Archive for April, 2009

Convergence, les signes


30 Apr

Ouf, je ne suis pas trop à côté de la plaque. A ma gauche, la FLEPia de chez Fujitsu : e-ink couleur.

flepialarge01

ou le prototype Bridgestone repéré via Lorenzo Soccavo.

bridgestone_latest_e_paper_won_11

A ma droite, la Crunchpad : LCD couleur

crunchpadb5

Tout ça communicant et tactile. On converge, on converge…

PS : ah et évidemment, il y a ça…..

Asiiiiiiiile


29 Apr

Vidéo trouvé sur La Feuille, que je reprends parce que quelque chose me frappe : le projet ne part pas de la bibliothèque, mais de la cible, l’usager, et de ses seuls besoins.

Pourquoi avons-nous autant de mal  à nous décentrer pour nous rapprocher des usagers et partir de leurs besoins, quels qu’ils soient ? Pourquoi ne pensons-nous pas en termes de services ? Pourquoi amenons-nous nos usagers à nos outils et nos habitudes alors qu’il faudrait faire exactement l’inverse, nous mettre à leur service ?

PS : Est-ce que quelqu’un sait comment l’on demande l’asile bibliothéconomique au Danemark ??

L'arbre qui cache la forêt


28 Apr

J’ai esquissé la problématique ici (diapo. n°58), j’y reviens aujourd’hui suite à conversation avec OT (nous préparions son périple belge) : la question du livrel comme support de lecture ne doit pas nous faire nous focaliser sur une question annexe, au détriment des questions de fond. Je m’explique.

Avec ces livrels qui déboulent, l’on a tendance à se positionner seulement sur le matériel (Comment allons-nous gérer le prêt ? Faut-il prêter des livrels ? Faut-il acheter des livrels dont on sait qu’ils seront obsolètes très vite vu l’effervescence technique en ce domaine ? etc…) et la question de l’offre (Qu’allons-nous mettre là-dessus ?).

Mais dans le fond, ces outils, dans leur forme actuelle et à venir, sont sans importance. Ce qui me semble important, c’est les interrogations qu’ils (les livrels) posent à la bibliothèque dans son positionnement face à des outils et pratiques déjà induites par le net ; interrogations que nous n’avons par ailleurs toujours pas réglées ; et que les livrels, dès lors (rapidement) qu’ils auront convergé avec le modèle de l’ordinateur portable, ne feront que dramatiser.

Les vraies questions là-derrière, c’est plutôt : qu’est-ce qu’une bibliothèque qui ne gère plus que des flux ? Qu’une bibliothèque qui travaille de plus en plus avec des usagers distants ? La bibliothèque physique deviendra-t-elle à terme (assez rapidement) un “simple” lieu social (c’est très loin d’être péjoratif pour moi) ? Comment allons-nous gérer ça du point de vue des ressources humaines ? Qu’est-ce qu’un bibliothécaire ? Quelle sera ou pourra être notre valeur ajoutée dans le flux ? etc.

Océan Num.


23 Apr

Nouvelle invitation pour une Xième journée d’étude / un Xième groupe de travail… One more… Next one is real. Bon, je vais me fâcher avec tout le monde mais c’est marre ! Donc :

  • ça commence à me lasser, ces histoires de groupes de travail qui sont plus des groupes que du travail, et ces journées d’études qui sont surtout des journées ;
  • ça commence à me gonfler sévère, tous ces gens qui vont jusqu’au bord du grand Océan Numérique, trempent un orteil, font ” Brrrr on va se mouiller ” et s’en retournent dans leurs hôtels surannés sur les bords de mer d’anciennes villégiatures…

Alors voilà : arrêtons d’étudier la possibilité de faire, et faisons ; arrêtons de nous regrouper pour travailler, et travaillons.

Parce qu’à force de réfléchir et réfléchir encore et encore à ce que nous pourrions faire, et discuter de comment nous pourrions le faire, nous perdons l’énergie nécessaire à le faire.

Ah, une question dans le fond… ” Euh oui mais euh… Et ceux qui veulent apprendre comment on fait ?

Mais sacrebleu, TOUT est sur le net et/ou dans les livres. Et le meilleur moyen d’apprendre à faire, c’est encore d’essayer de faire. Même si tu te plantes, tes échecs te serviront. Alors aide-toi, ça t’aidera… Basta.

PS : ce billet porte le numéro 400. Champomy pour tout le monde.

Sédiments


21 Apr

Juste quelques lignes pour garder traces de cette impression que :

  • twitter et facebook (twitter surtout, pour ce qui me concerne) sont les premiers niveaux d’une ‘réflexion’ qui apparaît et s’élabore là, en vrac, sur les réseaux ;
  • puis se cristallise en s’organisant dans les blogs ;
  • puis se sédimente dans les revues papier.

Bon, au début, il y a beaucoup de bruit mais quand même : quelque chose se passe là.

Certes, rien de bien nouveau dans le fond : la discussion et les échanges (dans des salons) amènent des réflexions que l’on peaufine dans des ‘notes’, que l’on organise dans des ‘articles’, que l’on structure dans des ‘livres’.

Mais quand même, une bascule dans ce qui change :

  • l’instantanéité des échanges ;
  • le nombre de participants à la discussion ;
  • le fait que les prémices d’une idée (d’un texte) sont enregistrés dès ses premiers ‘pas’… (les généticiens du texte, les historiens, les épistémologues  en général sont assis sur un tas d’or, pour le futur)

Vous voyez autre chose ?

(MàJ) : en écho, un billet très détaillé sur twitter et les bibliothèques chez le bibliobsédé, à ne pas rater (le billet, pas l’obsédé – enfin si, aussi ; enfin bon, allez lire).

Constat ou conseil ?


17 Apr

“… à quatre comme à quarante ans, il vaut mieux poursuivre des lézards que présider des congrès.”

Alvaro Enrigue dans “Vies perpendiculaires

Enrigue

Le lien facile (3)


16 Apr

Le principal travail sur SFX en production, c’est la maintenance de la KB. Prenons les éléments dans l’ordre et détaillons les opérations. Commençons par le cas où nous venons d’acheter un nouveau bouquet de revues. Que devons-nous faire ?

  • les sources sont installées dans SFX par Ex-Libris. Elles sont actuellement au nombre de 56. Toutes les sources de notre SCD (et sans doute les vôtres) sont présentes. Nous n’avons donc rien à faire à ce niveau (chouette), et il ne reste plus qu’à prendre contact avec le fournisseur de la source pour lui indiquer que nous utilions un résolveur ; où ce résolveur se trouve ; et pour ajouter dans l’interface de la source le zoli bouton qui fera le lien avec le résolveur – à Angers, c’est cette icône : buaplus3
  • les targets : à chaque acquisition d’un bouquet (une target, donc), il suffit de l’activer (un clic), puis il faut activer les portfolios de ladite target (en général, on les active tous = un clic). La principale difficulté ici est de trouver la bonne target. Je m’explique : un éditeur comme Elsevier propose tout un ensemble de bouquets, et ces bouquets sont généralement présents dans la KB de SFX (ici, la liste des possibles targets de SFX), mais pas nécessairement sous un nom très explicite ou très proche de l’appellation commune du bouquet. Parfois, on tâtonne un peu pour retrouver ses petits (et avec, pour ce qui me concerne, le sentiment, à chaque fois, que les éditeurs nous vendent peu ou prou la même came sous des noms différents).
  • enfin, toujours pour la target, l’on précise les services présents (là aussi, quelques clics).

Voilà. L’acquisition et donc l’activation d’une nouvelle ressource va en général vite. C’est après que ça se complique…

Robert ne veut pas lire


14 Apr

Premiers contacts avec Robert ne veut pas lire, une maison francophone d’édition canadienne à la démarche très très intéressante (tous les détails sur leur site) :

  • les livres que publie et vend (pas cher…) Robert n’existent que sous forme numérique, et pour des outils de lecture mobiles (iPod, Sony Reader, Kindle) ;
  • les livres que publie et vend (pas cher…) Robert sont d’abord des feuilletons, et l’on complète l’ouvrage à mesure qu’il paraît (mises à jour en ligne).

On aura compris ce qui me plaît ici :

  • Encore un signe que la littérature peut exister sous forme nativement numérique ; la bascule continue, les flacons changent, l’ivresse est toujours la même ;
  • On renoue avec une forme (le feuilleton) dont nous savons tous le succès qu’il a pu avoir (vous voulez des noms ?) ; et l’outil numérique permet d’avoir un livre, au final, potentiellement,  infini (très exactement ce dont parle Borges dans le Livre de Sable – oui, j’ai lu des livres en papier dans le temps et oui, je pense que Borges aurait beaucoup aimé ce qui se passe en ce moment).

Bref, encore quelque chose qui bouge et cherche et invente. Passez voir Robert, il ne veut pas lire, mais ce n’est pas bien grave : il vend des livres.

PS : et du coup, j’ai chargé Comme un donut perdu dans un champ de tabac de Nicolas Ancion. Oui, lui. Le monde est de plus en plus petit, y’a pas.

ancion

Du blog comme machine littéraire


12 Apr

Ceux qui suivent savent que le présent blog se double d’un passager clandestin, Terres…, sur lequel je propose et travaille d’autres textes. Après mon billet récent sur l’avenir du livrel et le commentaire de F. qui interrogeaient de fait la lecture, je me suis demandé, aussi, ce que le net et l’ouverture récente de Terres… changeaient dans ma “démarche” et dans mon “écriture”. Et je me suis dit que, comme pour le reste j’allais en faire un billet.

On m’excusera par avance de me considérer dans ce qui suit comme “auteur”, et comme “auteur” s’autorisant à rendre compte de son “expérience”. On m’excusera de plus du fait que ces interrogations n’ont rien de bien nouveau – simplement, j’y suis personnellement confronté, ce qui change tout :-)

Donc… Terres… est tout à la fois un carnet d’esquisses et un lieu d’auto-publication, et ce statut ne manque pas de m’interroger. Jusque là en effet, le chemin de mes petites crottes, comme j’aime à les appeler, était en effet différent : les esquisses restaient (restent toujours d’ailleurs pour certaines) soigneusement cachées dans mon disque dur, et je ne proposais à une revue que des lignes (sur)mûries. La décision de publication, là, appartenait à quelque “instance” extérieure à moi, et l’acceptation puis la publication d’un texte le figeaient dans sa forme et dans son statut (“ceci est littéraire et publiable”).

Tout est différent avec Terres… Plus de décision extérieure à moi, mais mon seul choix ;(presque) plus de mûrissement, mais une rédaction et des mises en lignes très rapides. En fait, moins de filtres à la visibilité d’un texte, mais une plus grande visibilité d’un mauvais texte. Plus de risques, mais plus de tensions, plus de… mise en danger de soi-même. Quelque chose de plus excitant. De plus “dangereux” (mais pour qui ? Pour l’éventuel lecteur ?) aussi.

Beaucoup de questions, en plus :

  • l’auteur est-il le meilleur juge de sa propre production ?
  • cette immédiateté change-t-elle la forme des écrits ?
  • quid du processus de validation d’un texte ? Qui dira ce qu’il vaut ?
  • est-ce que je reviendrai un jour sur certains textes pour les corriger/reprendre ? Si oui,est-ce que je ferai apparaître ces corrections, et de quelle manière ? Dans ce cas (versions successives), un texte est-il aussi constitué de ses sédiments ?
  • quelles pratiques littéraires sortiront de ces nouvelles manière de lire et d’écrire ?
  • etc. (je suis trop long)

PS : on remarquera qu’il y a un filet sur Terres… : le statut affiché de work in progress des textes. Pas folle la guêpe.

Ta bibliothèque in the clouds


10 Apr

Bon, le petit quart d’heure “j’imagine le futur” consécutif à une longue conversation téléphonique récente avec une collègue DCB17 qui travaille là-dessus pour la BPI en ce moment.

Sur les livrels, je pense qu’on va vers :

  • pour les outils de lecture/travail, une convergence technologique avec des outils format tablettes, clavier on demand, écran couleur e-ink (pour la consommation d’énergie – gros avantage sur le LCD)
  • une offre documentaire & de fiction “dans les nuages”, i.e. pas de téléchargements, mais une lecture et possibilité d’annoter en ligne (je pense évidemment à la liseuse de l’Immatériel)
  • (quasiment) plus d’achats à la pièce, mais des abonnements qui ouvrent des accès (le modèle doc. électronique, quoi – l’offre Cyberlibris est un premier pas)
  • conséquence collatérale : la littérature se refeuillettonise et/ou devient infinie (j’en reparle bientôt avec “Robert”, vous verrez)

Quid des bibliothèques là-dedans ? Hum…. Ben la même place que celle qu’elle a déjà pour la doc. électronique : acheter en gros pour les usagers ; et mettre les accès en place (identification en particulier). En résumé, gérer du flux.

Et surtout, rechercher des pépites (i.e. travail de sélection et de médiation dans cette masse énorme et qui ne cesse de grossir – nouveautés + rétrospectif). Une fois encore (je l’ai déjà dit ici), l’acquéreur comme il existe actuellement sort du tableau, mais tout un travail de médiation active apparaît.

Donc : les livrels ne font que permettre une généralisation du modèle “flux” en facilitant la lecture en ligne (nos yeux s’useront moins vire, et le livrel ne va pas tuer le livre, mais Afflelou…)

Question à moi-même : et avec tout ça, alors, pourquoi si peu d’ebooks (contenus) à la Bu d’Angers ?

Réponses :

  • Parce que la lecture d’un bouquin sur écran LCD n’est pas satisfaisante (attendons la convergence ci-dessus évoquée) ;
  • Parce qu’il n’y a pas de demande exprimée ;
  • Parce que le livre est mort comme somme/compilation (au contraire de l’article et du fragment) : je préfère acheter de l’accès à la revue que de l’accès à des livres.

PS : il s’agit ici de notes personnelles. J’indique cela pour que vous ne les lisiez pas et pour que dans quelques années, je sois seul à me rendre compte du ridicule de ce billet qui tente de faire des prédictions à la noix.

PS2 : pour Lully, temps de rédaction de ce billet, 15 minutes (ça explique pourquoi c’est n’importe quoi)

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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