 Feb

Dans la rubrique “Dissémination” mais physique cette fois (dit autrement, la bibliothèque hors les murs)

Pourquoi ne pas installer dans le hall du Ru une banque de prêt minimaliste pour effectuer les seuls retours et/ou diffuser un peu de documentation et/ou augmenter notre visibilité ? Peu de choses sont nécessaires, une table, des caisses vides, un PC portable avec client SIGB, une douchette (la remagnétisation pouvant être effectuée en masse au retour au vaisseau amiral) et voilà.

Est-ce que toi, passant ici, tu as connaissance d’exemples d’opérations de ce type en Bu ? Si oui, les commentaires te sont ouverts.

PS : non, tous les étudiants ne connaissent pas la Bu…

Si j’avais su…


09 Feb

“L’expérience ressemble aux cure dents, personne ne veut s’en servir après vous”. Google prétend que c’est du Dorgelès, Le château des brouillards, 1932. Il n’empêche que si j’avais su 2 ou 3 choses avant de me mêler de mener à bien l’intégration physique de bibliothèques associées, j’aurais gagné temps et argent. Voilà donc quelques cure dents, pour ceux qui pourraient en avoir usage :

  • Abonnements : vous croyez – bêtement – qu’il y a un marché périodiques dans votre institution, et qu’il vous suffira soit de supprimer les abonnements auprès du groupeur, soit de les reprendre. Et là, en mars, vous découvrez tout un tas de titres pris hors marché auprès des éditeurs, avec des contrats de tacites reconduction résiliables par lettre recommandée avec AR 3 mois avant la fin de l’année civile. Vous financez donc une année de plus les doublons que l’intégration physique était censée supprimer. Méfiez-vous donc des Journaux officiels, des Lamy, de l’OFUP, des publications associatives (liste non limitative).
  • Bibliothèques associées des bibliothèques associées : vous pensez – bêtement – que les centres de documentation gèrent la documentation. Vous traitez les collections, reprenez les abonnements, et découvrez que vous êtes désormais censé servir aussi 2 bibliothèques de composantes dans d’autres villes, quelques tiroirs dans les bureaux d’enseignants-chercheurs, qui ne comprennent pas être si mal servis.
  • Abonnements en ligne à mot de passe : vous imaginez – bêtement – que dans une institution honnête, personne ne fait plus ça. Et découvrez que vous être désormais incapable juridiquement de faire partager à une communauté de 800 personnes les fascinantes archives du Moniteur des travaux publics, des Cahiers Espaces, ou de la Gazette des communes. Là je n’ai pas le cure-dent, mais si vous en avez un, je vous l’emprunte bien volontiers.
  • Des mémoires d’étudiants : vous supposiez – bêtement – que les 300 ml de mémoires qui ornaient votre magasin représentaient une belle part des travaux d’étudiants soutenus dans votre université. Vous allez découvrir que vous avez 2 ans de boulot à traiter les 60 ml dont vous venez d’hériter, à identifier les filières de production qui menacent en 2 ans de vous saturer votre marge d’extension et à monter un dépôt institutionnel pour arrêter les frais.

Morale de toute cette histoire, intégrer des bibliothèques de composantes, c’est s’exposer à une belle illustration de la loi de Pareto : 80% du boulot, 20% du temps, 20%  du boulot, 80% du temps. Le meilleur cure dent pour la fin : quand l’intégration est finie, le vrai travail commence. C’est plus facile quand on s’y attend.

Crédits photo : Hector par Zarathoustra, via Flickr CC.

 

Valeur ajoutée ?


04 Feb

Bien, partons de ces chiffres. Quelques précisions d’abord, entamées là :

  • la grosse majorité des visites sur le site web sont des visites “internes”, issues du campus et plus précisément des postes en libre accès de la Bu, en particulier parce que la page d’accueil desdits postes, après identification LDAP, est celle du site ;
  • si l’on y regarde de plus près, une part importante des accès vers le site web se fait vers la page des bases de données et celle des revues en ligne : le site web ne sert ici que de “signet” à ressources électroniques ;
  • les autres pages du site ne bénéficient pas de visites particulièrement importantes : il faut dire qu’elles n’apportent quasiment aucune information un tant soit peu attirantes pour un étudiant. Rien de glamour dans les trombines de l’équipe de direction (no offense).

En fait, je pense que deux usages-types se dégagent :

  • je suis usager, j’utilise un poste libre accès de la Bu, je m’identifie LDAP, je me retrouve devant la page du site Bu, je me sauve parce que je n’ai rien vu d’accrocheur ou d’utile pour moi ;
  • je suis usager, j’ai besoin de ressources électroniques, je passe par le site de la Bu pour retrouver ma base de données préférée, ou ma revue chérie – je me contrefiche du reste et je ne vois là non plus rien d’accrocheur ou utile pour moi.

Dans les deux cas, nous n’avons pas réussi à capter notre usager, à lui apporter une valeur ajoutée, à lui montrer les merveilles que recèlent nos fonds. Ca laisse rêveur, et ça fera l’objet du prochain billet de cette série.

 

La pêche à la ligne


01 Feb

Tantôt, second petit cours de deux heures aux étudiants angevins du Master 2 pro Histoire et métiers des Archives et Bibliothèques (oui, ceux auprès desquels j’ai développé la position du missionnaire).

Support ci-dessous, très court : il s’agissait de parler de CMS et de leur montrer comment les outils, de plus en plus faciles à prendre en main, nous permettent très simplement de construire une bibliothèque continuum. J’ai donc surtout fait de rapides démos de CMS et ai montré les coulisses d’un site web.

Contrairement à nombre de mes interventions, dont je suis sorti désappointé de voir à quel point il était difficile de faire comprendre à des professionnels qu’ils ne peuvent pas faire l’économie de connaître et de s’intéresser un minimum à ces outils, l’assistance a semblé intéressée et prête à voir que le métier, c’est ça (la technique) aussi et au moins autant que les questions de politique documentaire, d’acquisitions, d’animations, d’accueil, de désherbage. Ouf, peut-être que les choses avancent.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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