Archive for November, 2008

Le Serf


29 Nov

Il lit Le Serf de Joseph Winkler et ressent un choc qui ne trompe pas : grand écrivain à l’horizon…

leserf

Le flux m'a tuer


27 Nov

C’est cette fois MxSz qui avait lancé la commande, , et RM, avec qui je suis d’accord pour une fois, avait répondu . J’ai depuis commencé à tourner autour ici, mais je crois qu’il faut que je développe un peu si j’en crois les débats déclenchés par ce précédent billet. Donc :

  • Nous acquérons déjà nos ressources électroniques (revues) par bouquets indivisibles (enfin si, ils sont divisibles mais le paquet coûte moins cher, en proportion, que l’unité, donc…)
  • Je pense que ce modèle par bouquets/paquets va se généraliser à toutes nos ressources numériques (et comme je pense – je ne suis pas le seul – que la grosse majorité des ressources de la bibliothèque sera rapidement des ressources numériques…). A ce titre, l’exemple de publie.net est frappant : pour une somme dérisoire (pub), nous avons acquis un accès à tout leur catalogue, pas un ou plusieurs titres. On voit d’ailleurs de plus en plus apparaître ces bouquets d’ebooks (je parle de contenus, pas des supports que sont les livrels) dont parle MxSZ : les fournisseurs “traditionnels” de bouquets de revues proposent aussi des paquets d’ebooks et poussent très fort ces produits

Il me semble que la généralisation de cette logique de paquets va sans doute avoir plusieurs conséquences :

  • La polique documentaire monte d’un niveau et perd de sa granularité en devenant une politique documentaire de flux : je choisis d’arroser plus ou moins tel domaine, telle discipline, mais je perds en précision
  • Le nombre des ressources disponibles/potentielles explose (c’est déjà le cas avec les @revues) : on passe dans une gestion de l’abondance / de la surabondance
  • L’acquéreur traditionnel, spécialiste de la discipline, disparaît comme acquéreur à la pièce… parce que les acquisitions perdent également de leur granularité. Les acquisitions se centralisent pour le SCD ou la Bm ou le réseau, et sont gérées par quelques (une ou deux) personnes généralistes gestionnaires de flux, avec décision en équipe de direction
  • Bonne nouvelle, cet ex-acquéreur spécialiste acquiert un nouveau rôle : il devient un e-médiateur et/ou un hôte. Le travail de sélection qu’il faisait en amont passe en aval : scrutant les flux, il extrait des pépites qu’il pousse vers l’usager. Débarrassé de l’aspect ennuyeux des acquisitions (commandes, etc…), il se détache du livre pour se tourner vers l’usager…

Au final, le titre complet de ce billet, c’est : ” Le flux m’a tuer mais il m’a donné une nouvelle vie (signé l’acquéreur) “…

Ton meilleur profil (5/5)


25 Nov

Je précise pour finir que les compétences évoquées dans cette série sont parfois déjà existantes : j’ai ainsi la chance d’avoir dans mon équipe bibnum – 4 personnes, pour 3 ETP sur bibnum – des personnes qui en possèdent certaines, voire toutes. Je connais par ailleurs nombre de bibliothécaires, dans d’autres lieux, qui possèdent ces compétences.

Mais…

La bibliothèque future, la bibliothèque numérique et son extension hybride ne peuvent se contenter d’heureux hasards et de compétences acquises par la bande et/ou par des passionnés.

Ce qui apparaît au final, et c’est peut-être le plus important, c’est qu’il semble nécessaire que les métiers évoluent au niveau national, et qu’une réelle volonté politique et de formation accompagne ces évolutions.

Le futur présent des bibliothèques se prépare doit se réaliser par le contenu des concours et des formations, et doit également être inscrit dans les organigrammes : la bibnum, la bibliothèque hybride, en particulier, ne sont pas des danseuses ou de vagues occupations pour quelques allumés du clavier et/ou rêveurs, mais participent très largement au cœur du métier de bibliothécaire en ce siècle (pour mémoire, le 21ème). Ne pas voir cela est se condamner, et condamner les bibliothèques.

Entende qui voudra.

3 = 2


24 Nov

Je vais m’essayer à un nouveau rythme de publication.

Alors que je me suis jusqu’à présent obligé à poster le lundi, le mercredi et le vendredi, j’étale les choses pour de multiples raisons, dont la première est qu’il faut que je dorme parfois (je ne suis toujours pas un cyborg…)

Mes billets seront donc publiés à présent, sauf exception, le mardi et le jeudi. Ca vous laisse cinq jours de paix dans la semaine. Elle est pas belle, la vie ?

Kentucky Avenue


21 Nov

Tom Waits

Ton meilleur profil (4/5)


19 Nov

Les plus attentifs à cette série auront remarqués quelques absents. Revenons sur eux.

  • Le catalogueur : comme symbole du métier de bibliothécaire, il me semble que le catalogueur est mort. Je le redis en anglais pour que ma position soit claire : ” The Queen is dead “. Maintenant que les cheveux se sont hérissés, je précise ma position : je pense que le catalogage n’est plus le coeur du métier de bibliothécaire. Nous avons et aurons toujours besoin de catalogueurs, mais ce doit relever de quelques spécialistes (je dis bien : quelques, soit un ou deux dans une Bu moyenne – ce qui signifie que continuer à faire entrer autant de catalogage dans les formations initiale de bibliothécaires est une erreur sans nom qui contribue à faire perdurer l’écart entre les formations et la réalité).
  • L’acquéreur : je pense que l’acquéreur comme entendu actuellement (spécialiste d’une discipline) est condamné aussi à plus ou moins brève échéance. Et cette impression déjà existante a cristallisé depuis deux commentaires, celui de RM et celui de MxSz, qui parlaient plutôt de politique documentaire. En gros, avant d’y revenir très bientôt : l’acquéreur comme acheteur de documents ” à la pièce ” me semble menacé  (ami acquéreur, ne saute pas à l’eau, plein d’autres métiers DANS la bibliothèques s’offrent à toi)
  • L’hôte : je n’ai trouvé que ce mot (magnifique) pour évoquer la fonction d’accueil et les personnels liés. Ici, je pense que cette fonction doit être revalorisée et poussée en avant, i.e. faire l’objet de formations spécifiques, initiales et continues. J’aime à rêver qu’un jour, l’accueil en bibliothèques (service public et banque de prêt) sera réalisé par des personnels entrés dans ce métier non pas pour les livres, mais pour le contact avec le public, et spécialisés dans cette fonction d’accueil. Pourquoi ne pas imaginer en effet des bibliothécaires qui ne fassent ni acquisition, ni catalogage (d’ailleurs, vu ce qui précède…), mais soient par choix la majeure partie de leur temps en salle, au contact du public ? Pourquoi ne pas imaginer à l’inverse des bibliothécaires (en plus petit nombre, vu ce qui précède…) qui ne fassent jamais de service public et se spécialisent sur le travail interne ?

Allons, assez parlé : la prochaine fois, nous tenterons de conclure.

Ton meilleur profil (3/5)


17 Nov

Je poursuis l’ébauche des profils nécessaires à la bibnum idéale par des profils moins marqués barbes & pizzas, qui supposent une aisance avec l’outil informatique en général, sans qu’une hyper-spécialisation soit nécessaire.

3/ le pôle small-h@ands

  • le compagnon-f@çonneur : il sait restyler un document, le retravailler pour lui donner une forme adéquate par rapport à une diffusion sur le net. Il est en mesure de scanner un document papier, d’effectuer la numérisation d’un document sonore, d’alimenter un site web avec des contenus qui lui ont été fournis par ailleurs. Il peut également soulager l’usager surchargé, fainéant ou manquant des compétences nécessaires, et effectuer à sa place certaines tâches numériques du type : dépôt sur une Archive Ouverte ; mise en page d’un document brut de décoffrage, etc…
  • le m@inteneur : certains outils demandent un travail régulier du type mise à jour d’une base de connaissance, toilettage, vérification de fichiers de logs et actions liées à ces fichiers. Le m@inteneur est en mesure d’effectuer ces tâches quotidiennes et de signaler (au dompteur ou au biblio-geek) toute bizarrerie qui pourrait demander des interventions plus spécialisées.

Une petite remarque : l’aisance avec l’outil informatique dont je parle plus haut me semble un minimum incontournable lors du recrutement ; et un minimum incontournable à atteindre par le biais de la formation continue pour les personnels en place. Il ne viendrait à l’idée de personne d’embaucher un plombier qui ne sait pas se servir d’une clef à molette.

La prochaine fois, nous évoquerons les absents.

Alabama


14 Nov


John Coltrane, Alabama

Question…


13 Nov

” Est-ce que tu crois qu’on passe plus de temps à n’être pas né ou à être mort ? ”

Joël Egloff, Edmond Ganglion & fils

Ton meilleur profil (2/5)


12 Nov

Je poursuis ma tentative d’esquisse des profils qu’il me semble nécessaire de recruter dès à présent pour la bibliothèque numérique.

2/ le pôle hybride

  • l’e-mediateur : Il étudie les offres d’ebooks (entendus ici comme contenus) ; étudie les usages des livrels et l’adaptation de l’offre à ces usages. Travaille également sur la musique numérique et toute forme de création numérique (ce qui inclut l’art numérique, disons). Sa tâche est de faire le tri et de pousser en avant (je n’ai pas dit prescrire…) des oeuvres intéressantes. Il fait ce que nous ne faisons pas assez, en Bu, à mes yeux : un travail de (bon) libraire ou de (bon) disquaire. Il humanise la relation entre l’usager et le document électronique, et évite l’effet d’arrosage des flux numériques. Sa médiation se fait via le net et le site de la bibliothèque ; et dans le monde physique, par des actions de tête de gondole, des animations, etc. Il a donc besoin d’un regard acéré et/ou de bonnes oreilles pour trouver les perles ; et d’une plume vive et/ou d’énergie pour diffuser ses trouvailles.
  • l’@nimateur : est chargé d’animer les espaces physiques (salles de libre accès) ouverts aux usagers, dans lesquels ces usagers utilisent des outils de type blog et/ou bureautique et/ou logiciels de mixage de musique/de dessin et/ou tout autre logiciel de travail ou de création. Il sait se servir des logiciels, et sait apprendre aux autres à s’en servir. C’est un technicien à appétence humaniste et sociale : il a compris que l’intérêt d’un outil informatique est de créer du lien entre les humains, et il en est le premier exemple. Plus que le logiciel, c’est la personne qui s’en sert qui l’intéresse.

La prochaine fois, nous poursuivrons ce retour vers le futur avec des profils d’exécution.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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