Archive for February, 2009

Le lien facile (1)


27 Feb

A la demande générale, j’inaugure aujourd’hui une petite série sur notre résolveur de lien, avec l’idée de donner à voir comment nous l’utilisons très concètement en backoffice.

Petite précision introductive : je ne reviendrai pas sur l’OpenURL , et je ne veux pas, en plus m’embarquer dans la théorie d’OpenURL (qu’est-ce qui faut pas faire pour éviter de montrer ses lacunes…). Bref, sur OpenURL, qui est à la base du fonctionnement d’un résolveur de lien, je vous renvoie à un grand classique que je cite : ” OpenURL est un protocole(…) qui sert à (…) lier des métadonnées (par exemple, les références bibliographiques d’un article) à la ressource elle-même (l’article en plein-texte) “.

Cette lâcheté sur OpenURL assumée, c’est parti mon kiki : un résolveur de liens est donc un logiciel qui utilise OpenURL pour faire le lien entre, typiquement, une base de données bibliographiques et le plein texte de l’article cité dans ladite base de données. Quand le résolveur marche bien (et que les abonnements ad hoc ont été pris chez les fournisseurs de revues électroniques, évidemment), le texte intégral d’un article est à un clic de sa référence bibliographique. UN clic.

A chaque fois que j’utilise un résolveur en production, je me demande pourquoi toutes les bibliothèques (la majorité…) ne proposent pas cet outil à leurs usagers (les pauvres… Etre dans Scopus ou WOS, noter la référence intéressante, partir sur l’abécédaire, retrouver la revue, le bon numéro, le bon article, l’ouvrir… Pfff…) Bon, passons.

Notre résolveur de liens est SFX de la société Ex-Libris. Nicomo a blogué jadis sur le démarrage de ce produit à Angers : j’ai donc trouvé en arrivant un outil déjà installé (mode hébergé) et opérationnel. Du coup, je ne parlerai pas non plus de l’installation de la bête… Autrement dit : de quoi je vais parler, moi ?…

Ah, oui : des sources, des targets, des portfolios, des services… La prochaine fois.

Voilà, c'est fini


25 Feb

Je viens de me désabonner de biblio-fr. A l’instant. Rien de bien original de ma part.

Je salue le travail des modérateurs de la liste, mais je ne lisais plus les mails depuis longtemps. Alors voilà, c’est fini.

Ecosystème du livrel (3)


24 Feb

Bon, c’est bien joli ces histoires de livrels, mais il manque encore un maillon : les éditeurs de documentation électronique… Parce qu’au-delà de la littérature, nos usagers utilisent aussi (et de plus en plus) les énormes volumes de ressources que diffusent Elsevier, Springer, Wiley et Tutti Quanti.

Ici, fort logiquement, l’on se dit qu’un livrel est un outil parfait pour y charger des tonnes d’articles à lire dans le train, le bus, le tram, au lit, où vous voulez. Sauf que les plateformes des éditeurs évoqués précédemment (y compris Tutti Quanti) ne proposent que des téléchargements en format A4. Et que là c’est la misère. Parce qu’une fois qu’un A4 est donné à avaler à un livrel (qui affiche plutôt autour d’un A5), il devient fort peu lisible, trop grand, trop petit, mal justifié, trop ceci, trop cela, rien de bon. Certes, on peut retailler le truc, mais ce n’est pas super pratique et impensable du point de vue de l’usager lambda.

Donc… Il serait bon que nos éditeurs commençent à se pencher sur la question et qu’ils implantent, par exemple, des outils permettant de générer à la volée, et selon le choix de l’usager, des pdf formatés pour les readers ; pour l’impression A4 ; pour l’iPhone ; etc.

Je doute que M. Elsevier, M. Springer, M. Wiley ou M. Tutti Quanti me lisent mais, si vous pouvez leur souffler le truc, n’hésitez pas.

Loin, c'est près (3/3)


19 Feb

Après les bases de données, les revues.

Pour les @revues, même système que pour les BDD, sur la page des @revues du site web, et avec une seconde petite ruse : le préfixe serveur distant est (si accès hors campus) rajouté directement au frame de l’abécédaire SFX et du coup (après l’authentification initiale), à tout URL qui apparaît dans ce frame.

Avantages : l’usager fait comme d’habitude, qu’il soit in ou off. L’accès distant n’est pas un accès “exceptionnel”, c’est un accès de plus, normal (c’est ce que c’est, non ?)

Inconvénients (c’est le quart d’heure d’autocritique)  :

  • Esthétiquement, la fenêtre d’authentification s’affiche dans le frame et ce n’est pas très gracieux, mais on finira bien par trouver une solution.
  • Le code des éditeurs n’est pas toujours nickel (comme le fait fort justement remarquer Lully ici) et parfois, la réécriture relève de l’invention poétique
  • Plus embêtant, les revues des bouquets OAI, qui ne sont pas déclarées dans Biblio-PAM (vous imaginez le boulot, rentrer 6000 urls à la main et les maintenir ? Très peu pour moi, merci, je ne vis pas au 19ème siècle) mais sont appelées par le frame avec le préfixe serveur distant, ne sont pas accessibles, du coup, via l’abécédaire, à distance (Biblio-PAM, fort logiquement, puisqu’elles ne sont pas déclarées, ne les rejoue pas). Certes, ce sont des ressources gratuites accessibles par ailleurs, mais ça déstabilise l’usager et ce n’est efficace. Heureusement, nous sommes sur des pistes, avec Alixen. En gros, l’idée est d’exporter toutes les urls des “bouquets” OAI depuis SFX et de les faire avaler massivement à BiblioPAM. L’export et l’ingestion presque automatique des urls marche (thanks to lully pour le coup de main), mais à partir de là, BiblioPAM chauffe un tout petit peu. On cherche. Stay tune…

Voilà, fin de la série “La bib rentre dans ta turne d’étudiant”.

(MàJ du 11 mars 2009) Pour l’item 3 ci-dessus, solution finalement très simple : pour toute requête qui passe par PAM, pour laquelle PAM ne trouve pas de règle de réécriture, elle (la requête) est jouée sans être retouchée. Autrementdit, PAM renvoie directement toute requête vers une URL qui n’a pas été déclarée et reste donc “passif”. Du coup, dans le cas des bouquets OAI, une requête vers une URL du DOAJ part directement vers la revue et, comme ladite revue est en Open Access, ça passe et tout le monde est content. Voilà, le seul problème que nous avions avec PAM est réglé. Cool.

Loin, c'est près (2/3)


18 Feb

Une fois le reverse-proxy en place, et pour éviter à nos usagers de s’embrouiller la tête avec un nouveau chemin “accès distant” se rajoutant au site Bu et à l’ENT, nous avons rusé.

Si l’usager veut accéder aux bases de données du SCD, il conserve ses habitudes et se rend sur notre site.  Sans qu’il s’en aperçoive, un petit script développé par Magic Manu du STIC détermine alors sur la foi de son IP si l’impétrant est In ou Off campus.

Dans ce dernier cas (accès hors campus et donc à distance), le script rajoute à la volée à toutes les URL des bases de données le préfixe de notre serveur distant : le clic sur icelles déclenche l’authentification puis, si celle-çi est réussie, l’accès à la base de donnée à distance.

Voilà. Rien de compliqué. La prochaine fois, je vous dis comment que nous faisons pour les revues, et je me lance dans une grande autocritique.

L'envol


17 Feb

Premières impressions sur les Sony PRS-505 à peine déballés : excellente facture, ergonomie et navigation bien pensées. Les collègues qui voient passer les machines tendent l’oeil. Et moi, je prends cette photo qui me fait penser à un envol d’oiseaux depuis mon bureau.

photo020

J'en ai rêvé, Sony l'a fait…


13 Feb

Nous venons d’engager un accord de partenariat avec Sony France autour des livrels en bibliothèques. Et donc, ce jeudi, je suis revenu de Paris avec, dans mon sac, 10 Sony PRS-505 mis à disposition par la société Sony. Dans mon sac. C’est simple, dans le TGV Paris/Angers, j’avais l’impression d’être une mule.

J’aime bien les sociétés avec lesquelles on peut travailler comme ça, et explorer de nouveaux trucs. J’aime bien les gens qui répondent tout simplement ” Ok ” quand on leur dit ” Et si on essayait ça ? “. J’aime bien les gens comme Romain et Alexandre de chez Sony, qui consacrent de leur temps et de leurs machines à des expérimentations en bibliothèques.

Le parc livrels de la Bu d’Angers est donc à présent de 20 livrels : 10 Cybooks de chez Bookeen, 10 PRS-505 de chez Sony. Nous allons pouvoir faire des comparatifs, tester en parallèle, etc. Je vous raconterai. En détail. Pour l’instant, laissez-moi les déballer.

PS : Si d’autres constructeurs veulent participer, qu’ils n’hésitent pas à me joindre : nous avons encore plein de place…

PS2 : Et merci à François B. pour le premier contact.

sony

Loin, c'est près (1/3)


12 Feb

Tiens, je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler de notre solution d’accès à distance. Rien de révolutionnaire mais comme ça remplit plutôt un bon office : nous avons signé avec Alixen pour sa solution Biblio-PAM, et l’outil est en production officielle depuis début septembre.

Biblio-PAM est un bon vieux reverse-proxy tournant sur un GNU/Linux (OpenSuse pour l’heure et une migration prévue incessamment vers Debian) et un hardware/serveur standard de chez standard. Du classique. Efficace.

Tout se passe bien tant qu’on reste dans du pas trop exotique. Chez moi, ” tout se passe bien “, ça veut dire qu’il n’y a presque pas à s’occuper de Biblio-PAM, sauf ajout de nouvelle source documentaire. A part ça, c’est du robuste qui fait ce qu’on lui demande sans planter, en silence, rapidement. Tout ce que j’aime. Et évidemment, les usagers sont contents. Normal : la bibliothèque entre dans leur chambre, et sans rien salir en plus.

Du coup, je n’ai rien à dire (de méchant)… ;-) Mais je peux vous dire comment nous avons intégré l’accès distant dans notre site Bu. Ca fera l’objet des deux billets suivants.

Moins, c'est mieux


10 Feb

Je suis un garçon qui a des joies simples : faire gagner un clic à mes usagers me rend heureux. Voilà l’histoire…

Lors d’une récente formation sur notre résolveur de liens SFX (Nico_AsLi, AMM et moi-même n’avions jamais été formés à l’outil), nous avons découvert la fonction DirectLink (oui, elle est dans la doc d’Ex-Libris, mais j’avoue ne jamais avoir pris la peine de lire l’intégralité de la doc… Désolé) qui s’active en cochant une petite case dans l’interface d’admin.

A quoi ça sert, le DirectLink ? A sauter la fenêtre SFX quand le Full Text est repéré par le résolveur de liens. Oui, ma phrase est incompréhensible. Je détaille.

  • Cas 1, sans Directlink activé : mon usager est dans une base bibliographique, genre Scopus. Il effectue sa recherche et voit en face de chaque item/réponse le bouton BUAngers. En cliquant sur ce bouton, une fenêtre SFX s’ouvre, lui donnant toutes les possibilités qui s’offrent à lui, de se procurer le texte de l’article repéré. Si tout va bien (i.e. si nous sommes abonnés), la première de ces possibilités est un lien vers le Full Text et il doit recliquer sur ce lien pour arriver (enfin) à lire l’article visé. Bilan : 2 clics entre la référence bibliographique et le Full Text
  • Cas 2, avec Directlink activé : dans la base bibliographique, et si le Full Text est accessible (i.e. encore une fois, si nous sommes abonnés à la ressource), le clic sur le bouton BUAngers ouvre directement l’article visé. Bilan : 1 clic entre la référence bibliographique et le Full Text

Cela n’a l’air de rien, mais un seul clic de gagné, sur ces outils-là, c’est des usagers souriants… Et franchement, trouver le texte intégral d’un article aussi vite, c’est grisant.

PS : est-ce que par hasard, quelqu’un ici est intéressé par une petite série de posts sur notre résolveur de liens, à quoi il sert, ce que nous en faisons, etc. ?

Et ça c'est cadeau, ça me fait plaisir


05 Feb

Voici quelques mois, j’ai été sollicité (avec d’autres) par un éditeur bien connu du milieu des bibliothèques pour participer à un ouvrage sur le web 2.0, et il m’a été demandé de produire quelques pages sur LibraryThing.

Les conditions contractuelles proposées ne prévoyaient pas d’emblée de diffusion de ma petite production sous forme numérique gratuite (type pre-print ou post-print ou quelque chose comme cela). Après diverses péripéties croquignolesques, j’ai décidé de rester cohérent avec moi-même (pour une fois) et de suivre mes propres appels.

Je laisse donc à disposition ici le pre-print du document que j’avais rédigé, en me disant qu’il intéressera peut-être quelqu’un. Ledit document a été également déposé sur E-LIS, pour être précis.

Ainsi que tout ce que je diffuse sur ce blog, ces lignes, intitulées “Librarything : la bibliothèque partagée“, sont placées sous un contrat Creative Commons.

Creative Commons License

PS : commentaires, corrections, suggestions are welcome.

PS2 : c’est un brouillon, soyez indulgents.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes