Archive for June, 2008

Dead or alive


30 Jun

Un truc amusant avec WordPress (et je suppose, les autres moteurs de blogs) : la possibilité de programmer ses billets à l’avance.

Ce qui me fascine, à chaque fois que je programme des posts, c’est de penser que si je me fais renverser par une bagnole en sortant du boulot, WordPress continuera à publier ces billets. Dit autrement, le Net pourrait me rendre vivant encore quelques jours, du moins en apparence (mais qu’est la vie, sinon des appparences)…

De fait, tous mes billets de ce mois étaient programmés dès la première semaine de juin. Donc la question ici, c’est : juste maintenant, dead or alive ?…

PS: ;-)

Le syndrome du Plus-que-Parfait


27 Jun

Le syndrome du Plus-que-Parfait, c’est ce syndrome que je crois déceler souvent chez nous, les bibs, qui est d’attendre sans cesse qu’un outil parfait apparaisse, et de repousser d’autant nos réalisations.

Ce qui me frappe chez nos collègues anglo-saxons, c’est qu’ils n’hésitent pas à lancer des trucs pas finis. Et l’exemple le plus étonnant, c’est que même Google Books et Gmail, par exemple, sont encore en beta au moment où j’écris ceci. Gmail… En beta…

Alors, est-ce le résultat d’années à peaufiner nos notices et nos indexations ? Avons-nous une peur panique de l’imperfection ? Je ne sais pas vraiment. Mais j’ai l’impression terrible qu’à attendre l’outil Plus-que-Parfait et à passer en conséquence des mois et des mois à écrire des cahiers des charges super détaillés avant de nous lancer, nous arrivons, au moment de l’action, totalement vidés… Epuisés. Résultat : Plouf !

Sans compter que dans certains domaines, les années, c’est des siècles. Du coup, une fois que l’on a monté à la force du poignet un SPDLM (super portail de la mort) qui fait tout, ben les usagers, eux, sont partis ailleurs… Sur Google…

On l’aura compris : je plaide pour une démarche de l’action et des petits pas, une démarche du bricolage qui ne fait pas le café et les sols, mais qui remplit correctement au moins une fonction, même minimale. La réflexion, elle, on peut l’avoir après, pour analyser le chemin que l’on a fait en marchant…

PS : je bats ma coulpe. Moi aussi, tout récemment, sur l’EDI…

Tempête de cervelle


25 Jun

Tous les soirs, je me demande quelles sont les idées que nous n’avons pas eues, de services et/ou d’actions que nous pourrions mettre en place dans nos bibliothèques.

Tous les soirs, je me dis que nous avons encore loupé quelque chose.

Alors je lance un appel. Utilisez les commentaires et dites-moi : qu’est-ce qu’on pourrait faire, même de fou, dans nos bibliothèques ? Quelles sont vos idées, vos envies secrètes, celles dont vous n’osez même pas parler parce qu’elles vous semblent trop farfelues ?

Candide et le conservateur (Episode 12 Saison 2)


23 Jun

Candide (assis dans l’herbe sur le campus, devant son ordinateur portable, marmonnant) : Bien pratique le wifi tout de même… Alors… Le site internet de la Bu… Le catalogue… Je n’y comprends rien… Bon, il me faudrait un peu d’aide…

Le conservateur (dans sa bibliothèque, au Bureau de Renseignements, marmonnant aussi tout en regardant par les baies vitrées les étudiants accrochés à leurs écrans) : Pas grand monde en salle aujourd’hui… Ah ça, pour jouer en ligne sur leurs portables et se vautrer dans l’herbe, ils sont là…

Candide toujours marmonnant: Pas moyen de chatter avec un bibliothécaire pour qu’il m’aide dans mes recherches… Grrr…

Le conservateur toujours marmonnant aussi : Personne ne vient donc travailler aujourd’hui ? Est-ce que les étudiants n’ont plus goût au travail, au livre, à la culture ??

Candide las après de longs tâtonnements, fermant son portable, s’allonge dans l’herbe douce : Bon, pas d’aide, aucun contact, tant pis, j’abandonne, le soleil brille, l’été est là… Remettons à Septembre ce que nous pouvions faire aujourd’hui.

Le conservateur un peu aigri maintenant (lui aussi rêve de soleil) : Je me demande à quoi je sers dans cette bibliothèque vide.

Candide : Zzzz Zzzz Zzzz

Le conservateur : …

… Fin de la saison 2

Le Widget du SUDOC


20 Jun

Bon, à la demande express des ravisseurs de mon poisson rouge, qui menacent de l’inscrire de force à la bibliothèque si je ne cède pas, j’ai bricolé un petit widget pour disséminer le catalogue du SUDOC.

Plusieurs possibilités pour vous le procurer :

  • m’envoyer votre CB et son code secret
  • aller pour une version netvibes ou igoogle
  • cliquer ici pour installer directement l’application Facebook sur votre profil perso
  • ou cliquer pour la totale, sur plein de plateformes, top délire, the Ultimate Widget fot the SUDOC.

Voilà voilà. C’est basique mais ça marche.

PS : Message aux ravisseurs : rendez-moi Ranganathan maintenant, et faites attention, il ne sait pas nager…

PS 2 : Il y a une erreur à l’insertion sur les (seules) pages publiques FaceBook, liée à un manque de Widgetbox utilisé ici comme tremplin. En attendant une évolution de Widgetbox, la solution consisterait à développer réellement une application FaceBook pour le SUDOC. Il faudrait donc un vrai développeur…

(MàJ) Lully me propose une version light dans laquelle l’on va chercher par défaut dans tous les champs. Le source est , pour ceux qui veulent quelque chose de moins effrayant pour les usagers.

Le Dernier Lecteur (4/4)


18 Jun

Pierre remonta avec regret dans l’autocar. Il avait adoré cette journée. Dire qu’il avait vu des livres, qu’il avait touché un livre, qu’il avait lu dans un livre. Dire qu’il avait pu marcher entre tous ces livres. Plus encore, il pourrait raconter à son arrière-grand-père qu’il avait vu, de ses yeux vu, le Dernier Lecteur. Incroyable. Incroyable !

L’autocar démarra doucement, fit un grand cercle sur le parking et se dirigea vers la sortie. Pierre se retourna une dernière fois vers la Bibliomuséethèque, s’emplissant les yeux du bâtiment à présent éclatant de reflets d’or sous le soleil couchant, et se jura de revenir.

Au même moment, quelque part dans le bâtiment, dans le vestiaire du personnel, le guide et les deux Bibliothécaires repassaient leurs vêtements civils en se racontant la journée, les frasques de certains visiteurs, l’émotion toujours intacte lors de la visite des groupes d’enfants.

La porte du vestiaire s’ouvrit brusquement et le Dernier Lecteur entra, essoufflé, sa perruque grise à la main : « Bon sang, je vais encore être en retard pour le dîner », souffla-t-il en se défaisant de son costume à toute vitesse. « A demain pour le spectacle », cria-t-il encore, puis il disparut en se hâtant vers la sortie de service, suivi de peu par tous les autres acteurs, puis le guide qui laissa claquer la lourde porte métallique.

Le calme revint. Dans la Bibliomuséethèque, de temps à autre, un bruissement, un froissement venu des livres semblait traverser le temps, et l’on aurait dit que les livres se parlaient les uns les autres. Et puis, peu à peu, tout redevint tranquille, silencieux, immobile.

The End

Le Dernier Lecteur (3/4)


16 Jun

Les enfants s’étaient maintenant resserrés autour du guide, et plus personne n’osait bouger. Le petit groupe était dissimulé derrière une sorte d’écran permettant de voir sans être vu. Comme le guide l’avait dit, c’était l’heure où venait parfois le Dernier Lecteur. Pierre, surexcité mais muet comme une carpe, surveillait avec angoisse la porte tournante. Et s’Il ne venait pas ?

Un frémissement secoua tout le groupe soudain : la porte venait de commencer à bouger. Pierre se dressa sur ses pieds pour mieux voir.

Un vieux monsieur apparut dans la lumière, et ses longs cheveux gris lui faisaient presque une auréole. Le Dernier Lecteur, le dernier vrai lecteur inscrit dans une bibliothèque, comme l’avait expliqué le guide, entra lentement. Sous son bras, on devinait deux livres. Pierre n’en croyait pas ses yeux. Le Dernier Lecteur s’avança et marcha d’un pas fatigué vers le comptoir que Pierre n’avait pas encore remarqué, sur la gauche. Au-dessus du comptoir, des lettres noires indiquaient « Banque de prêt ». Derrière, deux personnes, des « Bibliothécaires » si Pierre se souvenait bien, venaient d’apparaître pour s’occuper du Dernier Lecteur.

Pierre ne comprit pas tout ce qui se passa, mais il repéra certaines opérations que son arrière-grand-père lui avait décrites : le Dernier Lecteur donna ses livres à l’une des dames derrière le comptoir, qui fit passer sur les livres une sorte de pistolet émettant une lueur rouge. On entendit un bip retentissant, la Bibliothécaire se pencha sur l’écran de son ordinateur avant de relever la tête avec un sourire très professionnel, puis elle prononça une phrase dans laquelle Pierre ne put saisir que deux mots, « Retard » et « Amende ».

Le Dernier Lecteur secoua la tête, ronchonna, haussa les épaules, puis farfouilla dans ses poches. Il en sortit quelques pièces de monnaie, compta l’argent et le déposa sur le comptoir avant de saisir le reçu que lui tendait la Bibliothécaire et de le glisser dans sa veste. Le Dernier Lecteur se tourna alors, sembla regarder dans la direction du groupe d’enfants, puis partit doucement, à petits pas, vers le fond de la Bibliomuséethèque où il disparut dans l’une des salles pleines d’ombres.

(à suivre…)

Le Dernier Lecteur (2/4)


13 Jun

Dans la Bibliomuséethèque, tout paraissait étrange. Rêveur, bouche bée, Pierre suivait en regardant de tous côtés le groupe mené par l’institutrice et un jeune guide chevelu. Les enfants longeaient maintenant des sortes de rangées d’étagères sur lesquelles s’alignaient de longues et hautes choses rectangulaires.

Le guide s’arrêta et attrapa dans le rayon tout proche l’une de ces choses. « Qui a déjà vu un livre de près ? » demanda-t-il. Les enfants se regardèrent, mais aucune main ne se leva. Le guide hocha la tête : personne n’avait jamais levé la main depuis qu’il avait commencé ce job. Il commença à expliquer aux enfants ce qu’était un livre, à quoi cela servait, pourquoi l’on n’en trouvait plus nulle part sauf ici. Les enfants buvaient ses paroles, et Pierre n’était pas le moins attentif.

Le guide termina sa phrase, et laissa passer un peu de temps. Il savait ménager ses effets. « Qui veut toucher ce livre ?… » Un long silence lui répondit, les enfants soudain intimidés n’osant plus bouger, et puis Pierre avança d’un pas. Le guide sourit, se pencha, lui posa précautionneusement le livre entre les mains : « Voilà, regarde ».

Le livre pesait plus lourd que Pierre ne le pensait. La couverture était usée mais l’on devinait encore le titre. Pierre n’osait plus bouger. Le guide fit un geste engageant : « Tu peux l’ouvrir, tu sais…». Pierre déglutit et, rassemblant tout son courage, il fit tourner les pages d’un geste gauche, en essayant de faire comme son arrière-grand-père lui avait expliqué. Peu à peu, il sentit monter en lui une étrange émotion, et il eut une seconde l’impression que le livre était vivant. « Est-ce que tu sais lire ? » demanda encore le guide. Pierre hocha la tête, très fier : il avait su lire très tôt, mais il n’avait lu jusqu’alors que sur des écrans. « Lis-nous quelque chose dans le livre », demanda l’institutrice.

La voix émue de Pierre s’éleva lentement : « Je n’ai plus de fièvre ce matin. Ma tête est de nouveau claire et vacante, posée comme un rocher sur un verger à ton image… »

(à suivre…)

Le Dernier Lecteur (1/4)


11 Jun

L’autocar déboucha sur l’immense parking avec un feulement doux et se gara lentement le long du bâtiment dont les larges parois vitrées ne laissaient rien voir de l’intérieur. Dans le véhicule, les enfants à présent très impatients chantaient à tue-tête une comptine apprise dans la semaine, et Pierre chantait comme eux.

Pierre aimait beaucoup les voyages scolaires. L’année dernière, il avait particulièrement apprécié cette journée passée avec ses petits amis dans la Fermomusée où ils avaient pu voir les animaux de la ferme à présent presque tous disparus dans la vraie Nature.

A l’avant de l’autocar, l’institutrice frappa dans ses mains et le silence se fit immédiatement. « Bien, les enfants, je vous rappelle que nous allons visiter aujourd’hui une ???… » « Bibliomuséethèque » cria en choeur toute la petite classe. L’institutrice sourit . « Parfait. Les consignes sont de ne pas faire de bruit, de ne pas courir partout et surtout, de ne toucher à rien. Les livres que nous allons voir sont très fragiles ! »

Pierre hocha la tête. Il ne savait pas bien ce qu’était un livre, il n’en avait jamais vu, mais il savait, son arrière-grand-père lui ayant raconté, que ces choses d’un autre temps pouvaient se salir, se déchirer, et qu’il n’y en avait presque plus, sauf dans des Bibliomuséethèques comme celle qu’il allait visiter. Il se dressa sur son siège : devant, les autres enfants étaient en train de sortir de l’autocar, et il n’aurait voulu rater la visite pour rien au monde.

(à suivre…)

LibraryThing : quelques chiffres


10 Jun

A la demande générale de nicomo :

  • Au 06 juin 2008, nous avons chargé sur LibraryThing les références de 227,706 ISBNs, présents pour 45309 d’entre eux dans les bases de LibraryThing, ce qui nous donne un taux de recouvrement de 20%
  • Pour les usages, sur la période du 11 avril au 05 juin 2006, et en soulignant que les chiffres ci-dessous concernent un minuscule échantillon de 5000 notices seulement durant la période test, ce qui explique à mon avis le fait qu’ils soient assez modestes – les chiffres n’auront de sens qu’à vitesse de croisière, je veux dire, pas en fin d’année universitaire… nous avons :

Pages served 14278

Coverage

Recommendations 806 (5.65%)
Other editions 124 (0.87%)
Tags 2476 (17.34%)

Feature use

Tags clicked 469
Tags per popup 1.46
Recommendations browse 74 (9.18%)
Editions browse 14 (11.29%)
Tag browse 165 (6.66%)

Face Ecran

Le 'nouveau' blog du taiseux bavard

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes