Archive for October, 2009

Cotes D. (1/4)


29 Oct

Cotes D. : une aventure parallèle, la recotation intellectuelle puis physique de la bibliothèque.

1 : Où et pourquoi ?, 2 : Premiers pas, 3 : Listes de courses, 4 : Comment ?

1 : Où et pourquoi ?

Spécialités

Généralités

Droit 20 000 livres Orientation/concours 2500 livres
Economie 7000 livres QSJ 3000 livres
Gestion 7000 livres Histoire 4000 livres
Sciences Politiques 4500 livres Informatique/sciences sociales/langues, etc. 2000 livres

Soient 50 000 livres organisés selon un système inspiré de la Dewey, mis au point par le directeur “historique” de la BU d’Angers, JC Brouillard. Les “cotes Brouillard” sont un système fermé de cotes validées, novateur en son temps, idéal pour le suivi statistique de grandes catégories documentaires via le SIGB, assez simple à ranger et à trouver (5 chiffres sans point, 3 lettres auteur).

Les cotes Brouillard ont les défauts de leurs qualités : elles se révèlent inadaptées à la croissance de la collection et sont à l’origine de cotes géantes. La moyenne est de plus de 250 livres par cote, avec une vingtaine de cotes contenant plus de 1000 livres. Cela limite l’intérêt du butinage en rayon et la possibilité pour le lecteur de trouver des livres “qu’il ne cherche pas” sur un sujet précis. Un seul exemple : sous la cote “management”, 1850 livres allant de la gestion de projet à la formation professionnelle ou à la gestion des conflits, se retrouvent classés par auteur…

Ce système fermé rend aussi difficile l’intégration de nouveaux domaines documentaires. Embêtant, lors de la création de nouveaux diplômes à l’université ou en vue de l’intégration physique des livres du centre de documentation de l’IUP de tourisme voisin !

Ces problèmes de mise en relation des livres entre eux dans les espaces physiques de la bibliothèques sont bien concrets pour nos usagers, qui n’ont souvent pas d’autre recours que le catalogue pour repérer plusieurs livres sur un même sujet. Et je suis loin de penser que la médiation informatique serait LA réponse aux problèmes d’organisation documentaire “in real life” !

Deux démarches thérapeutiques étaient donc possibles pour tenter d’apporter une solution à ce problème :

- homéopathique, avec de mini-remaniements ponctuels, cote à cote

- allopathique, sous forme d’une recotation complète des fonds

et devinez ce qui arriva…

Deux ans…


27 Oct

Il y a deux ans, j’ai posté ce billet qui attirait l’attention sur cette vidéo. Un bon paquet de jours plus tard, j’ai toujours l’impression terrible que nous sommes totalement à côté de la plaque pendant qu’eux continuent à avancer…

Qu’avons-nous fait pour eux ? Qu’avez-vous fait pour eux ?

La bibliothèque numérique humaine (3/3)


23 Oct

nicoLast but not least, Nicolas, aka Nico_AsLi, qui est tout à la fois mon adjoint sur la section Bibnum, responsable des périodiques électroniques, des enquêtes, des missions d’évangélisation chez les enseignants-chercheurs, overbooster Ubibien, et toutes les missions auxquelles je ne pense pas (la principale de ses fonctions secrètes étant d’éviter que je touche à tous les boutons sur le grand tableau de pilotage électronique du SCD).

Par ailleurs, basketteur semi-pro spécialité corbeille à papier, Nicolas tient également un blog.

Ce qui me fait me rendre compte que 100 % des membres de l’équipe Bibnum ont un blog… ” Vous avez dit bizare… Comme c’est bizarre… ”

Voilà, nous avons fait le tour de l’équipe (je ne peux pas vous révéler tous leurs secrets, ils ont des dossiers sur moi). En résumé, peu de monde, mais du bon, qui travaille vite et bien. La bibliothèque numérique, c’est simple comme ça.

La bibliothèque numérique humaine (2/3)


21 Oct

Anne-Marie4et demiLa seconde personne qui travaille dans la section Bibliothèque numérique s’occupe entre autres choses de SFX : Anne-Marie gère ainsi l’énorme base de connaissance de SFX qui fait les liens entre Bases de données et revues électroniques, mais aussi les thèses électroniques et d’autres choses qui font bip.

Avec SFX, c’est elle qui s’assure que le clic amène au bon article, et pas dans les débarras du net ou sur des ressources auxquelles nous n’avons pas accès. Pour les thèses, c’est elle qui les dépose sur TEL en permettant ainsi que les travaux des doctorants angevins soient lisibles de partout, et gratuitement.

Chez Anne-Marie aussi et étrangement, en plus de la cuisine et des bons vins. il y a blog, et histoires de couture, de tricots et de fil. Je commence à me demander si le numérique ne conduit pas naturellement aux travaux d’aiguille…

La bibliothèque numérique humaine (1/3)


19 Oct

Dans la série Humains

  1. La bibliothèque numérique humaine (1/3)

Allez, passage dans les coulisses pour s’intéresser aux personnes de mon équipe. Parce que dans le numérique, il faut des humains pour pédaler et faire marcher la machine. Je vous présenterai donc successivement les 3 personnes qui ont pour redoutable mission de m’éviter de tout casser.

ph7Céline est celle qui parle à l’oreille d’Aleph. Une bonne part de son quotidien, c’est les entrailles de la bête, les fichiers de configuration, les services qui travaillent nuitamment, les trucs qu’on ne comprend pas vraiment, nous. Toute la journée, elle parle à Aleph (et Arc, son outil de statistiques), et le truc qui nous épate, c’est qu’Aleph écoute et fait ce qu’on lui demande.

Vous allez me dire, ouh là, une geekette, une pure, une dure. Que nenni. Parce que par ailleurs, il y a aussi in RL travaux de couture qui donnent lieu à livre et blog : qui a dit que les bibliothécaires numériques vivaient dans un monde virtuel ?

Les puces (4/4)


15 Oct

Dans la série Puces

  1. Les puces (1/4)
  2. Les puces (2/4)
  3. Les puces (3/4)
  4. Les puces (4/4)

Les puces attaquent (juin-juillet 2009)

Contraintes et avantages du calendrier

  1. 3 sites à équiper : La BU de droit-éco (fermée pour travaux du 15/06 au 15/09), la BU de santé (fermée du 14/07 au 14/09) et la bibliothèque de l’IUP (fermée au 1/07), déménagée en septembre vers la Bu de Droit.
  2. Un équipe de 17 personnes soumise à de faibles contraintes sur ses congés d’été : 4 semaines de fermeture du 25/07 au 23/08, minima de 10 personnes chaque jour le reste du temps.
  3. Recotation physique de la BU de droit-éco à mener à bien avant le 15 septembre, qui ne commencera que le 27 août.

Rythme de croisière modeste, mais démarrage rapide

Notifié le 15 juin, 3 M fait livrer les 120 000 puces et 3 platines neuves vendredi 19 juin au soir. Lundi 22 juin au matin, le technicien 3M vient installer le logiciel d’encodage et former les personnels.

Notre chance : 5 portables prêt long n’ont pas trouvé preneur et sont mis à disposition du chantier. Daniel Bourrion part acheter en urgence des duplicateurs USB dans une grande surface le lundi matin lorsque nous nous apercevons qu’il faut 2 ports USB, un pour la douchette et un pour la platine RFID et que nos portables n’en ont qu’un. Nous faisons une razzia de rallonges et prises multiples dans le SCD.

Lundi après midi, 3 consoles d’encodage maison sont prêtes  être promenées en rayon, sur tables roulantes réquisionnées au SCD… et l’encodage commence sur le champ.

Les présents s’auto-organisent en binômes changeant en fonction des congés des uns et des autres, et trouvent leur mode opératoire et leur rythme, encodant après 3 jours de rôdage environ 1400 documents par platine et par jour. Certain travaillent seuls au besoin, au rythme honorable d’un millier de documents par jour. Ces données confirment celles indiquées lors de nos contacts en bibliothèques.

Nous avions bien formalisé avant de commencer un planning, dès le 1er jour mis à mal par les aléas des projets parallèles (recotation, travaux, intégration bib d’UFR, contractuels en concours) : en fin de compte, l’auto-organisation a  prévalu, ramenant ma fonction de “pilotage” à une modestie de violette, et reléguant le planning Excel aux oubliettes. Bilan : la conduite de projet s’est réduite à une réunion plénière chaque semaine, avec CR dans l’intranet, et à un paperboard en salle permettant de suivre les progrès de l’invasion au stabilo !

3M livre 2 platines complémentaires début juillet, et prête 2 consoles mobiles (demandées au marché) qui permettent de travailler en parallèle sur les 3 sites.

Les 70 000 monographies sont encodées en 20 jours ouvrés, avec un maximum de 10 personnes travaillant en parallèle de 6 à 7 heures par jour.

Les périodiques, non équipés de code-barres sont juste équipés de puces en guise d’antivol : les 15 000 fascicules sont équipés en 3 jours.

L’ensemble du chantier encodage est terminé le 22 juillet. En tout, ce chantier a représenté 135 jours/homme, sans aide extérieure (moniteurs ou personnels de l’autre section), soit une petite moyenne de 750 documents par personne et par jour.

Et après…

- Traitement des retours (environ 4500 livres) qui se fait au fil de l’eau, à partir du 15 septembre, sur un poste mobile installé au milieu du magasin, en parallèle avec la pose d’étiquettes de recotation, avec des jours à 3/4 chariots à traiter en plus des nouveautés.

- Contrôle qualité de l’encodage, pendant une période de transition avec du prêt manuel RFID, non sans mal, l’ergonomie de la banque de prêt provisoire étant singulièrement inadaptée, à partir du 15 septembre, jusqu’à la mise en place des automates dans le nouveau bâtiment début 2010.

- Paramétrage SIP2 à l’automne… mais ce sera une autre histoire, que Daniel racontera mieux que moi.

Retour Bu-Plage


13 Oct

Dans la série Plage

  1. Bu-Plage (1/2)
  2. Bu-Plage (2/2)

Concernant l’opération Bu-Plage montée en juin dernier, quelques éléments sur les retours des emprunteurs.

84 kits-été ont été mis en prêt lors de cette opération. Tous les kits ont été empruntés très rapidement et 16 personnes ont rempli et rendu l’un des questionnaires papier glissés dans les paquets (soit un taux de réponse de 19,04 %).

Sur ces 16 réponses, 14 personnes (87,5 %) ont lu un ou plusieurs livres prêtés (les deux personnes n’ayant rien lu précisent que c’est, la première, par manque de temps ; et la seconde, parce qu’elle avait déjà lu les documents qu’elle a trouvé dans le kit.)

Concernant les kits et leur contenu :

  • 5 (35,71 %) emprunteurs de kit ont lu 1 livre dans leur kit
  • 3 (21,42 %) emprunteurs de kit ont lu 2 livres dans leur kit
  • 5 35,71 %) emprunteurs de kit ont lu 3 livres dans leur kit
  • 1 (7,14 %)  emprunteur de kit a lu 4 livres dans son kit

Toutes les réactions (questions ouvertes) sont par ailleurs identiques : l’opération a beaucoup plu et ceux qui ont empruntés des kits demandent qu’elle soit réitérée.

L’un des questionnaire est particulièrement représentatif de tous les autres. Je le cite sans vergogne parce qu’il résume parfaitement ce qui ressort de la lecture de l’ensemble des réponses :

  • Avez-vous lu un ou plusieurs livres : « Oui »
  • Lesquels : « Les trois »
  • Qu’en avez-vous pensé : « Ce ne sont pas des livres que j’aurais choisis spontanément, mais la surprise a été agréable. »
  • Que pensez-vous de l’opération Bu Plage ? « A renouveler plus souvent, c’est une excellente initiative. MERCI !! »

Je crois que tout ça se passe de commentaires :-)

Rock the bib’


11 Oct

Regardant Yo la Tengo, il se demande soudain pourquoi l’on n’organise pas, dans la bibliothèque, à l’heure du déjeuner, des mini-concerts.
Il se dit que si vous faites ça dans votre bibliothèque, ce serait bien d’en parler dans les commentaires. En attendant, il monte le son

Les puces (3/4)


08 Oct

Dans la série Puces

  1. Les puces (1/4)
  2. Les puces (2/4)
  3. Les puces (3/4)
  4. Les puces (4/4)

Les marchés (février-mars 2009)

Identifier le plus petit dénominateur commun

Nous bénéficions d’une démonstration sur place avec matériel (automates, portiques) des 3 fournisseurs, et j’essaie de voir les points communs et les particularités de chacun, pour ne pas prendre le risque de verrouiller le marché sur une caractéristique propre à un seul fournisseur. Exit les  statistiques intelligentes sur les portiques, les lecteurs de code barre dans l’écran tactile, l’automate tout intégré, les puces avec antivol sur 1 bit, les lecteurs d’inventaire tapette-à-mouches et autres spécialités maison de l’un ou l’autre…

Nous nous rendons compte que l’enjeu majeur pour les automates est la qualité de la relation entre le fournisseur RFID et celui du SIGB pour éviter le ping-pong “c’est pas moi, c’est lui”. Olivier Tacheau décide donc d’inclure la fourniture du client SIP2 d’Aleph et les paramétrages dans le marché.

“N’innovez pas, imitez !”

N’ayant pas l’intention de passer 6 mois sur la rédaction du CTTP, je me lance en une demi-journée dans un pillage éhonté du CCTP de St Herblain, que le groupe projet trouve le plus complet, notamment sur les aspects techniques, et le soumets à Olivier Tacheau pour relecture. Le seul point faisant l’objet d’un travail spécifique est la rédaction d’un diagramme fonctionnel Visio (MSoffice) sur l’échange de données SIP2 avec le SIGB.

Olivier Tacheau restructure le document, le thématise, reformule en fin de chaque chapitre les questions univoques auxquelles doivent répondre les fournisseurs et élabore la grille de réponse. Je style et restyle le document en charte graphique université…

Au bout de 2 ou 3 échanges, le groupe projet relit, corrige notre copie. En 3 semaines courantes et environ 7 jours de travail effectif, le CCTP et la grille de réponse sont soumis au bureau des marchés, qui le traite avec sa diligence habituelle en une semaine.

Fin mars, la consultation en MAPA (Marché Public en Procédure Adaptée) est lancée au BOMP, réponse pour le 11 mai à 12 h.

Analyse des réponses

Ponts de mai aidant, l’un des 3 candidats dépose sa réponse quelques minutes trop tard et est éliminé (Intellident). 2 soumissionnaires restent en lice, avec 2 grilles de réponses remplies, 2 offres de prix, 2 calendriers et de gros dossiers standardisés, qui ne nous apprennent rien de plus que ce que nous savons déjà.

Le critère de prix joue pour 50 % de la note. A qualité à peu près égale 3M et Nedap sont donc départagés sur le prix, en faveur de 3 M, notifié le 15 juin.

Poussières


06 Oct

J’apprends par le bibliobsédé que le défunt De Tout sur Rien était archivé par la BnF. J’apprends tantôt par une source dont je ne peux révéler l’identité ;-) que Face Ecran est également archivé par la BnF. Tout cela me semble participer de la logique de sédimentation dont j’ai parlé et ici (oui, les archives c’est aussi du sédiment).

Juste deux questions :

  • Pourquoi est-ce que l’usage du résultat de ces collectes n’est réservé qu’aux chercheurs accrédités ? (je déteste cette idée de chercheurs accrédités : je peux comprendre qu’on limite l’accès à des documents physiques fragiles pour ne pas les fragiliser plus, mais des données numériques ?) ;
  • Quels richesses produiraient ces collectes si on les rendaient accessibles au tout-venant (je m’inclus) et surtout, si on les proposaient à l’usage “commun” au sein d’outils permettant de construire autour d’elles (ces collectes) un réseau social ? Que pourrions-nous construire sur notre propre passé, dont toute une part n’est plus visible sur le Net ?

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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