Archive for September, 2008

Ecosystème du livrel (1)


29 Sep

Bien, nous prêtons donc dix Cybook, chargé avec l’offre publie.net (en l’occurrence, près de 90 textes pour l’heure). Et cela pose questions. Les voici en vrac, histoire de noter quelque part mes réflexions :

  • Comment l’emprunteur peut-il se retrouver dans cette masse (il ne sort pas de la bibliothèque avec 5 ou 10 livres, mais avec un objet contenant 90 textes voire plus – nous ne sommes qu’à 50 % de la capacité de la machine dans sa configuration de base ?)
  • Quid d’une borne sur laquelle l’usager pourrait charger lui-même sa petite sélection ?
  • L’usager Lambda sait-il seulement transférer des fichiers vers le livrel, depuis cette éventuelle borne, ou depuis son ordinateur personnel ?
  • Quid de l’idée de livrels thématiques (livrels chargés avec seulement du roman ; de la poésie ; du théâtre ; de tel siècle ; tel autre ; etc.)
  • Quid d’une page venant en surcouche/table des matières du livrel, présentant le contenu et les auteurs ?
  • Et un livrel qui serait en fait une super-revue proposant à la fois l’intégralité du texte même très long, et autour/dessus, le travail que fait la revue ?
  • Quid de cette page sur le site de la Bu, en écho ?
  • Quel lien avec le catalogue ?
  • etc.

Et puis une question managériale, en fait, qui se déplie de manière très profonde et interroge le fonctionnement et les structures/métiers des bibliothèques :

  • Qui va faire le travail d’accompagnement autour des livrels, travail relevant de l’éditorial et de la médiation ?

Voilà, un résumé de la situation. Les commentaires sont ouverts…

PS : Juste comme j’arrive à la fin de la rédaction de ceci, publie.net, via le tiers-livre, fait cette annonce qui commence à répondre à certaines des questions ci-dessus. Echos… A suivre, donc…

PS 2 : Ce billet est le 300ème publié ici. Je parle décidément trop…

Les ordinateurs portables ne poussent pas sur les arbres (3/4)


26 Sep

Enfin, nous signons avec chaque étudiant bénéficiant de ce service de prêt long un contrat qui précise la donne (rien de bien tordu, tout tient sur un A4 recto) et rappelle ses engagements et les nôtres ; et les conditions du prêt.

Je suis le premier contact avec les bénéficiaires (oui, ça leur fait un choc – ça a l’avantage d’éliminer d’emblée les moins motivés…) à qui j’explique le dispositif en détail.

Ensuite, pour ce qui est de la formation que nous mettons en place auprès d’eux (pour mémoire, une heure et demie qui a été scindée en deux parties de 45 minutes), je me partage les étudiants concernés avec Nadine K., la collègue conservatrice chargée entre autres de la formation sur le SCD, en fonction de leur site d’études (Belle-Beille ou St-Serge).

Voilà. Quelque chose de simple dans le dispositif, qui va être sans doute assez consistant dans la pratique. Nous verrons bien. Il faut essayer pour voir.

Le livrel, l'inédit


24 Sep

Nous avons enfin démarré le prêt des e-readers/livrels aux usagers, et il existe un cliché de ce grand moment. Ouf. Le démarrage a été bien plus compliqué que prévu (retards de livraison, problème de facturation, et les machines sont arrivées en mai, quand les étudiants étaient déjà presque tous partis – et puis, il a paru utile de prendre le temps de laisser les readers entre les mains des collègues pour qu’ils voient de quoi il retournait).

Mais ce retard dans la mise à feu a eu un avantage : cela nous a laissé le temps de voir naître l’offre publie.net et de choisir de l’expérimenter.

Donc : les livrels ne sont plus prêtés remplis de textes classiques libres de droits, comme nous le pensions d’abord. Nous avons décidé de les mettre en prêt avec les textes de littérature contemporaine qu’édite l’équipe de publie.net.

On le voit, le positionnement change du tout au tout puisque la bibliothèque devient de fait un support et un soutien à une nouvelle forme d’édition. La nouveauté est donc double, à la fois dans le contenant, le livrel ; et dans le contenu, les textes inédits. Miam miam…

Cela pose quantités de questions et interroge la bibliothèque dans son fonctionnement. Mais nous en reparlerons sans doute.

Surtout, ne venez pas voir ça !


22 Sep

La Bu d’Angers vient d’inaugurer son blog à destination des étudiants, personnels et enseignants-chercheurs de l’Université. Toute l’équipe de direction y sévira. Vous connaissiez déjà celui-ci ou celui-là : les autres sont pires…

PS : Quand même… 8 personnes dans l’équipe de direction, 3 blogs personnels, un blog collectif. Pas très sérieux, tout ça.

Y


21 Sep

Nouvelle commande, plus sérieuse, où l’on me demande ” qu’est-ce que la génération Y ? Est-ce que (…) les métiers des bibliothèques peuvent attirer la Génération Y ? Et c’est quoi un lecteur de la Génération Y ?

Pour la définition de la Génération Y, je renvoie à l’article de wikipédia qui résume la question, et à Entreprise 2.0 qui se demande comment la génération Y va entrer dans le monde de l’entreprise. Et je réponds à Tph : la génération Y, c’est celle que nous voyons tous les jours dans nos Bu et qui commence à entrer dans les corps professoral. Dit autrement, la génération Y est le coeur de cible des Bu (je ne m’attarde pas sur les Bm qui, en plus de la génération Y, doivent servir les V, W, X et la Z…).

Or, si je reprends quelques éléments ce qu’en dit Entreprise 2.0 en citant Don Tapscott, les “enfants” de cette génération :

  • apprécient la collaboration et les rapports sociaux ;
  • privilégient le fun au fonctionnel ;
  • apprécient l’immédiateté ;
  • veulent de l’innovation.

Donc :

  • nous avons un problème pour apporter à cette génération, et à ses usagers, ce qu’ils veulent
  • mais les métiers des bibliothèques devraient les attirer (parce que cette liste, elle résume un peu ce que sont les métiers des bibliothèques, non ? ;-) )

Pour préciser ma réponse: les métiers des bibliothèques attireront forcément les enfants de la génération Y pour peu que nous leur montrions ce que sont nos métiers, vraiment, en les laissant passer dans les coulisses et en communiquant sur ces métiers et donc sur toute la bibliothèque.

Mais auparavant, il faudra aussi que nous commencions à proposer à ces usagers une bibliothèque qui correspondent à leurs besoins, envies, modes de fonctionnement, parce que nous sommes d’abord à leur service. Et pour cela, il convient sans doute de cesser de nous demander ce que nous voulons et de cesser de leur proposer ce que nous voudrions : le mieux, ce serait de leur proposer ce que eux désirent et ont besoin.

Dit autrement : nous, bibliothécaires des générations X et précédentes, devons transformer nos bibliothèques des générations X et précédentes en une bibliothèque évolutive, qui répondra à la demande de la génération Y, puis sera en mesure de devenir une bibliothèque de génération Z, Z1, Z2, etc.

Voice


21 Sep

Il écoute Jimmy Scott qui interprète Slave to love et se demande comment une voix pareille a pu être oubliée si longtemps.

ERE et la ménopause


19 Sep

Nouveau rendu de devoir suite à cette commande (je me vengerai un jour)

Pour ce qui concerne l’enquête ERE et même s’il y a eu du changement, je vais être bref : je déteste les enquêtes, les tableaux statistiques à remplir, les cases où ça ne rentre jamais (genre Zezette Epouse X), les chiffres en général, les trucs carrés (je dois avoir l’âme ronde, en fait). Je ne sais pas à quoi tout cela sert, et je ne veux pas le savoir.

Du coup, je complète ERE en râlant tout du long, mais ça ne veut pas dire finalement que l’enquête est mal faite. Je suis peut-être simplement en pleine andropause, la masculine ménopause, puisque que l’irritabilité en est l’un des symptômes… (Ouf, je suis retombé sur mes pattes – qu’est-ce qui faut pas faire, j’vous jure).

Voilà, ce billet n’a aucun sens et ne sert à rien, mais j’avais promis de répondre aux demandes…

Tremble, carcasse ! (MàJ)


18 Sep

Dans cette auto qui roule jusqu’à Pau, il pense ADBU puis regarde les fleurs sur les coteaux.

PS : pas d’autres commentaires sur le congrès de ma part ; tout est sur mon twitter, et OT a tenu un journal de bord.

Les ordinateurs portables ne poussent pas sur les arbres (2/4)


17 Sep

Concrètement, les machines prêtées dans ce cadre sont des PC portables classiques de bonne tenue, achetés dans le cadre du marché qui nous lie à Dell, une petite entreprise familiale qui monte et que nous voulions modestement soutenir…

Ces PC tournent sous XP (effectivement, un GNU/Linux aurait été tellement mieux mais bon, on ne fait pas toujours ce que l’on veut) et sont configurés avec l’essentiel des programmes de base : Firefox, OpenOffice, un antivirus, un zippeur, un logiciel de gravure (ben oui, y’a un graveur, comme sur tout PC de base).

Nous avons fait le choix de les laisser ouvertes, ce qui veut dire que la personne qui bénéficie du prêt fait ce qu’elle veut, installe ce qu’elle veut : c’est SA machine pendant toute la durée du prêt. Le CRI nous a préparé un DVDDRQVB (DVD De Restauration Qui Va Bien) : au retour de la machine, on ratiboise tout et on redémarre le prêt suivant sur le système de départ.

Chaque PC a été affublé d’un code-barre, comme un livre. Nous avons une notice dans le SIGB, avec autant d’exemplaires qu’il y a de PC, et nous les prêtons donc exactement comme un bouquin : Bip (carte de lecteur de l’étudiant bénéficiaire) / Bip (code de l’ordi), et voilà*

* (en français dans le texte)

PS : et d’autres précisions dans les commentaires chez Olivier.

Les ordinateurs portables ne poussent pas dans les arbres (1/4)


15 Sep

Dans la série Prêts longs

  1. Les ordinateurs portables ne poussent pas dans les arbres (1/4)

Bon, d’accord, le projet Micro-Portable Etudiant a aidé à ce que les étudiants puissent s’équiper un peu. Bon, d’accord, les premiers prix en PC Portables baissent chaque jour. N’empêche : ces petites machines de plus en plus essentielles ont un prix. Du coup, il y a ceux qui peuvent s’en payer une, et les autres.

Et ça, on ne peut pas juste le déplorer. Il faut agir.

Nous venons donc de démarrer une opération en partenariat avec les services sociaux de l’Université. Le dispositif est simple : les AS de l’Université repèrent des étudiants ayant un besoin en ordinateur. Elles étudient leur situation, et nous adressent lesdits étudiants à qui nous prêtons un PC portable neuf pour une durée de deux à trois années. Tout simplement. Sans autre forme de procès.

Nous demandons simplement aux récipiendaires de :

  • suivre une séance de 1h30 de formation à la documentation
  • répondre aux sollicitations ponctuelles de la bibliothèque (enquêtes, questionnaires, tests des nouveautés…)
  • se présenter à leurs examens
  • participer à un entretien-bilan à la fin du prêt.

Un échange de bons procédés, en somme. Un geste de notre part, aussi, qui va plus loin que le prêt d’une machine, puisque nous voulons essayer d’accompagner plus particulièrement ces étudiants en créant avec eux du lien.

Voilà. Nous commençons avec vingt machines destinées à des étudiants en L ; vingt à des étudiants en M, et une montée en charge prévue sur trois ans.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

PS : L’histoire du projet chez Olivier T.

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

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