Dans la série Côté Cotes
Cotes D. : une aventure parallèle, la recotation intellectuelle puis physique de la bibliothèque.
1 : Où et pourquoi ?, 2 : Premiers pas, 3 : Listes de courses, 4 : Comment ?
1 : Où et pourquoi ?
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Spécialités |
Généralités |
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| Droit | 20 000 livres | Orientation/concours | 2500 livres |
| Economie | 7000 livres | QSJ | 3000 livres |
| Gestion | 7000 livres | Histoire | 4000 livres |
| Sciences Politiques | 4500 livres | Informatique/sciences sociales/langues, etc. | 2000 livres |
Soient 50 000 livres organisés selon un système inspiré de la Dewey, mis au point par le directeur “historique” de la BU d’Angers, JC Brouillard. Les “cotes Brouillard” sont un système fermé de cotes validées, novateur en son temps, idéal pour le suivi statistique de grandes catégories documentaires via le SIGB, assez simple à ranger et à trouver (5 chiffres sans point, 3 lettres auteur).
Les cotes Brouillard ont les défauts de leurs qualités : elles se révèlent inadaptées à la croissance de la collection et sont à l’origine de cotes géantes. La moyenne est de plus de 250 livres par cote, avec une vingtaine de cotes contenant plus de 1000 livres. Cela limite l’intérêt du butinage en rayon et la possibilité pour le lecteur de trouver des livres “qu’il ne cherche pas” sur un sujet précis. Un seul exemple : sous la cote “management”, 1850 livres allant de la gestion de projet à la formation professionnelle ou à la gestion des conflits, se retrouvent classés par auteur…
Ce système fermé rend aussi difficile l’intégration de nouveaux domaines documentaires. Embêtant, lors de la création de nouveaux diplômes à l’université ou en vue de l’intégration physique des livres du centre de documentation de l’IUP de tourisme voisin !
Ces problèmes de mise en relation des livres entre eux dans les espaces physiques de la bibliothèques sont bien concrets pour nos usagers, qui n’ont souvent pas d’autre recours que le catalogue pour repérer plusieurs livres sur un même sujet. Et je suis loin de penser que la médiation informatique serait LA réponse aux problèmes d’organisation documentaire “in real life” !
Deux démarches thérapeutiques étaient donc possibles pour tenter d’apporter une solution à ce problème :
- homéopathique, avec de mini-remaniements ponctuels, cote à cote
- allopathique, sous forme d’une recotation complète des fonds
et devinez ce qui arriva…



Nous avions bien formalisé avant de commencer un planning, dès le 1er jour mis à mal par les aléas des projets parallèles (recotation, travaux, intégration bib d’UFR, contractuels en concours) : en fin de compte, l’auto-organisation a prévalu, ramenant ma fonction de “pilotage” à une modestie de violette, et reléguant le planning Excel aux oubliettes. Bilan : la conduite de projet s’est réduite à une réunion plénière chaque semaine, avec CR dans l’intranet, et à un paperboard en salle permettant de suivre les progrès de l’invasion au stabilo !
Nous bénéficions d’une démonstration sur place avec matériel (automates, portiques) des 3 fournisseurs, et j’essaie de voir les points communs et les particularités de chacun, pour ne pas prendre le risque de verrouiller le marché sur une caractéristique propre à un seul fournisseur. Exit les statistiques intelligentes sur les portiques, les lecteurs de code barre dans l’écran tactile, l’automate tout intégré, les puces avec antivol sur 1 bit, les lecteurs d’inventaire tapette-à-mouches et autres spécialités maison de l’un ou l’autre…